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Le journalisme à la Séguéla : cirage de pompes et lobbying

Vendredi 20 Février 2009 à 18:17 | Lu 15174 fois I 104 commentaire(s)

Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Régis Soubrouillard
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur

Interviewé sur le site du Figaro, Jacques Séguéla a encore lâché une perle. Grâce à son ami Vincent Bolloré, il retrouve son âme de journaliste, mais pas seulement: «Je m'occupe de mon client chouchou, Citroën, je fais du lobbying, je cire des godasses». Conflits d'intérêts? Kézaco?


Jacques Séguéla est le robinet à clichés publicitaires bien-pensants le plus célèbre de France, une sorte de sniper du slogan vide de sens: une marque, une formule. Mais avec le temps, la belle mécanique bronzée de Séguéla mutiplie les ratés. Après le déjà célèbre « si à 50 ans on n'a pas une Rolex, c'est qu'on a raté sa vie », sur le site du Figaro, le Jean-Claude Vandamme du groupe Bolloré nous a donné sa vision du journalisme avec des trémolos dans la voix. Car grâce à son ami Vincent Bolloré dont il gère les activités médias, Jacques a « retrouvé son âme de journaliste ». Et d'ajouter «le reste de mes journées, je m'occupe de mon client chouchou, Citroën, je fais du lobbying, je cire des godasses ». Un résumé parfait du journalisme à la sauce Bolloré. A ses moments perdus, Séguéla réfléchit (si,si...) à un livre sur la communication de demain dans le futur loin là-bas: l'alter-communication. Hum, ça donne déjà envie.








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