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Le Parisien: la grève est finie, mais la défiance est intactePerrine Cherchève - Marianne | Mercredi 2 Décembre 2009 à 18:06 | Lu 3145 fois
Les journalistes du Parisien n'ont finalement pas reconduit leur grève de 24 heures. Ils n'en restent pas moins vent debout contre une direction qu'ils accusent de refuser le dialogue, comme en témoigne la lettre qu'ils ont adressée à Marie-odile Amaury, et dont Marianne2 publie une copie.
Absent des kiosques, ce mercredi, Le Parisien-Aujourd'hui en France devrait reparaître normalement demain. A l’issue d’une assemblée générale qui a duré plus de deux heures et demie, les journalistes du quotidien n’ont en effet pas reconduit leur grève de 24 heures — la deuxième en deux semaines— contre le plan d’économie qui prévoit notamment la suppression de 35 postes. Mais les inquiétudes sur l’avenir du quotidien et les tensions entre les salariés et la direction du groupe ne sont pas retombées pour autant.
Hier après-midi, les syndicats et les élus du personnel ont soumis à la rédaction une motion adressée au directeur général Jean Hormain. Ils menacent de boycotter la prochaine réunion du comité d’entreprise prévue le 14 décembre prochain—qui ouvrira les négociations sur le premier plan de départs volontaires— si la direction continue de refuser le dialogue et à se fermer à leurs principales revendications : le maintien des effectifs, le maintien des éditions régionales, de la pagination et de la qualité du journal. La veille, la majorité de rédaction avait adressé une lettre ouverte à Marie-Odile Amaury (actionnaire principale du groupe et qui a succédé à son mari Philippe Amaury décédé en mai 2006) où sont exprimées sans fioriture les craintes de la rédaction du Parisien-Aujourd’hui en France. Les journalistes rappellent qu’ils « sont les dépositaires de la qualité éditoriale (du journal) et les garants du travail qu’ils y ont effectué ces vingt dernières années, sous la direction de Philippe Amaury, sortant ce titre de l’ornière pour le hisser jusqu’aux places fortes .» Ils expriment leur hostilité à l’égard du projet éditorial qu’ils jugent « flou » et du plan économique « peu clair » .« La voie que vous voulez emprunter n’est pas la bonne, avertissent-ils, nous faillirions en nous taisant aujourd’hui». Voici la lettre en question:
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