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La Poste: aux urnes citoyens!Jessica Thomas - Marianne | Vendredi 2 Octobre 2009 à 00:01 | Lu 9153 fois
La Poste change de statut, engagée gaiement sur le chemin de la privatisation? Il y a plusieurs moyens de dire non. La votation citoyenne du 3 octobre en est un (carte des bureaux de vote incluse dans cet article). L'organisation d'un référendum d'initiative populaire en est un autre (pétitions disponibles un peu plus bas). Et on peut aussi faire les deux!
Votation. Le mot a presque un air de bravitude. De mot d'enfant, de lapsus... Votation, pourquoi pas vote, hein? C'est que la consultation sur le changement de statut de La Poste, organisée à l’appel du comité national contre la privatisation de La Poste, jusqu'au 3 octobre, dans des bureaux de vote improvisés partout en France, et bien cette consultation n'est pas un vote. Elle n'a pas de valeur juridique.
Alors, pourquoi une votation? Et pourquoi il faut y aller. Parce que les salariés de La Poste n'ont pas de moyen de pression réel sur le changement de statut de l'entreprise. La grève du 22 septembre a été très peu suivie. Un peu plus de 20% selon la direction, 35 à 40% selon les syndicats. Ils ont besoin du soutien populaire. Et un sondage CSA, publié par l'Humanité, montre qu'on ne veut pas de ce changement de statut: 75% des Français voteraient Non. La votation citoyenne est un moyen de faire entendre ce Non un peu plus fort. Parce que le seul moyen d'empêcher le changement de statut de La Poste serait un référendum d'initiative populaire. Et que ce moyen-là entre dans le domaine de l'utopie. Il faut obtenir l’adhésion d’un cinquième des membres du Parlement et un dixième des personnes inscrites sur les listes électorales, soit environ 4,5 millions d’électeurs. Et, sérieusement, c'est inatteignable. Ce qui n'empêche pas d'essayer ! Deux pétitions à signer dans cet objectif : d'abord celle du président de la région PACA, Michel Vauzelle, la Charte des services publics, pour que les services publics soient inscrits dans la consitution. Elle a déjà recueilli 300 000 signatures, dont 250 parlementaires, et espère atteindre le million... Signer ici Celle lancée par Marianne pour réclamer l'organisation d'un référendum d'initiative populaire sur l'ouverture au privé du capital de La Poste, et qui a recueilli près de 10 000 signatures. Signer ici Les enjeux du changement de statut
Et puis, parce que le changement de statut de La Poste, contrairement à ce que prétend le gouvernement, est un premier pas vers la privatisation. et qui dit privatisation, dit fermeture des bureaux « non rentables », licenciements, inégalité d'accès aux services postaux... que du bon!
Les articles de Marianne2 sur le sujet La Poste: Le Figaro plus estrosiste qu'Estrosi! Par Régis Soubrouillard Sûr de son fait, le nouveau ministre de l'Industrie, Christian Estrosi a affirmé que le changement de statut de La Poste était une obligation qui découlait de la directive européenne de 1997. Affirmation largement relayée par Le Figaro qui omet de préciser que ce changement de statut n'est en rien une obligation mais une décision politique et industrielle assumée par le gouvernement et la direction de la Poste. La Poste est et restera publique, qu'ils disaient... Par SuperNo Secteur Public et Secteur Privé sont dans un bateau. Secteur Public ouvre la porte, qu'est-ce qu'il reste? SuperNo nous raconte l'histoire de La Poste, et ses doutes quand il entend Christine Lagarde promettre de ne pas la démanteler... La Poste: changement de statut ou de société? Par Régis Soubrouillard Les promesses de Christine Lagarde de ne pas liquider La Poste n'ont pas convaincu SuperNo. Pas plus que les mariannautes, très attentifs à la rhétorique de la locataire de Bercy. Evoquant la mission de La Poste, Christine Lagarde ne parle déjà plus de « service public » mais de « service universel ». L'expression, inoffensive, au premier abord fleure bon la novlangue. Services publics: La Poste et le désert français Par Xavier Théry A en croire Xavier Théry, l'Etat s'est engagé dans une lutte à mort avec le service public. Après EDF et France Télécom, il s'attaque à un symbole: La Poste. Mais privatiser la Poste, c'est risquer d'accentuer encore la désertification de miliers de bourgs et de villages. C'est aussi, en creux, la promesse de démanteler tous les autres reliquats du service public. Les dirigeants de La Poste font leur tournée en BMW Par Gérald Andrieu Les cadres « stratégiques » de La Poste peuvent désormais disposer de BMW série 5 en guise de véhicules de fonction. Voilà une fine idée à l’heure où les employés craignent pour leur avenir… Pétition pour La Poste: il n'est jamais trop tard pour dire Non Par SuperNo 4,5 millions de signatures... si la pétition de Michel Vauzelle accède à ce lointain Graal, La Poste sera peut-être sauvée. SuperNo soutient cette action, mais cède à la tentation d'un petit rappel: Michel Vauzelle n'a pas toujours été contre l'Europe libérale. En 1992, il avait milité pour le Traité de Maastricht. Défendre la Poste, le service public? Le PS s'en fout un peu! Par Gérald Andrieu À l’heure où La Poste est attaquée, le Parti socialiste dispose d’une arme redoutable : une Charte des services publics élaborée par Michel Vauzelle, le président de la région PACA. Mais cette arme, aussi redoutable soit-elle, les dirigeants du PS ne semblent pas vouloir s’en saisir. Encore moins la brandir fièrement. La Poste 100% public ou quand Estrosi s'emmêle les pinceaux Par Sylvain Lapoix 100% publique La Poste ? En choisissant la forme sociale d'une Société anonyme et en n'injectant « que » 2,7 milliards d'euros pour préparer le groupe à la concurrence européenne, Christian Estrosi lève un sérieux doute : et si on nous refaisait le coup de GDF ? Alors? Aux urnes! La carte des bureaux de vote
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