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Opposition: Bayrou veut le dialogue, France 2 la baston

Gérald Andrieu - Marianne | Mardi 8 Septembre 2009 à 13:01 | Lu 9328 fois

Sur France Inter, ce matin, François Bayrou a redit son envie de voir dialoguer tous les partis d’opposition. Sauf que la veille, l'émission de télévision rassemblant plusieurs de leurs dirigeants a tourné à la cacophonie.



François Bayrou à La Grande-Motte (photo: SL)
François Bayrou à La Grande-Motte (photo: SL)
Pour François Bayrou, l’union de l’opposition avant d’être un combat est un dialogue. Ce matin, face à Nicolas Demorand, le dirigeant du Mouvement démocrate a réitéré son appel lancé à La Grande-Motte, d’installer « un parlement de l'alternance », « un Parlement, en petit, où chacun serait représenté » : les formations politiques d’opposition comme les représentants de la société civile. Le but ? Faire dialoguer tous ceux qui se refusent à voir Nicolas Sarkozy pendant dix longues années aux commandes du pays. Ce dialogue, a-t-il expliqué au micro de France Inter, devra se faire « devant tous les Français » et surtout pas, comme c’est le cas habituellement, derrière des « portes closes ». Daniel Cohn-Bendit, Vincent Peillon, Manuel Valls et Jean-Pierre Chevènement ont déjà dit tout le bien qu'ils pensaient d'un tel dialogue.

Sauf que la veille, il y a eu un dialogue entre représentants de l’opposition qui s’est tenu « devant tous les Français ». Cette rencontre n’a pas eu lieu derrière des « portes closes » : elle s’est déroulée dans notre salon ! Car, hier soir, Yves Calvi faisait sa rentrée. Son émission Mots croisés se proposait de voir si l’« opposition » était capable d’un « big bang » ? Pour y répondre : Olivier Besancenot, Marie-George Buffet, Cécile Duflot, Jean-François Kahn et Vincent Peillon. Mais à défaut de « big-bang », les télespectateurs ont eu droit à une « big cacophonie », personne ne parvenant à s’entendre avec personne. Il faut dire que réunir cinq personnes devant des caméras n'est pas forcément le bon moyen pour obtenir de la sérénité, surtout quand deux des cinq considèrent ce dialogue comme une imposture. Bref, au final, il n’y avait que Vincent Peillon, adepte de la main tendue au MoDem depuis que son courant, L’Espoir à gauche, a reçu Marielle de Sarnez à Marseille, pour se réjouir de la qualité de l’échange !

Plus étonnant : la proposition la plus concrète d’entente entre partis d’opposition est venue d’où on ne l’attendait pas : d’Olivier Besancenot ! Le leader du NPA l’a admis en préalable : il y a des sujets sur lesquels son parti ne peut s’accorder avec les autres formations politiques mais il y a des combats, a-t-il ajouté, autour desquels tous devraient pouvoir se retrouver, comme à l’occasion du « CPE ». Et pour lui de citer notamment en exemple le changement de statut à venir de La Poste. Mais de réponses à cette proposition, il n’y en eu pas autour de la table…



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