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Marianne2

Le livre noir du licenciement

Roman Bernard | Samedi 11 Octobre 2008 à 07:00 | Lu 11822 fois

Didier Schneider, conseiller du salarié, raconte dans son livre 100 licenciements les rapports violents et pleins d'incompréhension entre les salariés et leurs patrons.



Le livre noir du licenciement
Décrire dans le détail une centaine d’entretiens préalables au licenciement : c’est la mission que s’est assignée dans son livre Didier Schneider, employé dans un bureau d’études à Boulogne-Billancourt, et depuis 2002 conseiller du salarié, une fonction instituée en 1989 à la suite de la suppression de l’autorisation administrative de licenciement par le gouvernement Chirac, en 1986.

Le conseiller du salarié assiste les salariés victime d’une procédure de licenciement dans les entreprises où il n’y a personne pour les défendre. Dans la plupart des cas pourtant, il n’y a plus grand-chose à faire : selon Didier Schneider, la décision de licencier est déjà prise par l’employeur bien avant que le salarié n’en soit informé. Le rôle du conseiller du salarié consiste alors à aménager les conditions du départ, pour qu’elles soient les plus avantageuses possible pour le salarié
Mais, même si tout semble joué à l’avance, l’entretien préalable au licenciement est souvent l’occasion de faire ressurgir toute la violence du monde du travail. C’est ce qui apparaît dans certains des 100 licenciements relatés par Didier Schneider.

Une violence insidieuse
La violence est souvent insidieuse d’ailleurs : un employeur qui programme l’entretien à sept heures du matin sans s’y rendre, une entreprise qui fait se déplacer son salarié de Marseille à la maison-mère, à Paris, et fait défaut deux fois de suite.

Elle peut être outrancière aussi : des insultes, des insinuations sur la propreté du salarié… Si beaucoup des cent salariés décrits par Didier Schneider tiennent le coup, certains souhaitant même leur licenciement, d’autres craquent, s’effondrent en sanglots lors de l’entretien.

De conseiller en droit social, le conseiller du salarié devient alors un soutien psychologique. Dès ses premiers entretiens, Didier Schneider est sidéré par le « manque de communication » qui règne dans les petites entreprises, et qui est souvent pour lui la cause des licenciements qu’il décrit. Il relate ainsi le cas d’un employeur qui, situé dans un bureau à côté de celui de son employé, passe par l’intermédiaire d’un chef de service pour lui exprimer ses griefs.

La décision d’écrire ce livre lui est donc venue en 2005, alors qu’il venait de passer le cap des cent entretiens auxquels il avait assisté. En trois mois, il a réuni ses volumineuses notes, et, en autant de chapitres, a fait ainsi de son livre un journal de son activité de conseiller du salarié qui, bien que correspondant à une mission de service public instituée par la loi, n’est pas rémunérée : tout au plus lui donne-t-elle droit de s’absenter quinze heures par mois de son entreprise. Problème : bien qu’il soit précurseur dans l’écriture d’un tel ouvrage, Didier Schneider ne trouve aucun éditeur intéressé.

En 2008, il décide donc de créer sa propre maison d’édition, les Éditions Négatif, pour pouvoir publier son ouvrage. Et utilise toutes les ressources institutionnelles pour en assurer la promotion, notamment auprès des syndicats. Depuis la parution de son livre l’été dernier, il n’a vendu qu’une vingtaine d’exemplaires.


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24.Posté par calamity jane le 14/10/2008 15:48

Eh oui !
si peu de commentaires pour un sujet qui devrait mobiliser toutes
les énergies ...
Contentons nous de constater !
J'ai aperçu 351 commentaires pour l'islamisation des prisons !
Ca ne m'iinspire pas confiance du tout. Mais cela doit être à cause
de mes recherches de ce matin sur "les visionnaires" !

23.Posté par JL le 14/10/2008 12:38

Intéressant article qui démontre, au même titre que ce bouquin probablement, à quel point sur le terrain le rapport de force patronat-salariat est inégal.
Vu le sujet traité et donc au moins sur le fond, son livre aurait probablement mérité d'être édité.
http://livernette.numeriblog.fr

22.Posté par ausseur robert le 13/10/2008 09:15

Par rapport au travail le dimanche : Est-ce que ces bidons infâmes qui veulent l'ouverture de magasins le dimanche ont la mondre idée de ce que vont en faire les patrons si bidons , eux-mêmes !
Les patrons , vont , avec cette généralisation du travail le dimanche , vouloir rentabiliser leurs machines....................... !
Comme les salariés , avec des syndicats fluidifiés , comme ceux que nous avons , ne bénéficieront d'aucune protection ! ...

21.Posté par etienne le 12/10/2008 21:32

licencié apres 26 ans de service.
licencié le jour de l enterrement de ma mere, dont le patron connaissait la date.
mise en biere le matin, a midi recommandé de ma boite et apres midi inhumation.
Merci patron.
Sauf que ce patron a perdu son pere et sa femme dans la meme semaine, et j'ai meme pas compatit.
salaud d'ouvrier !!!!!!!

20.Posté par ausseur robert le 12/10/2008 19:49

Utilisation aux heures de pointes , aux heure d'affluance de transports par les retraités !
Fréquentation des magasins par les retraités aux heures d'affluance !
Et ils voudraient des magasins ouvert le dimanche !
Pas tous , mais celles et ceux qui font çà ! N'ont aucun respect de l'autre ! = ? ? ? Même pas d'elles et eux -même
Ou se niche donc : Liberté , Egalité , Fraternité , à la base citoyenne ? ? ? PAS ETONNANT QUE LES FESEURS , FESEUSES...

19.Posté par ausseur robert le 12/10/2008 19:34

Bien d'accord avec Georges GLISE ? ET CHAPEAU A MARIANNE !
Je suis trés surpris de l'indifférence que cet article suscite ?
Serait-ce la raison du score du locataire de l'élysée , s'entourant , pour "réguler" le droit du travail de ces immondes épouventables !
C'est peut-être des retraités , sûrtout , qui s'en battent l'oeuil !
C'est comme pour l'utilisation des transports en communs , aux heures ou des salariés aimeraient être transporté , da...

18.Posté par Defrance le 12/10/2008 19:22

Dans mon cas j'ai reçu ma lettre de licenciement pour faute grave en rentrant chez moi après une opération Chirurgicale programmée depuis deux mois ! c'était le 4 décembre et l'entretien préalable fixée au 24 décembre , veille de Noël !!!! Cette Bande de SALOPARDS m'ont confirmé le licenciement le 24 Janvier , Je me suis battu pratiquement seul pendant 5 ans pour gagner en appel ! Rassurez vous, je n'ai pas mis un centime en bourse .
Dans mon ...
http://antifricocratie.canalblog.com/

17.Posté par jo le 12/10/2008 18:06

comment se procurer le livre ? à la fin de l'article, il y a un lien : http://editions.negatif.online.fr/


16.Posté par fande le 12/10/2008 14:50

comment se procurer le livre ? et pouvoir joindre son auteur !

nous même chez Commstreet- édition avons mis en ligne notre site psycho-travail.com, fiches-conseils sur les relations dans le milieu du travail et le problème de la communication.

MERCI DE NOUS REPONDRE
CORDIALEMENT
http://www.psycho-travail.com

15.Posté par p.v. le 12/10/2008 07:46

dans la societe ou je travaille (dans la ville de xavier bertrand)
les lettres recommandé sont envoyé le vendredi pour une rdv le lundi une semaine + tard donc 2 week end et 1 semaine a stresser et le motif n'est bien sur pas indiqué !!

pareil mon chef est dans le bureau d'a coté en cas de probleme
il envoie des mails.
quand c'est pour raconter ses repas familiaux ou comment il a etait formidable chez un client la il ce deplace

des chefs on vo...

14.Posté par jack52 le 11/10/2008 22:56

Bonjour, je ne peux m'empêcher de réagir.... en tant qu'ancien conseiller du salarié.
Dire par exemple que dès lors qu'il y a entretien il y aurait licenciement dans l'air je ne suis pas tout a fait d'accord.
Ce climat on le ressent dès les premières paroles et si le salarié convoqué a l'entretien explique bien avant l'entretien au conseiller de quoi il en retourne, il y a à faire et pour ma part, et sans vouloir dire que je suis le plus beau ...

13.Posté par Nexuses le 11/10/2008 22:34

je vis et travaille aujourd'hui dans un pays anglo-saxon. et dans ma boîte je contaste tous les jours que l'absence de syndicats, de CHSCT, de CE manquent cruellement. et pas seulement pour les licenciements. mais aussi et surtout pour la vie de tous les jours dans une boîte.

globalement je ne dirais pas que les conditions de travail sont deplorables. ce sont des petits details, mais accumulés deviennent incroyable.

j'ai travaillé en France j'...
http://www.nexus-et-jonction.com/

12.Posté par cadiélène le 11/10/2008 21:20

lundi j'envoie le bon de commande,
et je fais connaître ce livre autour de moi.

Il est urgent que tous ceux qui subissent humiliation, harcèlement et autres déstabilisation, sachent qu'ils ne sont pas tous seuls.

Trop de dépression, de suicides qui sont hors de proportion avec les évènement qui leur tombent dessus.

Cette vampirisation généralisée est une honte de plus pour notre nation.

J'attire votre attention sur le fait que depuis 2005 les ...

11.Posté par Méli le 11/10/2008 20:47

Didier Schneider est sidéré par le « manque de communication »

Je crois que le problème est tout d'abord le manque de communication et de solidarité entre employés au sein d'une entreprise et ceci quelle que soit la taille de l'entreprise.
De plus, les employés et conseillers du salarié oublient que ces problèmes ne sont pas uniquement nationaux et qu'il y a un recours au niveau européen, selon les cas auprès de la Cour Européenne de Justice no...

10.Posté par CC2 le 11/10/2008 19:44

"le licenciement fait peur"......
la peur n'a jamais évitée le danger.................faire l'autruche ne sert à rien!!

j'ai été conseiller du salarié de 1990 à 2001.................
et il est vrai que dans la majorité des cas, la décision de l'employeur est déjà prise avant l'entretien.
un des buts de l'entretien est d'amener l'employeur à bien préciser ses griefs et si possible à le conduire à dévoiler ""ses batteries"..............
il faut ...

9.Posté par ausseur robert le 11/10/2008 19:27

Oui ! le xavier b est aussi crade que l'autre , ancien premier sinistre !
Je me répète et ne m'en lasserais pas !
= Le raffarin : S'est propulsé au Canada , devant le congrès du BIT : bureau international du travail , pour y brailler comme un salaud de la pire espèce = LES SALARIES FRANCAIS SON DES FENEANTS(ES) !
Pour deux mois après , délocaliser la fabrication des wogons , au Canada !
OUI C'EST UNE EPOUVENTABLE CRASSE !
Il voulait de sûrcroi...

8.Posté par sylvie 75 le 11/10/2008 18:43

Ce sujet intéresse peu car le licenciement fait très peur aux gens. Et ils ont encore plus de raison d'avoir peur car la conjoncture est mauvaise.
Ce rôle de conseiller est important car s'il y a litige inutile d'attendre les prud'hommes autant aller voir un avocat...le problème est qu'il faut en avoir les moyens.


7.Posté par sergio le 11/10/2008 18:30

alors que des charrettes se preparent la lecture de ce livre est plus que necessaire ..........! mais le sujet ne fait pas recette

6.Posté par laurent le 11/10/2008 18:22

on peut lire les premiers chapitres gratuitement sur le site ! sympa !

5.Posté par Combat le 11/10/2008 16:38

Effecvtivement, au moment où après la redification du code du travail, il va y avoir un changement en profondeur de ce code en faveur des employeurs, aux détriments des salariés. I y a du souci à se faire surtout dans les petites entreprises dépourvues de la représentation de salariés- Ce que je regrette fortement c'est qu'il n'y a pas une union syndicale digne de ce nom, comme de dit le commentaire ci-dessus les salariés sont éteints, par con...

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