Marianne2

PS: Ils veulent reconstruire la «maison commune de la Gauche»!

Gerald Andrieu | Mardi 9 Juin 2009 à 17:10 | Lu 6446 fois

Après la défaite de dimanche, c'est l'heure de «régler ses comptes» au PS... Nous avons suivi en direct le Conseil national du Parti socialiste, qui se tenait à huis clos, pour vous faire partager toutes les interventions et petites phrases lâchées dans les couloirs. Oreilles sensibles s'abstenir !!!



(photo : Pierre Morel pour Marianne)
(photo : Pierre Morel pour Marianne)
20h30 : Fin du direct. Retrouvez l'analyse du Conseil national du PS dans quelques heures avec des interviews exclusives !!! 

20h25 : Montebourg quitte la tranchée. D'autres le suivent et ça sent la fin...

20h20 : Valls se réjouit de la nomination de Ségolène Royal au poste de Vice-présidente de l'Internationale socialiste : « Voilà ce que les Français attendaient, voilà une nouvelle qui chamboulera ceux qui ne regarderont pas la "Nouvelle star" ce soir. » Manuel Valls a toujours le mot pour rire...

20h10 : Les journalistes font toujours le pied de grue, Manuel Valls vient les distraire un petit peu.

20h00 : Apparemment, ça se bouscule à la tribune, les conseillers nationaux sont encore nombreux à vouloir parler. La thérapie de groupe au PS, ça se passe en nocturne !!!

19h50 : Valls et « l'échec de l'antisarkozysme »... Un message subliminal à qui voudra bien l'entendre ?

19h45 : Manuel Valls reprend son vieux cheval de bataille. « La demande d'ordre en période de crise et l'échec de l'antisarkozysme. » 

19h40 : Un proche de Martine Aubry vient expliquer le nouveau système de gouvernance voulu par la première secrétaire. Le Secrétariat national continuera à se rassembler. Mais un secrétariat national resserré, composé de 15 membres, se réunira plus régulièrement. Les personnalités du parti, les « grands-parents », seront, elles aussi, consultées régulièrement et tenues informées de la vie du Parti. 

19h30 : Il se passe pas grand chose du côté de l'Hôtel Marriott. Ca rame dans les débats...

19h20 : Certains cadres au PS s'éclipsent... L'ennui gagne les rangs de la salle. Benoît Hamon ne semble pas  soulever les foules. 

19h15 : Hamon prend la parole. Il critique durement la social-démocratie et reprend à son compte l'expression utilisée quelques minutes pus tôt par Martine Aubry de « maison commune de la gauche ».

19h05 : Pas d'alliance avec le centre martèle Harlem Désir à la tribune. Les scores des verts (16%) et du Front de gauche (6%) seraient-ils en train de porter leurs fruits ?

19h01 : C'est l'heure des murmures aux journalistes. Dans le rôle des souffleurs, Najet Belkacem et François Rebsamen. Le second explique qu'il faut « apprendre à travailler ensemble et à se respecter ». C'est beau ! Il poursuit immédiatement en disant « regretter que Martine Aubry n'ait pas avancé de calendrier ». A l'intérieur, Harlem Désir dit refuser l'alliance avec le centre.

19h00 : nombreux sont les dirigeants qui s'accordent une pause cigarette... On commence à discuter ferme des quelques échanges houleux.

18h53 : Selon Vincent Peillon, « il faut revoir la question des alliances en vue des régionales. » Il oppose une fin de non recevoir à un accord aujourd'hui avec Martine Aubry. Il reporte sa décision d'un éventuel accord à un Conseil national ultérieur.

18h51 : Malek Boutih fait toujours le trottoir en quête de journalistes... Ce qui se passe à l'intérieur ne l'intéresse manifestement pas.... 

18h50 : Vincent Peillon, toujours à la tribune, rappelle qu'il « a été exclu de la direction et qu'un accord ne peut se trouver que sur un nouveau texte... » Qui dit nouveau texte dit congrès ?

18h46 : Malek Boutih déclare : « On attendait plus de propositions fortes. (...) Il y a une logique de bunkerisation de la direction actuelle... »

18h45 :
Mais c'est dehors qu'on fait monter la sauce... Malek Boutih, encore lui, tient une conférence de presse improvisée...

18h43 : Vincent Peillon monte à la tribune dans une ambiance morose... Selon lui, le PS serait une victime des autres partis de gauche qui se sont beaucoup attaqués à l'institution socialiste !

18h37 : La première secrétaire continue à lancer des pistes à l'assemblée. Elle évoque la tenue de « conventions thématiques » d'ici la fin de l'année. Et tout le monde est le bienvenu ! Ouf. Et Delanoë qui s'inquiétait d'être mis à l'écart en arrivant... 

18h33 : Une « nouvelle gouvernance » dans les jours qui viennent va être annoncée. Impossible pour le moment d'avoir plus de précisions. Les jeux sont ouverts. 

18h25 : Martine Aubry dénonce les « coups bas » en interne. Ah bon ? Des coups bas en interne ?

18h19 : Aubry propose à Ségolène Royal le poste de Vice-présidente de l'Internationale socialiste. L'assemblée reste de marbre.  

18h17 : Le conseil national fait salle comble au lendemain de la défaite. Point besoin de faire des rappels pour faire venir tous les militants socialistes... 

18h15 : Martine Aubry appelle à créer « une maison commune de la gauche ».

18h12 : Rappelons que les sociaux-démocrates ont perdu près de 40 députés sur l'ensemble du continent européen. Finalement, les socialistes européens sont au moins unis dans la défaite !

18h07 : Comme un symbole, la première secrétaire du PS avoue  : « La social-démocratie a perdu ses valeurs » 

18h05 : Aubry déclare « Nos pratiques internes sont totalement a revoir. (...) Le parti est devenu inaudible. (...) Il y a urgence à refonder la gauche. »

18h00 : Rappelons que Moscovici avait déclaré sur Europe1 hier, avoir été contacté par Aubry pour réfléchir à « la rénovation intellectuelle du PS ». Moscovici, chef des sages ?

17h56 : d'autres proposent un deuxième Conseil national d'ici quelques jours. Refus catégorique d'Aubry.

17h54 : la première secrétaire du PS propose une sorte de « conseil des sages » mais avec un nom différent. Rénovation quand tu nous tiens !

17h52 : Martine Aubry prend la parole.

17h49 : Renseignements pris, Rebsamen a été directeur de campagne pour le « Oui » au référendum constitutionnel de 2005, avec le succès qu'on connaît...

17h40 : En fait, Cambadélis a dit : « C'est dur de perdre quand on est directeur de campagne, et Rebsamen sait de quoi je parle ! ». 

17h38 : C'est parti ! Première salve de Cambadélis vers Rebsamen. Ca passe mal. Des huées résonnent dans la salle...

17h35 : Le conseil national n'a toujours pas commencé. Ca jazz fort avant la foire d'empoigne !

17h30 : Martine Aubry arrive tout sourire. Ca tourne à l'émeute chez les journalistes... Pas de bol ! Martine ne fait aucune déclaration. 

17h27 : Du côté de chez Delanoë . C'est le bordel ! Delanoë aurait dit qu'il pourrait faire les frais d'un remaniement...

17h27 : Une décision qui passe mal dans sa motion selon les bruits de couloir. 

17h25 : Benoit Hamon arrive avec Henri Emmanuelli et Razzy Hammadi. Une conférence de presse s'organise... « Ce n'est pas avec une révolution de palais qu'on y arrivera... ». Hamon souhaite conserver son poste de porte-parole malgré la déconvenue des européennes (il n'est pas élu). Pressé par les journalistes, il finit par avouer qu'il entend « démontrer que c'est possible de cumuler son poste de porte-parole avec un emploi dans le secteur privé

17h20 : Moscovici arrive. Il veut participer à « un PS qui a du sens ». Ouf ! La reconstruction est en marche !!!

17h15 : Malek Boutih, dont l'inspiration ne manque pas : « Il vaut mieux changer de premier secrétaire tous les six mois que de perdre les élections tous les six mois ». Il n'aura pas fait le déplacement pour rien !

17h10 : Manuel Valls, visiblement « optimiste » : « Si le parti ne se dépasse pas, nous risquons le pire ! ». Selon lui, « le PS doit s'interroger sur son orientation et sur le mode de désignation du premier secrétaire. »

17h05 : Bertrand Delanoë évoque un « travail collectif ». Il a bavardé avec Martine Aubry. « Il faut l'épauler ! »

17h00 : Tous les ténors socialistes arrivent à l'Hôtel Marriott dans le 14ème arrondissement de Paris où doit se tenir, à huis clos, le Conseil national du parti.



Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Mardi 9 Février 2010 - 05:01 Faites Zemmour, pas l'avortement!

Mardi 9 Février 2010 - 05:01 Sondages de l'Elysée: suite et fin ?









© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72