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Les Mariannautes heureux de retrouver Kahn !Marianne2 | Dimanche 25 Octobre 2009 Ã 07:01 | Lu 11937 fois
Quasi unanimes, les Mariannautes ont approuvé avec enthousiasme le billet de Jean-François Kahn contre ceux qui voulaient cesser de critiquer Frédéric Mitterrand... mais n'approuvent pas l'idée que le ministre de la Culture reste à son poste !
«Ah bon sang, que c'est bon un texte bien écrit, avec plein de morceaux de pronoms relatifs et de grosses tranches bien fines de subordonnées à l'intérieur, parsemé de ci de là , de quelques zestes de subjonctifs divers et de concordances classiques, voire de concordances classieuses....», Micka French n'est pas le seul à s'être laissé déborder par l'enthousiasme de voir un texte de Jean-François Kahn publié sur Marianne2.fr.
Le «coup de gueule» du fondateur de Marianne contre ceux qui hurlaient au lynchage de Frédéric Mitterrand pour tomber à bras-raccourcis sur Benoît Hamon semble être allé dans le sens où étaient déjà partis bien des Mariannautes, laissant derrière eux la presse parisienne qui entretient l'idée d'un consensus. Alors que, de l'avis de Pierre69 «en province et dans la population, le décalage est abyssal»... y compris avec l'hebdo Marianne ! MARIANNE : RELAIS D'UNE BIEN-PENSANCE PARISIANISTE ? «Rassuré» par le propos de Jean-François Kahn, Yves confesse que sur ce sujet lui a paru pour le moins curieuse, et encore plus curieuse de mettre Benoît Hamon et Marine Le Pen dans le même sac.» Clarab avoue même avoir ««la prise de position de Mariannejeté le numéro de Marianne de la semaine passée à la poubelle» après avoir lu l'édito qui reprenait le point de vue décrié par Kahn. An.co trouve même que Marianne «file un mauvais coton depuis quelques temps.» Pourquoi ? Car les Mariannautes ont cru retrouver dans les colonnes de notre hebdomadaires le copié-collé d'un discours «parisianiste», convenu, bien pensant, prenant la défense de Frédéric Mitterrand au nom d'une classe à laquelle appartiendraient journaux, politiques, hommes d'affaires... «En lisant l'édito du dernier Marianne , j'avais cru un instant m'être abonné au Monde», raconte Ancelle comme d'autres comparent la position de l'hebdomadaire sur ce point à celle du Nouvel Observateur, Libération et autres... Pas question de «lâcher les baskets à Frédo» !
Mais pour certains, une phrase gâche tout : «Après tout ce que vous dites de pertinent dans votre article, souligne Nastasie, comment pouvez-vous conclure par cette dernière phrase : "qu’on lâche les baskets à Frédo et qu’on laisse le ministre de la Culture poursuivre en paix son travail, en espérant que le pays n’aura qu’à s’en féliciter."».
Outre Samedi, qui pense que la technique consistant à laisser Frédéric Mitterrand en poste jusqu'à sa prochaine erreur, la majorité des internautes jugent que le départ du ministre de la Culture serait le moindre des gestes. «C'est bien un discours de politique, critique Diatala : je suis contre, mais j'accepte pour satisfaire au fait du prince et à l'élite corrompue.» Car c'est le reproche que font les Mariannautes à Jean-François Kahn que de ne pas appeler à une sanction, après avoir souligné en quoi Frédéric Mitterrand méritait les critiques qui lui étaient adressées. Cette limite entre la dénonciation et les conséquences à en tirer apparaît aux lecteurs comme la suite d'une injustice entretenue par «la bulle» : l'impunité totale des politiques, érigée en mode de fonctionnement du sarkozysme.
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