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Le choix de la paix contre les crispations communautaristes

Virginie Roels | Mercredi 21 Janvier 2009 à 15:28 | Lu 8120 fois

Un millier de Parisiens ont répondu à l'appel de Marianne lundi 19 janvier au Théâtre de la Porte St Martin. Il s'agissait de se mobiliser pour la paix. Mais aussi de se dire les choses entre militants de la cause palestinienne et de celle d'Israël. Ce fut parfois dur, mais la mission a été accomplie.




Pour parler du droit d'Israël à vivre en sécurité dans des frontières reconnues, mais aussi de celui des Palestiniens à disposer d'un Etat national vraiment souverain,  Marianne a invité des hommes politiques, des intellectuels et des représentants des deux camps à s’exprimer sur les  moyens de faire la paix.

Se sont exprimés au cours de cette soirée, François Bayrou, Xavier Bertrand, Daniel Cohn-Bendit, Yariv Oppenheimer, le directeur de la Paix Maintenant en Israël ; Elie Barnavi, Elias Sanbar ainsi que Jean-François Kahn. Extraits.


Bayrou en coup de vent

Dans cette première partie, Maurice Szafran, Directeur du magazine Marianne, explique pourquoi le magazine a pris l'initiative de cette conférence. François Bayrou, le Président du MoDem, ouvre la danse avant de filer à l’anglaise. En coulisse, il nous confie pourquoi, en dépit d’un emploi du temps qui semble très chargé, il s’est déplacé.
Enfin, le socialiste Claude Bartolone, président du Conseil général de Seine-Saint-Denis, proche de Laurent Fabius, a expliqué le silence du Parti Socialiste sur le conflit depuis l'attaque israëlienne.

Cohn Bendit : si vous voulez que l'OLP gagne les élections, il faut libérer Barghouti

Le député européen Vert Daniel Cohn-Bendit  a commencé son intervention par une profession de foi identitaire : Juif ashkénaze, il s'est toujours défini comme a-sioniste, ni pro ni anti. Avant de revenir, longuement, sur la complexité du processus de paix : si Israël est un pays démocratique, l’occupation de la Palestine ne l’est pas, a-t-il ajouté.

Xavier Bertrand étrennait ses toutes nouvelles fonctions de numéro un de l'UMP, soucieux d'expliciter la  voix de la France. Il est revenu sur les mesures prises par le gouvernement de Sarkozy pour endiguer la guerre et venir au secours des populations civiles.

Yariv Oppenheimer, le directeur de la Paix Maintenant a fait l déplacement depuis Tel Aviv. Il démontre lui que la résolution du conflit ne pourra passer que par une solution politique. Son représentant français nous donne, juste après la réunion, son sentiment sur les manifestations communautaires en France.

Barnavi : imposer la paix de l'extérieur

Cette dernière partie clôt la réunion. On y retrouve les interventions d’Elias Sanbar. Historien, essayiste, poète et militant de la cause palestinienne, déchirée par le drame quotidien des enfants de Palestine, il déplore que cette guerre qui a donné un coup d’arrêt à la paix.

Comme en réponse, l’historien israélien Elie Barnavi prétend qu’il n’y a plus de négociation possible en raison de l’extrême faiblesse politique des deux camps.

Jean-François Kahn, co-fondateur de Marianne, a attiré l'attention de l'assemblée sur le fait que l'on ne pouvait presque plus parler dans des réunions où s'expriment des partisans engagés de l'un ou l'autre camp. Lutter pour la paix est donc important pour les Israéliens et les Palestiniens. Mais c 'est aussi fondamental pour que nous puissions continuer à vivre ensemble ici en France.

Enfin, Maurice Szafran a conclu la soirée en invitant les participants à ne pas baisser les bras et à continuer à faire monter la pression en faveur de la paix.



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