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Mélenchon désarme sur le Sénat et s'assure les législatives

Samedi 17 Septembre 2011 à 07:47 | Lu 17807 fois I -1 commentaire(s)

Chloé Demoulin - Marianne

En échange de circonscriptions pour les législatives, le parti de Mélenchon a finalement renoncé à présenter des listes concurrentes à celles de «l’union de gauche» aux sénatoriales. De quoi faire passer au Front de Gauche une bonne Fête de l’Huma…


C’était l’arme de dissuasion qu’avait dégainé le Parti de gauche (PG). Une arme pour le moins controversée puisqu’elle pouvait compromettre un éventuel basculement du Sénat à gauche mais surtout coûter un siège à Pierre Laurent - le chef du Parti communiste et allié pour 2012. L’enjeu était de taille : éviter à la jeune formation politique – écartée des marchandages du PS - de disparaître de l’hémicycle.

Le stratégie a finalement porté ses fruits puisque le parti a renoncé in extremis dans la journée de vendredi à présenter des listes concurrentes à celle de «l’union de la gauche» (PS-EELV-PCF) en Ile-de-France. Y compris dans le département pourtant hautement symbolique de l’Essonne (91) – fief de Jean-Luc Mélenchon.

En contrepartie, des petits – et « honorables » - arrangements entre amis ont eu lieu. « Les choses se sont débloqués cette semaine», explique Eric Coquerel, chargé des élections au PG, qui rend hommage à l’impulsion donnée au PCF par Marie-George Buffet. Résultats des négociations : le parti de Mélenchon a obtenu une dizaine de circonscriptions pour les législatives comme la 10ème du 91 (Grigny, Morsang-sur-Orge...), la 3ème de Seine-Saint-Denis (Noisy-Le-Grand...) ou encore la 3ème de l’Ardèche (Rhône-Alpes). Un «geste» qui lui assure d'ors et déjà 95 circonscriptions « gagnables » pour 2012.

Seul ombre au tableau : les Hauts-de-Seine (92). « A 18h, des socialistes ne se sont pas présentés à la préfecture pour signer », notait hier soir Eric Coquerel, chargé des élections du PG. « Qui est responsable ? La tête de liste socialiste ? Le PS du 92 ?» La question reste entière. Mais, à ce petit jeu, le poids lourd de la négociation était sans doute celui qui avait le moins à perdre. « C’est toujours une responsabilité importante. Personne le fait de gaité de cœur », regrette le conseiller régional de Paris qui signale qu'une liste concurrente - la seule sur les six annoncées - a bien été déposée dans ce département.

Pour autant, l’essentiel est là : le PG et le PCF pourront afficher sereinement l’unité de la candidature du Front de gauche ce dimanche au meeting de la fête de l’Huma.







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