Les uns en vacances, les autres à la SantéJuan | Mercredi 24 Décembre 2008 à 09:26 | Lu 8318 fois
En ce 24 décembre, le président français se repose à Rio. Son premier ministre, quant à lui, part au soleil en Egypte. Et Jean-Charles Marchiani voit sa peine partiellement graciée. Enfin les deux «accusés de Tarnac», eux restent en prison.
Les vacances, c'est pas pour tout le monde. En déplacement au Brésil depuis le lundi 22 décembre, Nicolas Sarkozy s'est fait accompagné de son épouse Carla Bruni. Du 24 au 31 décembre, l'agenda présidentiel est... vide. Tout simplement vide.
L'exécutif bronze au soleil L'observateur sceptique s'interrogera sur le sens de cette visite coûteuse, sur les deniers de l'Etat : deux jours « officiels » puis 5 jours de repos. dirait que les vacances présidentielles avaient besoin d'un prétexte... Certes, 2009 est l'année de la France au Brésil. Nicolas Sarkozy a rencontré le président Lula, mardi 23, et annoncé la signature de quelques contrats commerciaux et d'armements connus et négociés avant même ce voyage. De sa chambre d'hôtel, Nicolas Sarkozy pouvait contempler la baie de Copacabana. il est désormais en vacances « en famille ». Avant de partir, l'épouse du Monarque avait pris la peine de refaire un peu de promotion de son album. Jeudi dernier, Carla-Bruni faisait en effet l'objet d'une émission spéciale sur M6, à 22h40. Un plateau « incroyable » avec Jean-Paul Gauthier, Laurent Voulzy et l'ineffable Laurent Boyer. Tout en hommage, sans distance critique, histoire de relancer un peu la monarchie et ... les ventes du disque de la première Dame. On y a appris de belles choses comme « je n'ai jamais vraiment voté » ou « on ne se marie pas par raison ». François Fillon prend également quelques jours de vacances, tout comme Jean-Louis Borloo. C'est donc Michèle Alliot-Marie qui garde la maison du pouvoir. « Y a-t-il un pilote dans l'avion France ? » s'interroge un hebdomadaire (voir ici;... Pendant d'autres restent à l'ombre en France La nouvelle était attendue. Nicolas Sarkozy a accordée une grâce partielle à l'ex-préfet Jean-Charles Marchiani. Le Monarque avait pourtant renoncé à toute grâce depuis son élection. Il faut croire que Marchiani avait d'autres atouts qui ont fait la différence par rapport aux autres détenus des prisons françaises surpeuplées. On se souviendra en effet que cet ancien commis de l'Etat était, comme le rappelle Benoît Hamon, « le parrain politique de Nicolas Sarkozy et son prédécesseur à la présidence du Conseil général des Hauts-de-Seine ». Homme de l'ombre, Marchiani a été cité dans de multiples affaires, depuis l'assassinat de Stefan Markovic en 1968, l'ancien garde du corps d'Alain Delon, la libération des otages français du Liban, jusqu'à l'Angolagate dont il fut l'un des 42 prévenus. Julien Coupat et sa compagne n'ont pas eu cette chance. la clémence de la justice, fusse-t-elle ordinaire, n'a pas joué en leur faveur. Ils passeront Noël à l'ombre, en prison. La cour d'appel de Paris a en effet jugé mardi que la procédure de référé-détention qui avait suspendu vendredi sa remise en liberté était « justifiée ». Cinq semaines de détention pour deux habitants de Tarnac, présumés innocents (faut-il le rappeler ?). Le schéma sarkozyen d'un complot terroriste pour saboter les lignes de la SNCF par une « cellule invisible » de l'ultra-gauche a fait feu depuis la libération de quatre accusés. Mais il faut maintenir l'illusion... Jusqu'au bout. Marchiani en liberté prochaine, Coupat en prison, Sarkozy et Fillon au soleil. Joyeux Noël !
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