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Le courage de PeillonNouvel Hermès - Blogueur | Mardi 19 Janvier 2010 à 17:01 | Lu 26173 fois
Poser un lapin à Arlette Chabot dans une émission en prime-time sur France 2. Quelle outrance ! Duhamel et Aphatie n'en reviennent toujours pas. Nouvel Hermès pointe le réflexe de survie de la horde médiatique qui a voulu régler son compte à l'insolent Peillon. Avec la vidéo de la séquence, qu'il ne fallait pas manquer...
Voir Duhamel se gonfler comme une vieille poule battant désespérément des ailes et sur le point d'éclater, offrait un spectacle jubilatoire.
Un de ces instants où la télévision dans son direct sait donner de ces uppercuts inattendus… moment rare en ces temps anesthésiés où le brouet médiatique garde cet arrière-goût d'une mauvaise béchamel apathique... Et de l'autre côté, Apathie, en vieux coq décharné, veillant sur sa vieille poule, nous livrait une vérité sur cette basse-cour (im)pitoyable : la connivence, l’interdépendance de tous ces faux esprits, de ces fabricateurs de pensée conforme… Il suffit de constater les tirs croisés autour de Vincent Peillon pour comprendre que celui-ci a fait mouche. Oser dire à Duhamel qu’il ne cesse de mentir, suggérer qu’il rime avec la gamelle du pouvoir qui le nourrit et voici soudain toute la horde médiatique jusqu’au dernier fantassin journaleux en ordre de bataille pour régler ses comptes à l’insolent ! Les Laurel et Hardy du show politique ont réussi à nous donner sur Canal+ un de ces spectacles rares quand on voit que nos ridicules duettistes déclenchent le rire sans même qu’ils le comprennent. Dépassés. Morts médiatiquement et politiquement. Réduits chacun à leur caricature : le coq et la poule fièrement dressés sur leurs ergots, les pattes enfoncées dans la fange… La consanguinité politico-médiatique étant ce qu’elle est, le dernier mot sera pour Pierre Desproges : La poule un beau matin s'en fut trouver le coq Et lui dit : "Mon ami j'ai grande envie de vous. Ma libido s'agace et ce n'est point le phoque Avec ses airs de fol et son regard trop doux Qui pourrait apaiser mes ardeurs printannières." Le coq un peu surpris du ton du préambule Se dit : "Mais quelle époque! En voici des manières! A quelle extrémité faut-il que l'on m'accule! Moi qui connaît si peu cette poule en chaleur, Voici qu'elle m'invite à la crapahuter!" Ayant dit, il s'exécuta mais sans ferveur, Grimpa sur la furie pour la coconiquer, Mais sans ardeur aucune et sans plus d'enthousiasme Qu'on en met à pisser quand on n'a pas envie. Il eut beau réviser un à un ses phantasmes En s'agitant au mieux sur le tas, rien n'y fit. "Eh quoi?" se dit bientôt la cocotte qu'on frustre Et qui voit son orgasme à nouveau reporté Au hasard incertain d'un autre coq en rut," Pour un Gallinacé je suis câline assez Mon cul c'est du poulet, j'ai le croupion frivole Et voici que je sue sous ce cuistre à la queue barriolée Qui me besogne en vain tandis que je m'étiole!" Lors, se tournant un peu, elle pria Chante-Clerc De lui lâcher les plumes et d'arrêter sa houle. Le coq se consola : "Je ne crains plus l'hiver, Je me suis ramassé une veste en pied-de-poule." *en grec "Lou couquis et la Poulos" Pierre Desproges (1939-1988) in "Chroniques de la Haine Ordinaire" Le blog Nouvel Hermès A lire également, la chronique de Jérôme: « Il a raison, Peillon » sur Causeur.fr
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