Mélenchon: Sur l'Europe, les idées de Duhamel sont « nulles »
Lundi 5 Octobre 2009 à 12:11 | Lu 14104 fois I 77 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Assez remonté par les résultats du référendum irlandais sur le Traité de Lisbonne, Jean-Luc Mélenchon, invité de RTL, a vivement réagi au discours oui-ouiste d'Alain Duhamel estimant, sur un ton badin, que l'éditorialiste de RTL n'avait jamais lu le Traité de Lisbonne et que ses idées sur l'Europe étaient nulles.
Invité de Jean-Michel Aphatie sur RTL, Jean-Luc Mélenchon a réservé quelques flèches acérées à Alain Duhamel. L’éditorialiste de la station venait, en effet, de discourir longuement sur le référendum irlandais, sur un ton largement « oui-ouiste ».
« C'est tellement outrancier qu'il vaut mieux en rire... On devrait en pleurer. Une addition d'affirmations finalement assez condescendantes pour le peuple irlandais qui n'est pas plus bête qu'un autre, qui a donc fini par comprendre qu'il fallait voter « oui », a-t-il dit. Tout ça, évidemment, me révolte tellement que je préfère en rire que d'en vouloir davantage à Alain Duhamel... que je lui en veux déjà pour ce qu'il vient de dire. Ce qui s'est passé en Irlande est une honte, à bien des égards totalement affligeants, [et] augmente le dégoût que nous avons de cette Europe car, voyez-vous, les Irlandais avaient voté « non ». On peut supposer que, peuple majeur et indépendant, ils savaient pourquoi ».
Jean-Michel Aphatie a bien essayé d’en placer une, demandant par exemple à Mélenchon pourquoi les Irlandais avaient voté « oui », cette fois-ci. La riposte ne s’est pas fait attendre. Et là encore, Duhamel n’a pas été épargné : « Attendez ! On a décidé qu'ils s'étaient trompés. Donc, les chefs se sont réunis, ont fait une déclaration (écoutez-moi bien) ont fait une déclaration dans laquelle ils disent eux-mêmes : ça ne change rien au texte, ça l'éclaire. Et on a revoté. Déjà le principe de revoter quand on a mal voté devrait interpeller une conscience démocratique aussi aiguisée que celle d'Alain Duhamel ».
« C'est tellement outrancier qu'il vaut mieux en rire... On devrait en pleurer. Une addition d'affirmations finalement assez condescendantes pour le peuple irlandais qui n'est pas plus bête qu'un autre, qui a donc fini par comprendre qu'il fallait voter « oui », a-t-il dit. Tout ça, évidemment, me révolte tellement que je préfère en rire que d'en vouloir davantage à Alain Duhamel... que je lui en veux déjà pour ce qu'il vient de dire. Ce qui s'est passé en Irlande est une honte, à bien des égards totalement affligeants, [et] augmente le dégoût que nous avons de cette Europe car, voyez-vous, les Irlandais avaient voté « non ». On peut supposer que, peuple majeur et indépendant, ils savaient pourquoi ».
Jean-Michel Aphatie a bien essayé d’en placer une, demandant par exemple à Mélenchon pourquoi les Irlandais avaient voté « oui », cette fois-ci. La riposte ne s’est pas fait attendre. Et là encore, Duhamel n’a pas été épargné : « Attendez ! On a décidé qu'ils s'étaient trompés. Donc, les chefs se sont réunis, ont fait une déclaration (écoutez-moi bien) ont fait une déclaration dans laquelle ils disent eux-mêmes : ça ne change rien au texte, ça l'éclaire. Et on a revoté. Déjà le principe de revoter quand on a mal voté devrait interpeller une conscience démocratique aussi aiguisée que celle d'Alain Duhamel ».
Une crise institutionnelle et économique
Duhamel en a aussi pris pour son grade sur la mise en application du Traité de Lisbonne : « Alain Duhamel a dit : "heureusement, on n'ajoute pas à la crise institutionnelle la crise économique", ce qui prouve qu'il n'a pas lu le traité de Lisbonne(…), s'est emporté le leader du Parti de Gauche. Donc, il y a une différence entre sa propagande et ma riposte. Donc, non, nous allons ajouter la crise à la crise car le Traité de Lisbonne est une stupidité archaïque qui date de l'époque où tous ces gens, flamberge au vent, étaient persuadés que la concurrence libre et non faussée sauverait l'humanité ; et précisément ce sont ces règles qui ont conduit au désastre ; et nous allons gaiement en klaxonnant dans le mur. Donc, pour moi, ça veut dire une chose : je n'attends plus rien d'une telle Europe et c'est un grand changement intellectuel pour moi qui étais un ardent fédéraliste jusque là, je pense que j'ai rêvé. Et tout ceci montre qu'il faut choisir une autre voie ; donc, on aura l'occasion peut-être d'en reparler une autre fois ».
Histoire de reprendre la main, Aphatie a tenté de conclure en affirmant que Mélenchon était venu régler ses comptes. « J'ai répondu aux questions qu'on m'a posées. Mais j'ai beaucoup d'estime intellectuelle pour Alain Duhamel qui défend ses idées. Moi je défends les miennes. Je trouve les siennes nulles. Voilà, j'ai le droit ».
Encore heureux.
Histoire de reprendre la main, Aphatie a tenté de conclure en affirmant que Mélenchon était venu régler ses comptes. « J'ai répondu aux questions qu'on m'a posées. Mais j'ai beaucoup d'estime intellectuelle pour Alain Duhamel qui défend ses idées. Moi je défends les miennes. Je trouve les siennes nulles. Voilà, j'ai le droit ».
Encore heureux.
Voir les 77 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72


Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter