Le Fatah prend des jeunes pour faire du vieux
Lundi 17 Août 2009 à 18:01 | Lu 4219 fois I 8 commentaire(s)
Gil Mihaely - Le Causeur
Les jeunes prendront-ils en main le Fatah? On pourrait le croire, au vu du congrès du Fatah qui vient de s'achever à Bethléem. Mais l'historien Gil Mihaely explique que les apparences sont trompeuses: en réalité, le Fatah ne ferait que poursuivre une politique entamée en 2004 avec la mort d'Arafat.
« Mahmoud Abbas rajeunit les cadres du Fatah » – voilà le résumé donné par la presse du Congrès du Fatah, principale force politique palestinienne, qui vient de s’achever à Bethléem. En réalité, ce scénario est à côté de la plaque : les « jeunes cadres » ont liquidé la « vieille garde ». Car si Abou-Mazen – le nom de guerre d’Abbas – est maintenu à la tête du mouvement, il le doit au fait que les « jeunes Turcs », divisés, préfèrent pour le moment cette solution intérimaire. Marwan Barghouti, Mohammed Dahlan et Jibril Rajoub, trois figures de proue du mouvement, l’ont donc laissé à la tête de l’Autorité palestinienne le temps de régler la lutte qu’ils mènent pour l’héritage de Yasser Arafat.
Pour le moment, le plus en vue des trois est Marwan Barghouti, 51 ans, étoile montante de la politique palestinienne. Cet ancien leader étudiant de Bir Zeit s’est distingué pendant la première Intifada comme agitateur et organisateur talentueux, l’un de ceux qui ont volé la vedette aux « Tunisiens » qui avaient suivi Yasser Arafat dans son périple révolutionnaire depuis les années 1950-1960 jusqu’à l’exil maghrébin de 1982-1994. Cette première initiative stratégique de « l’intérieur » (les Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza nés après 1948) a obligé Arafat et « l’OLP Tunis » à suivre.
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Pour le moment, le plus en vue des trois est Marwan Barghouti, 51 ans, étoile montante de la politique palestinienne. Cet ancien leader étudiant de Bir Zeit s’est distingué pendant la première Intifada comme agitateur et organisateur talentueux, l’un de ceux qui ont volé la vedette aux « Tunisiens » qui avaient suivi Yasser Arafat dans son périple révolutionnaire depuis les années 1950-1960 jusqu’à l’exil maghrébin de 1982-1994. Cette première initiative stratégique de « l’intérieur » (les Palestiniens de la Cisjordanie et de la bande de Gaza nés après 1948) a obligé Arafat et « l’OLP Tunis » à suivre.
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