Le mouvement étudiant : contre Pécresse mais surtout contre Sarkozy
Vendredi 9 Novembre 2007 à 00:01 | Lu 15920 fois I 0 commentaire(s)
Pauline Delassus
Ces deux derniers jours de nombreux étudiants se sont réunis en assemblées générales dans les universités pour débattre de la loi Pécresse. Depuis le CPE, ils n’ont jamais été si nombreux.
« Les étudiants n’ont pas voté pour Sarkozy ! » lit-on sur une affiche. A l’évocation du Président, les amphithéâtres résonnent de cris « A bas Sarko ! Sarko facho ! ». Quel rapport avec la loi Pécresse sur l’autonomie des universités ? Pour Louis, étudiant en première année d’Histoire à Tolbiac (Paris XIII ème), « la loi Pécresse est la raison de notre mouvement mais on veut aussi exprimer notre mécontentement face à Sarkozy. » Avec ce coup de gueule général contre le Gouvernement, tout y passe : l’autonomisation des universités bien sûr mais aussi la loi sur l’ADN, les sans-papiers, les mal-logés, les retraites et les acquis sociaux. Soutenu par les principaux syndicats, dont le Snesup majoritaire chez les professeurs, un mouvement de protestation se développe partout en France.
Mercredi 7 novembre, à midi, l’assemblée générale commence à Tolbiac dans une ambiance survoltée. Les orateurs se succèdent au micro : représentants de l’Unef, de Lutte Ouvrière, des Jeunesses Communistes Révolutionnaires, de Sud étudiants mais aussi beaucoup de non-syndiqués. « Nous devons répondre aux attaques du Gouvernement : bloquer permet de mobiliser, l’ébullition va déstabiliser le pouvoir », déclare à la tribune une fille de l’Unef. Partie de la critique de la réforme des universités début octobre, la contestation reprend à son compte toutes sortes de revendications : la défense des étudiants, des droits sociaux, des minorités, du service public, des marins et des cheminots. Se souciant peu des amalgames, les étudiants pointent, discutent et dénoncent les récentes mesures du Gouvernement. Une liste fourre-tout et sans nuance, manquant souvent d’objectivité et de précision.
Mercredi 7 novembre, à midi, l’assemblée générale commence à Tolbiac dans une ambiance survoltée. Les orateurs se succèdent au micro : représentants de l’Unef, de Lutte Ouvrière, des Jeunesses Communistes Révolutionnaires, de Sud étudiants mais aussi beaucoup de non-syndiqués. « Nous devons répondre aux attaques du Gouvernement : bloquer permet de mobiliser, l’ébullition va déstabiliser le pouvoir », déclare à la tribune une fille de l’Unef. Partie de la critique de la réforme des universités début octobre, la contestation reprend à son compte toutes sortes de revendications : la défense des étudiants, des droits sociaux, des minorités, du service public, des marins et des cheminots. Se souciant peu des amalgames, les étudiants pointent, discutent et dénoncent les récentes mesures du Gouvernement. Une liste fourre-tout et sans nuance, manquant souvent d’objectivité et de précision.
Pour la première fois, les gauchistes et les pro-grèves ne sont pourtant pas les seuls à se faire entendre dans les AG. Les « anti-blocage » prennent la parole et sont chaudement applaudis par ceux qui veulent reprendre les cours. Jeudi, à Nanterre Paris X, 615 étudiants ont voté pour le blocage, 199 contre. «Je suis contre le blocage et pour la loi Pécresse » expliquait un étudiant en Sciences politiques, « Sarkozy a été élu pour faire ces réformes. Le système actuel ne motive pas les étudiants. Si l’inscription à la fac augmente, tant mieux, les étudiants seront plus motivés, il y aura moins d’échec. Avec un système de prêts comme aux Etats-Unis l’autonomisation peut fonctionner. »
À Tolbiac, à l’heure du vote, l’amphi déborde, le hall est occupé par une centaine de nouveaux arrivants et les vigiles ont abandonné leurs contrôles. Le vote demande l’abrogation de la loi LRU, la grève générale, l’arrêt des exclusions des sans-papiers, la défense du service public, 37,5 annuités de cotisations pour tous et l’augmentation des aides sociales. Rien que ça… Debout sur les chaises, à mains levées, la grève, le blocage et l’occupation du site sont votés. Une grande partie des étudiants est pourtant contre le blocage, refusant de sacrifier leurs cours pour aller tenir les piquets de grève. « C’est tous les ans pareil, explique une étudiante contre le blocage, les syndicats et les gauchistes de la fac tiennent le mouvement sans se soucier de ceux qui veulent aller en cours. En général, les votes ne sont pas démocratiques. »
Cette fois-ci les mains levées pour la grève sont indiscutablement majoritaires. « Depuis l’élection de Sarkozy, les étudiants veulent se mobiliser. La loi Pécresse est le point de départ de la contestation mais c’est un sentiment d’angoisse face à l’ensemble de la politique du Gouvernement qui nous motive », commente un représentant des JCR. Blocages, manifestations et débats au programme en attendant les assemblées de la semaine prochaine. Et la jonction possible avec les grèves dans les transports.
À Tolbiac, à l’heure du vote, l’amphi déborde, le hall est occupé par une centaine de nouveaux arrivants et les vigiles ont abandonné leurs contrôles. Le vote demande l’abrogation de la loi LRU, la grève générale, l’arrêt des exclusions des sans-papiers, la défense du service public, 37,5 annuités de cotisations pour tous et l’augmentation des aides sociales. Rien que ça… Debout sur les chaises, à mains levées, la grève, le blocage et l’occupation du site sont votés. Une grande partie des étudiants est pourtant contre le blocage, refusant de sacrifier leurs cours pour aller tenir les piquets de grève. « C’est tous les ans pareil, explique une étudiante contre le blocage, les syndicats et les gauchistes de la fac tiennent le mouvement sans se soucier de ceux qui veulent aller en cours. En général, les votes ne sont pas démocratiques. »
Cette fois-ci les mains levées pour la grève sont indiscutablement majoritaires. « Depuis l’élection de Sarkozy, les étudiants veulent se mobiliser. La loi Pécresse est le point de départ de la contestation mais c’est un sentiment d’angoisse face à l’ensemble de la politique du Gouvernement qui nous motive », commente un représentant des JCR. Blocages, manifestations et débats au programme en attendant les assemblées de la semaine prochaine. Et la jonction possible avec les grèves dans les transports.
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