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Lellouche défend le traité de Lisbonne de Sarkozy contre les traitres anglais !

Vendredi 6 Novembre 2009 à 11:01 | Lu 8004 fois I 41 commentaire(s)

Sylvain Lapoix - Marianne

Voyant David Cameron caresser l'idée d'aménager le traité de Lisbonne pour garantir la souverainté de l'Angleterre, Pierre Lellouche a qualifié le conservateur de « pathétique ». Entré dans la phase finale de ratification, il ne faut pas toucher au traité de Lisbonne, une des fiertés du patron...


Mais pourquoi les Anglais veulent-ils faire de la peine au nouveau secrétaire d'Etat aux Affaires européennes ? Si le conservateur David Cameron a renoncé à organiser un référendum sur le traité de Lisbonne en cas de victoire de son parti aux législatives de 2010 (rejoignant ainsi Nicolas Sarkozy), ce dernier a précisé qu'il veillerait à garantir la souverainté britannique au sein de l'Union européenne, voire à « rappatrier » des pouvoirs sur les questions sociales et économiques.

« Pathétique ! s'est exclamé Pierre Lellouche. C'est très triste pour l'Angleterre, si importante en Europe, de s'en couper et de disparaître du radar. C'est une culture d'opposition ! » Et la culture d'opposition, qu'elle soit européenne ou française, Nicolas Sarkozy n'aime pas ça !

On va pas laisser les rosbifs triparouiller le traité de Lisbonne de Sarkozy !

Déjà sorti du groupe parlementaire du Parti populaire européen, les conservateurs font donc un pas de plus loin du président français, lui qui s'attribuait quasi à lui tout seule le traité de Lisbonne. Sur Europe 1, vendredi 6 novembre au matin, Lellouche se désolait qu'on gâche tout le joli travail présidentiel : « c'est une logique très très antieuropéenne, déplorait le secrétaire d'Etat. Ils nous demandent de rouvrir le traité : de grâce, 15 ans de discussion ! »

Pauvre Pierre Lellouche : lui qui aimait tant l'Angleterre (presque autant que les Etats-Unis, c'est dire), il la trouve aujourd'hui qui fait des manières avec le traité de Lisbonne du patron... Après avoir essuyé l'opposition des Irlandais, des Tchèques et Polonais, maintenant, la trahison britannique ?

Et comment rentrera-t-il dans l'histoire comme le réformateur de l'Europe endormi, Nicolas Sarkozy, si l'un des trois plus grands pays de l'Union tripatouille « son » traité de Lisbonne ? Sans compter que, vu l'opposition qu'il essuie ces derniers temps, une petite place de « président » de l'UE en 2012, si les choses se gâtent, ne serait pas un mauvais point de chute : il a tant aimé le faste de la présidence française !








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