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La dernière d'André Glucksmann

Rédigé par J.-F. K. le Samedi 12 Août 2006


Eh bien si. Malgré son approbation exaltée de cette catastrophe absolue que fut la guerre d'lrak (catastrophe en particulier pour l'Amérique, l'Occident, la démocratie et Israël), certains prennent toujours au sérieuxAndré Glucksmann. La preuve en est un nouvel article dans le Figaro. Toujours le même, d'ailleurs, puisque Glusckmann écrit toujours, mot pour mot, la même chose. Le philosophe s'indigne. C'est son truc. Il ne fait que ça. Il est indigné comme l'oeuf est à la coque. Mais, cette fois, ce qui l'indigne, c'est l'indignation des autres: celle que provoquent les bombardements du Liban. Et pourtant, suggère-t-il, «un grand nombre de consciences occidentales outragées par les bombardements au Liban se proclament outrées au carré si on les soupçonne d'antisémitisme» (sic).

Deuxième thème: Glucksmann, grande conscience universelle, n'est entouré que de crétins, de lâches ou de crapules. Vous ounous, en somme, qui n'avons pas compris que la question palestinienne ne jouait absolument aucun rôle dans les embrasements à répétition du monde arabe et musulman, et, qu'en réalité ce qui est la cause de toutes les horreurs qui embrasent cette partie du monde, c'est cet anti-occidentalisme unique et étemel qui va de Fichte à Hitler, de Hitler à Staline, de Staline à Milosevic et à Poutine, de Poutine au Hezbollah, au Hamas ou au président iranien Ahmadinejad. Manquent Rousseau, Marx, Gandhi, le Monde diplomatique et Noël Mamère, mais l'idée y est.

Passons... Mais ce sur quoi insiste, surtout, le néoconservateur français et ex-maoïste, c'est sur le «deux poids deux mesures». Selon lui, on s'indignerait quand les Israéliens bombardent le Liban, mais jamais quand ce ne sont pas les Israéliens qui bombardent; ou quand ce sont les Arabes qui se tuent entre eux.

Dans ce cas, récapitulons.

En ce qui nous concerne, nous fûmes en pointe pour stigmatiser la tuerie d'Algériens musulmans par les islamistes radicaux algériens musulmans. Glucksmann aussi, il faut le reconnaître. Mais dans les autres cas? Qui a applaudi quand les Américains bombardaient des Irakiens? Quand desAméricains bombardaient des Afghans? Quand des Américano-Européens bombardaient des Serbes? Glucksmann, précisément. Il soutient tous ces bombardements. Sans exception. Nous, quand des terroristes musulmans fanatiques tuent des Russes, on condamne aussi. Lui, pas!

On stigmatise les horreurs dans les Balkans, y compris quand ce sont des musulmans qui les commettent. Lui, pas! Au fond, il a défini lui-même son nouveau rôle: nous préparer à la guerre. Le nôtre, c'est de mettre en échec les fauteurs de guerre, qu'ils puisent leur inspiration à Washing ton ou à Téhéran






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