Marianne2 2012

Mélenchon continue à draguer Besancenot

Lundi 5 Janvier 2009 à 18:53 | Lu 13218 fois I 175 commentaire(s)

Gérald Andrieu
Gérald Andrieu
Gérald Andrieu
Journaliste politique à Marianne chargé du suivi des partis de gauche. En savoir plus sur cet auteur

Pour que le NPA de Besancenot puisse tenir son meeting du 7 février tranquillement, le Parti de gauche a accepté d'avancer la date de son propre congrès qui devait se dérouler le même week-end. Elle est pas belle la gauche du PS ?


(capture écran)
(capture écran)

Le Parti de gauche sait jouer les courtisans. Ainsi, pour complaire au Nouveau parti anti-capitaliste de Besancenot, l’organisation politique de Jean-Luc Mélenchon est vraiment prête à tout, même à avancer d’une semaine son congrès fondateur ! Le PG a en effet décidé d’organiser ce rendez-vous en région parisienne les 30, 31 janvier et 1er février initialement prévu la semaine suivante, histoire de laisser le champ libre au NPA qui avait prévu de  tenir son propre meeting à cette date-là. Officiellement ce « changement de date » a pour objectif de ne pas offrir à l’opinion publique l’image d’une gauche du PS complètement balkanisée. C’est sans doute vrai, mais cette explication n’est pas suffisante : le PG veut aussi et surtout séduire un NPA qui peut se révéler être un formidable allié avec un Besancenot à la grandissante popularité.


Besancenot refuse le « 5 à 7 » que lui propose Mélenchon

Le hic, c’est que le NPA ne s'en laisse pas conter. Depuis le premier jour, Méluche lui tend la main. Mais systématiquement le facteur se refuse à la saisir (« Mélenchon veut faire un ancien vrai Parti socialiste. Notre objectif consiste non pas à refaire la gauche, mais à construire une autre gauche », déclarait-il en novembre dernier). Le sénateur de l’Essonne ne lui promet pourtant pas un mariage jusqu’à ce que la mort les sépare. Non, il lui propose un « front de gauche », une simple aventure (sans lendemain ?) le temps des élections européennes, une sorte de « 5 à 7 » de la gauche du PS. Mais pour Besancenot, accepter cette union, même passagère, est difficile : il a besoin de s’affirmer et avec lui d’affirmer la différence du NPA.


Danielle Simonnet, responsable du PG parisien explique d’ailleurs recevoir des signaux très « contradictoires » en provenance du NPA : « Les nouveaux qui rejoignent le NPA sont plutôt favorables à un rapprochement avec nous. Les anciens de la LCR, eux, se montrent plus réticents ». Pour cette « partisane » (étrangement, Mélenchon refuse le terme de « gauchistes » pour les membres du PG !), il faut donc « tout faire pour les convaincre ». Quitte à les « caresser dans le sens du poil »









LES PLUS de Marianne
  • Revue Web personnalisée
  • Les Unes de Marianne2
  • Le MAG en PDF 24h avant !

Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr


Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez