Marianne2 2012

Obama-Sarkozy: l’envol de l’aigle et la pie voleuse

Dimanche 29 Mars 2009 à 07:00 | Lu 10368 fois I 33 commentaire(s)

par Boomerang

Réagissant à l'article de Bénédicte Charles sur les camouflets infligés par Obama inflige à Sarkozy, Boomerang se livre à une féroce comparaison des débuts de mandature des deux présidents, flirtant parfois avec l'Obamania facile.


Obama-Sarkozy: l’envol de l’aigle et la pie voleuse
Les premiers pas présidentiels d’Obama s’inscrivirent dans la trace d’Abraham Lincoln, ceux de Sarkozy le menèrent au Fouquet’s, hôtel-restaurant de luxe où l’attendait entre autres ses amis du CAC 40. Les premiers jours de la présidence US furent marqués par le travail, ceux de Sarkozy par une villégiature de quelques jours à Malte sur le yacht d’un de ses amis milliardaire. La première mesure emblématique du chef de la maison blanche fut la fermeture du centre de rétention de Guantanamo celle de Sarkozy fut le bouclier fiscal qui allège l’impôt des plus riches.

Lors de la constitution de la nouvelle administration US, Obama écartait Timothy Geithner, Tom Daschle, et Nancy Killefer en déliquescence avec des organismes fiscaux ou sociaux américain. Sarkozy avait déjà constitué une équipe de rêve avec l’entrée en particulier de Bernard Laporte et André Santini tous deux en délicatesse avec la justice. Quand Obama met un point d’honneur à la probité, Sarkozy tend le doigt.
Deux débuts de mandatures diamétralement opposés. L’une où la probité, la rigueur morale le partage au sérieux. L’autre où le farniente, le goût immodéré du grand luxe le partage au casse toi ‘pauv con’.

L’image sarkozienne détériorée par des promesses non tenues, des reniements, le clientélisme avait besoin du lifting outre-Atlantique OBAMA. La tentation était donc forte de l’utiliser comme ravalement de façade de la maison Sarkozy bien décrépie. Et le phénix Sarkozy, carbonisé, voulant renaître de ses cendres médiatiques, de se comparer à l’aigle US. Malheureusement pour le French président qui veut faire croire à la farce du clone Obama et prendre les électeurs du bon dieu pour des canards sauvages, la similitude se situe bien plus du côté de la pie voleuse et bavarde.

Faire croire à une quelconque ressemblance entre le chef de la maison blanche et Sarkozy c’est affirmer que Mireille Mathieu et Bruce Springsteen se ressemble. Toutes les talonnettes du monde ne suffiront pas à hisser Sarkozy à la cheville du président Obama et à faire croire à une quelconque similitude tant par la grandeur physique que par la grandeur éthique et morale.








LES PLUS de Marianne
  • Revue Web personnalisée
  • Les Unes de Marianne2
  • Le MAG en PDF 24h avant !

Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr


Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez