Les islamistes font censurer South Park
Samedi 8 Mai 2010 à 14:01 | Lu 22336 fois I 139 commentaire(s)
Bénédicte Charles - Marianne
Les auteurs du dessin animé South Park ont été menacés de mort parce qu'ils moquaient l'impossibilité de montrer des représentations de Mahomet. Résultat : deux épisodes ont été retirés du site de la chaîne qui diffuse la série. On en moins parlé que des caricatures de Mahomet...
Le 4 juillet 2001, soit quelques semaines avant les attentats du 11 septembre, la chaîne de télé américaine Comedy central diffusait l’épisode n°68 de la série animée South park, intitulé « Super best friends ». On pouvait y voir Bouddha, Moïse, Krishna, Lao Tseu, Jésus et Mahomet, présentés comme des super héros. Ainsi, Mahomet était : « Le prophète musulman qui a le pouvoir du feu ».
Mais ça, c’était avant le 11 septembre. Et avant l’affaire des caricatures de Mahomet. Ainsi, lorsqu’en 2006, les créateurs de South park consacrent un épisode au scandale déclenché par les caricatures danoises, Comedy central remplace les apparitions du prophète par un communiqué expliquant que la chaîne ne souhaite pas diffuser d’image représentant Mahomet. Du coup, dans l’épisode 201 de South park, diffusé le 21 avril dernier, et dans lequel les Super best friends refont leur apparition, Mahomet est remplacé par un rectangle noir estampillé « censuré » (le but des personnage de South park étant, durant cet épisode, de libérer Mahomet de ce rectangle qui l’emprisonne):
Une façon pour les auteurs de la série de dénoncer les pressions des islamistes. La chaîne Comedy central est cependant allée plus loin encore, en remplaçant toutes les allusions à Mahomet par des bips sonores. De même, le discours final de Kyle, l’un des personnages récurrents du dessin animé, qui évoque « l’intimidation et la peur » — mais ne mentionne pas Mahomet — a été entièrement bipé.
Ça n’a pas suffi à calmer les esprits : quelques jours après la diffusion du dessin animé, l’organisation radicale Révolution musulmane postait sur son site un message en forme d’avertissement expliquant que les créateurs de South park pourraient bien finir un jour comme Théo Van Gogh, le cinéaste néerlandais assassiné par un fou d’Allah en 2004.
Résultat : l’épisode 201 a été supprimé du site de Comedy central, de même que l’épisode 68.
Certes, ce n’est pas la première fois que les méthodes d’intimidation des islamistes fonctionnent. Mais l’exemple de South park est particulièrement révélateur. Tout simplement parce que, comme le rappelle Ross Douthat, un éditorialiste du New York Times, les auteurs de la série dézinguent tout, et à tout-va : « Pendant ses 14 années de diffusion, il n’est pas une icône que South Park n’ait piétiné, pas de filon de dérision (sexuelle, scatologique, blasphématoire) qu’il n’ait exploité à fond. Dans une époque moins blasée, ses créateurs auraient été les parfaits héritiers d’Oscar Wilde ou de Lenny Bruce, prenant des risques pour mettre en pièces les vaches sacrées de la culture. À notre époque, par contre, même les pires outrages de Parker et Stone passent souvent inaperçus. » Et d’ajouter : « Sauf lorsqu’il s’agit de l’islam. Là, les normes à suivre sont posées sous la menace de la violence et acceptées dans un mélange d’instinct de préservation et d’autodénigrement.
C’est à cela que ressemble la décadence : une vulgarité frénétique qui, héroïquement, traîne dans la boue ses propres valeurs et traditions pour, rapidement, faire allégeance au totalitarisme et à la force brute ».
Ça n’a pas suffi à calmer les esprits : quelques jours après la diffusion du dessin animé, l’organisation radicale Révolution musulmane postait sur son site un message en forme d’avertissement expliquant que les créateurs de South park pourraient bien finir un jour comme Théo Van Gogh, le cinéaste néerlandais assassiné par un fou d’Allah en 2004.
Résultat : l’épisode 201 a été supprimé du site de Comedy central, de même que l’épisode 68.
Certes, ce n’est pas la première fois que les méthodes d’intimidation des islamistes fonctionnent. Mais l’exemple de South park est particulièrement révélateur. Tout simplement parce que, comme le rappelle Ross Douthat, un éditorialiste du New York Times, les auteurs de la série dézinguent tout, et à tout-va : « Pendant ses 14 années de diffusion, il n’est pas une icône que South Park n’ait piétiné, pas de filon de dérision (sexuelle, scatologique, blasphématoire) qu’il n’ait exploité à fond. Dans une époque moins blasée, ses créateurs auraient été les parfaits héritiers d’Oscar Wilde ou de Lenny Bruce, prenant des risques pour mettre en pièces les vaches sacrées de la culture. À notre époque, par contre, même les pires outrages de Parker et Stone passent souvent inaperçus. » Et d’ajouter : « Sauf lorsqu’il s’agit de l’islam. Là, les normes à suivre sont posées sous la menace de la violence et acceptées dans un mélange d’instinct de préservation et d’autodénigrement.
C’est à cela que ressemble la décadence : une vulgarité frénétique qui, héroïquement, traîne dans la boue ses propres valeurs et traditions pour, rapidement, faire allégeance au totalitarisme et à la force brute ».
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