Paniquée, Parisot fait fouiller les ordinateurs du Medef!
Jeudi 14 Janvier 2010 à 05:01 | Lu 22131 fois I 37 commentaire(s)
Emmanuel Lévy - Marianne
De plus en plus critiquée en interne et à l'Elysée, Laurence Parisot, présidente du Medef, a dû subir la démission du directeur général de l'organisation patronale. Elle a fait perquisitionner les ordinateurs de ses permanents pour identifier ceux qui avaient reçu un petit mot d'au revoir du démissionnaire.
« La vie est précaire, l’amour est précaire, pourquoi le travail ne serait pas précaire ? » Laurence Parisot, la patronne du Medef aurait-elle oublié sa formule résumant sa vision libérale « très nature » des relations de travail, dès lors que c’est elle que l’on quitte ? Sans doute, au regard de la violence de sa réaction face à la démission spontanée de Jean-Charles Simon, son directeur général.
Sa gestion catastrophique de la défection de cet apparatchik, apprécié du milieu patronal et gouvernemental, est la goutte qui a fait déborder le vase des aigreurs accumulées vis-à-vis de Laurence Parisot de la patronne du MEDEF. Car les déboires se succèdent à 5 mois des élections au Medef qui la verra candidate à sa propre succession.
Sa gestion catastrophique de la défection de cet apparatchik, apprécié du milieu patronal et gouvernemental, est la goutte qui a fait déborder le vase des aigreurs accumulées vis-à-vis de Laurence Parisot de la patronne du MEDEF. Car les déboires se succèdent à 5 mois des élections au Medef qui la verra candidate à sa propre succession.
Après l’Ania, la fédération de l’agroalimentaire qui a claqué la porte du Medef, les critiques pleuvent. Tant du côté des organisations syndicales -« On parle de la faiblesse des syndicats, mais je constate surtout celle du patronat »- assenait récemment François Chéreque (CFDT), que du milieu patronal.
« S’il y avait un dixième du talent du l‘état major de la CGT au Medef, les choses iraient mieux » dénonçait ainsi Alain Minc. Idem à l’Elysée, qui a sans doute inspiré le président d'AMC Conseil. Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, a peu goûté la désinvolture du Medef sur la représentation syndicale dans les TPE. Repoussant la réunion de conclusion de ce dossier, Laurence Parisot a annoncé son absence seulement trois jours avant la date finalement fixée.
« S’il y avait un dixième du talent du l‘état major de la CGT au Medef, les choses iraient mieux » dénonçait ainsi Alain Minc. Idem à l’Elysée, qui a sans doute inspiré le président d'AMC Conseil. Raymond Soubie, le conseiller social de Nicolas Sarkozy, a peu goûté la désinvolture du Medef sur la représentation syndicale dans les TPE. Repoussant la réunion de conclusion de ce dossier, Laurence Parisot a annoncé son absence seulement trois jours avant la date finalement fixée.
Réélection difficile ?
Résultat, alors que les soutiens se font cruellement rares pour Laurence Parisot, ceux, par nature plus discrets affluent auprès de Jean-Charles Simon. Ministres, grands patrons et même nombre de représentants du comité exécutif du Medef se seraient manifestés, jusqu’au sein même de l’organisation.
Selon certains cadres du mouvement, Laurence Parisot a même diligenté une perquisition des ordinateurs de ses personnels pour identifier ceux qui avaient reçu le petit message d’au revoir de son ex-directeur général. Le MEDEF a démenti catégoriquement l'information, que nous avons pu vérifier par nous-même.
Voilà qui change la donne pour le prochain scrutin. Laurence Parisot avait pourtant modifié les statuts pour faciliter sa réélection. Pour un second mandat, la barre des deux tiers des votes était nécessaire, elle l’a ramenée en toute discrétion à 50 %.
Pour l’heure, seul un obscur candidat, Thibault Lanxade, a manifesté son intention de se présenter. Mais les déboires de la patronne des patrons ne vont pas manquer d'inciter certains à y penser en se rasant. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de l’Unedic, pourrait être tenté. On (re)parle également de Denis Kessler, l’actuel président de la Scor, et ex-numéro deux du Medef sous le baron Ernest-Antoine Seillière. Le pire n'est jamais sûr, mais au Medef il est probable....
Article mis à jour à 12h25
Selon certains cadres du mouvement, Laurence Parisot a même diligenté une perquisition des ordinateurs de ses personnels pour identifier ceux qui avaient reçu le petit message d’au revoir de son ex-directeur général. Le MEDEF a démenti catégoriquement l'information, que nous avons pu vérifier par nous-même.
Voilà qui change la donne pour le prochain scrutin. Laurence Parisot avait pourtant modifié les statuts pour faciliter sa réélection. Pour un second mandat, la barre des deux tiers des votes était nécessaire, elle l’a ramenée en toute discrétion à 50 %.
Pour l’heure, seul un obscur candidat, Thibault Lanxade, a manifesté son intention de se présenter. Mais les déboires de la patronne des patrons ne vont pas manquer d'inciter certains à y penser en se rasant. Geoffroy Roux de Bézieux, le patron de l’Unedic, pourrait être tenté. On (re)parle également de Denis Kessler, l’actuel président de la Scor, et ex-numéro deux du Medef sous le baron Ernest-Antoine Seillière. Le pire n'est jamais sûr, mais au Medef il est probable....
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