Mélenchon et les médias : je t'aime ! Moi non plus !
Samedi 27 Août 2011 à 17:50 | Lu 20395 fois I -2 commentaire(s)
Chloé Demoulin - Marianne
Même si tous les projecteurs sont braqués sur les socialistes à La Rochelle, Jean-Luc Mélenchon est tout de même suivi à Grenoble par une petite troupe de journalistes. Le candidat du Front de Gauche - connu pour son tempérament de feu - serait-il réconcilié avec les médias ? Pas sûr…
(Photo Marianne2)
De retour à Grenoble malgré un passage remarqué - mais éprouvant - à l’université d’été du PCF vendredi soir, Jean-Luc Mélenchon paraît toujours aussi amène. Vers midi, on le retrouve assis gentiment devant l’Université Stendhal où a lieu le « Remue-méninge à gauche», son rendez-vous estival à lui. Deux jeunes journalistes l’entourent pour une interview bien tranquille. Mais déjà, la cameraman et le perchiste du Petit Journal – tant redouté – approchent. « Vous, vous êtes les bienvenus !», leur lance l’ancien sénateur pourtant connu pour ses faits d’armes contre les journalistes. Aurait-t-il changé son fusil d’épaule en perspective de la présidentielle de 2012 ?
C’est en tout cas ce que ressentent les militants. « Jean-Luc réussit à prendre sur lui, veut croire l’un d’entre eux, on a pas le même Mélenchon depuis qu’il est candidat.» C’est aussi ce que suggérait vendredi après-midi, Denis Sieffert - directeur du journal Politis – dans un atelier au nom révélateur : « Faut-il faire la guerre aux journalistes ?» « Il ne faut pas que le Parti de gauche deviennent un parti anti-média », prévient-il en faisant la distinction entre un David Pujadas - prétendument neutre – dont il faut se méfier et un étudiant en journalisme de Science Po assez inoffensif – du moins, pour l’instant. Références directes aux deux altercations les plus médiatisées de Mélenchon avec la profession.
Absent lors de cet atelier fort instructif, Jean-Luc Mélenchon n’aura surement pas retenu la leçon. Samedi après-midi, alors qu’il est annoncé à 14h30 à l’atelier de Leila Chaibi, secrétaire national du PG à la Précarité, il se fait attendre. Rien de plus normal… C’est lui la star. Et quand il s’immisce à pas feutrés dans l’atelier voisin sur le FN – enjambant même hardiment un banc en bois pour s’asseoir parmi l'assistance – les demandes d’interview ne se font pas attendre. Une poignée de secondes plus tard, il sort dans le couloir pour donner une interview à la journaliste de Dimanche+ qui l'y a gentiment invité. Mais assez rapidement le ton monte. « Il n’y a pas de "oui mais" ! Vous ne savez rien», s’emporte Mélenchon quand elle évoque un futur accord entre lui et le candidat désigné par le PS à la veille du second tour de la présidentielle. « Je refuse de participer à cette « mariolade » qui consiste à choisir lequel des socialistes austères je préfère », souffle le candidat du Front de Gauche après un vif échange et avant de s’échapper là où le devoir l’appelle, tiré du coude par ses collaborateurs. Preuve que sa stratégie de communication contre le PS lui a un peu échappé. Et comme quoi, Mélenchon - qu'on se le dise - aura toujours le sang chaud... Mais est-ce vraiment un défaut ?
C’est en tout cas ce que ressentent les militants. « Jean-Luc réussit à prendre sur lui, veut croire l’un d’entre eux, on a pas le même Mélenchon depuis qu’il est candidat.» C’est aussi ce que suggérait vendredi après-midi, Denis Sieffert - directeur du journal Politis – dans un atelier au nom révélateur : « Faut-il faire la guerre aux journalistes ?» « Il ne faut pas que le Parti de gauche deviennent un parti anti-média », prévient-il en faisant la distinction entre un David Pujadas - prétendument neutre – dont il faut se méfier et un étudiant en journalisme de Science Po assez inoffensif – du moins, pour l’instant. Références directes aux deux altercations les plus médiatisées de Mélenchon avec la profession.
Absent lors de cet atelier fort instructif, Jean-Luc Mélenchon n’aura surement pas retenu la leçon. Samedi après-midi, alors qu’il est annoncé à 14h30 à l’atelier de Leila Chaibi, secrétaire national du PG à la Précarité, il se fait attendre. Rien de plus normal… C’est lui la star. Et quand il s’immisce à pas feutrés dans l’atelier voisin sur le FN – enjambant même hardiment un banc en bois pour s’asseoir parmi l'assistance – les demandes d’interview ne se font pas attendre. Une poignée de secondes plus tard, il sort dans le couloir pour donner une interview à la journaliste de Dimanche+ qui l'y a gentiment invité. Mais assez rapidement le ton monte. « Il n’y a pas de "oui mais" ! Vous ne savez rien», s’emporte Mélenchon quand elle évoque un futur accord entre lui et le candidat désigné par le PS à la veille du second tour de la présidentielle. « Je refuse de participer à cette « mariolade » qui consiste à choisir lequel des socialistes austères je préfère », souffle le candidat du Front de Gauche après un vif échange et avant de s’échapper là où le devoir l’appelle, tiré du coude par ses collaborateurs. Preuve que sa stratégie de communication contre le PS lui a un peu échappé. Et comme quoi, Mélenchon - qu'on se le dise - aura toujours le sang chaud... Mais est-ce vraiment un défaut ?
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