Le Figaro vend du temps de cerveau disponible à l'UMP
Samedi 17 Octobre 2009 à 07:01 | Lu 13409 fois I 55 commentaire(s)
Reversus - Blogueur associé
Directeur de la rédaction du Figaro, Etienne Mougeotte garde la ligne, la ligne sarkozyste évidemment. Reversus a été choqué par son dernier éditorial, il nous dit pourquoi, et nous le comprenons tout à fait.
Etienne Mougeotte commence son édito avec ce brin de cynisme et d’arrogance qui a fait sa notoriété. Il présente les Français comme de grands enfants qui se « régalent des polémiques » et des « turlupinades de la politique » alors que pendant ce temps là, « la plupart des pays, petits ou grands, mobilisent leurs énergies pour vaincre la plus grande crise économique que le monde ait connue depuis cent ans ».
Mougeotte ne cherche pas à comprendre les raisons de la colère du « petit peuple », à vrai dire, il s’en contrefout. Il relaie seulement la voix de son maitre : la « récréation est terminée ». La raison de ce revirement populaire, il l’impute à une nouvelle manipulation des gauchistes…
Quant à l’opposition, le patron du Figaro la stigmatise et la juge « sans projet, sans programme, sans leader ». Elle ne pense qu’à importuner notre bon président, enrage t-il. Le PS pour lequel il n’a pas de mot assez durs, il l’oppose à la « fanfare gouvernementale ». En matière de flagornerie, il faut reconnaître qu’il se révèle être un orfèvre.
Mougeotte se complait dans son rôle de pourfendeur de la gauche et d’hagiographe du régime. Un rôle sur mesure. D’ailleurs dès sa prise de fonction au sein du journal, il avait annoncé la couleur en s’efforçant de réduire au silence toutes les voix hostiles au régime, quitte à cantonner par exemple un Zemmour au Figaro Magazine.
Jadis sous Nicolas Beytout, la divergence d’opinions était encouragée mais force est de constater qu’elle est aujourd’hui lettre morte. La voix du chef est aussi celle du Figaro qui n’est plus qu’une vulgaire caisse de résonance des proclamations gouvernementales.
Le Patron du Figaro ne le cache même plus et n’hésite pas à s’associer pleinement à l’action gouvernementale en utilisant le pronom « on ». Il se permet même de délivrer également quelques sentences contre ceux qui seraient tentés de rompre les rangs : « si certains ou certaines ministres se sentent mal à l’aise au gouvernement, la porte est grande ouverte. On ne les retiendra pas ».
En somme Mougeotte fait du Lefebvre et défend avec acharnement le retour « aux fondamentaux du sarkozysme ». Si on peut lui reconnaitre le mérite de la franchise, son aveuglement dogmatique est franchement inquiétant. L’impartialité journalistique a-t-elle déjà eu un sens pour Etienne Mougeotte ?
Retrouvez les articles de Reversus sur son blog
Mougeotte ne cherche pas à comprendre les raisons de la colère du « petit peuple », à vrai dire, il s’en contrefout. Il relaie seulement la voix de son maitre : la « récréation est terminée ». La raison de ce revirement populaire, il l’impute à une nouvelle manipulation des gauchistes…
Quant à l’opposition, le patron du Figaro la stigmatise et la juge « sans projet, sans programme, sans leader ». Elle ne pense qu’à importuner notre bon président, enrage t-il. Le PS pour lequel il n’a pas de mot assez durs, il l’oppose à la « fanfare gouvernementale ». En matière de flagornerie, il faut reconnaître qu’il se révèle être un orfèvre.
Mougeotte se complait dans son rôle de pourfendeur de la gauche et d’hagiographe du régime. Un rôle sur mesure. D’ailleurs dès sa prise de fonction au sein du journal, il avait annoncé la couleur en s’efforçant de réduire au silence toutes les voix hostiles au régime, quitte à cantonner par exemple un Zemmour au Figaro Magazine.
Jadis sous Nicolas Beytout, la divergence d’opinions était encouragée mais force est de constater qu’elle est aujourd’hui lettre morte. La voix du chef est aussi celle du Figaro qui n’est plus qu’une vulgaire caisse de résonance des proclamations gouvernementales.
Le Patron du Figaro ne le cache même plus et n’hésite pas à s’associer pleinement à l’action gouvernementale en utilisant le pronom « on ». Il se permet même de délivrer également quelques sentences contre ceux qui seraient tentés de rompre les rangs : « si certains ou certaines ministres se sentent mal à l’aise au gouvernement, la porte est grande ouverte. On ne les retiendra pas ».
En somme Mougeotte fait du Lefebvre et défend avec acharnement le retour « aux fondamentaux du sarkozysme ». Si on peut lui reconnaitre le mérite de la franchise, son aveuglement dogmatique est franchement inquiétant. L’impartialité journalistique a-t-elle déjà eu un sens pour Etienne Mougeotte ?
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