La semaine dernière, le 20 mai précisément, soit quelques jours avant la parution du numéro de Marianne consacré à Leclerc et aux hypermarchés (n° 579), Michel-Edouard Leclerc, patron de l'enseigne du même nom, publiait sur son blog un article intitulé «Marianne et les hypermarchés: même pas la peine de lire...» L'exact résumé de l'idée que ce Zorro autoproclamé du pouvoir d'achat se fait des médias. Ils disent du bien de moi, tout va bien; ils disent du mal, circulez, il n'y a rien à discuter! Depuis dix ans, le même Leclerc boycotte - ce qui est son droit publicitairement notre journal. Qu'il conseille aujourd'hui aux lecteurs de son site Internet de nous boycotter éditorialement ne nous surprend guère.
En revanche, il est un scandale autrement plus grave que tous les lecteurs de Marianne doivent connaître. Samedi 24 mai, jour de parution du numéro de Marianne sur Leclerc, un certain M. Jean-Michel Protais, directeur du magasin Leclerc de Concarneau et ex-président d'une centrale d'achat du groupe, a demandé à ses services de retirer de son rayon presse tous les exemplaires de notre journal. Une de nos fidèles lectrices de Concarneau nous a alertés sur ce cas de censure caractérisé. Un de nos inspecteurs des ventes a vérifié.
Aussi, nous invitons tous nos lecteurs de Concarneau, du Finistère, de Bretagne et d'ailleurs à faire savoir à ce digne représentant du groupe Leclerc ce qu'Us pensent de ses méthodes. Et à en tirer tous les conclusions qui s'imposent.