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Louis Vuitton en Inde, Bernard Arnault chez Carrefour : y a plus de valeurs!Pauline Delassus | Mercredi 14 Mai 2008 à 00:23 | Lu 9127 fois
Enfin, le luxe se démocratise : Louis Vuitton, 19ème marque la plus puissante du monde, délocalise en Inde et Bernard Arnault, Pdg de LVMH, avance ses pions chez Carrefour.
Encore une semaine faste pour Bernard Arnault ! En effet, selon le classement du «FT brand ranking» des marques les mieux valorisées du monde, réalisé chaque année par Millward Brown et le Financial Times, Louis Vuitton est la marque française la plus puissante puisque le malletier du groupe LVMH arrive en 19ème position — la première place étant évidemment dévolue à Google, Apple étant 7e — loin devant L’Oréal (38e) ou Carrefour (44e). Même si la prestigieuse maison est celle qui a progressé le moins vite, avec une hausse de sa valeur de 13%, soit «seulement» 25 739 millions de dollars. Mais Bernard Arnault a une autre bonne raison de déboucher le Moët : il s’apprête à intégrer le conseil de surveillance de Carrefour, en partenariat avec le groupe de fonds d’investissement Colony Capital. Il faut dire que, la famille Halley, à la tête du grand groupe d’hypermarchés, se retirant peu à peu de la direction (Robert Halley n’est d’ailleurs plus que président d’honneur), l'occasion était trop belle.
Des indiens piqueurs de semelles pour Vuitton Un pied dans le caviar, l'autre dans le cassoulet carouf' : Bernard Arnault aime le grand écart. Ainsi, la direction de LVMH n'a pas hésité à délocaliser certaines activités de ses enseignes de luxe. Il y a peu, le groupe a ouvert en Inde, à Pondichéry, des ateliers de piquage de semelles des chaussures Louis Vuitton. La marque, qui a pourtant longtemps prôné l’exception française, bouderait-elle le prestige du made in Europe? Qu'on se rassure : le made in India sur la semelle d'une paire d'escarpins à 700 euros n'est pas pour demain. La majeure partie de la fabrication continuant à être réalisée dans la région de Venise, en Italie, les Vuitton seront toujours estampillées made in Italy. C'est qu'il faut sauver les apparences. Le groupe LVMH s'y efforce, qui tente de convaincre que cette délocalisation n'en est pas une. Si Vuitton fait piquer ses semelles en Inde, ce n'est donc pas pour réduire les coûts de fabrication de ses chaussures, mais parce qu'il est impossible de trouver suffisamment de main d'œuvre qualifiée dans ce secteur en Italie. Quant au choix de l'Inde, il est purement culturel. Ah, les mystères de l'Inde, la beauté des saris chatoyants. Le charme incomparable du Smic indien…
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