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L'ex numéro 2 de Wall Street juge la crise : édifiant !

Régis Soubrouillard | Jeudi 9 Octobre 2008 à 13:15 | Lu 22258 fois

Invité ce matin au micro de France-Inter, Georges Ugeux, ancien vice-président de la bourse de New-York a livré son analyse de la situation économique. Pour lui, l'ampleur de la récession qui s'annonce est très inquiétante sur l'ampleur de la récession qui s'annonce.



Economiste et juriste d’origine belge, Georges Ugeux est l’ancien vice-président de la bourse de New-York. Invité de France-Inter ce matin, il a livré son analyse de la situation boursière et expliqué : « comme les bourses font de l’argent sur les volumes, et qu'en période de crise, les volumes sont extrêmement élevés, je crois que les bourses se portent plutôt bien ».
Georges Ugeux ne s’est guère montré optimiste : « je serais très heureux s’il s’agissait d’un 11 septembre de la finance, qui était une petite récession. Ce que nous vivons depuis le début du mois de septembre est beaucoup plus grave, mais moins grave que le krach de 1929. On est sur un réajustement du risque. A cause de l’emprunt facile on a prêté dans des conditions invraisemblables ».
Refusant de prononcer le mot krach, Georges Ugeux évoque un « atterrissage en douceur. (...) ce n’est pas non plus une dépression économique, mais nous allons vers une récession. La différence avec 1929, c’est qu'à l’époque c’est l’économie qui avait mis à mal les banques, là ce sont les banques qui se sont elles mêmes mises en difficulté ».

Une récession mais pas de dépression
Interrogé sur les effets psychologiques de la crise, l’ancien vice-président de la bourse de New-York a décrit « une forme de peur que ça puisse aller tellement mal que l’on arrive à une catastrophe. Cela a un impact. Cela atteint le public dans son ensemble, même s’il n’y a absolument aucun risque sur les dépôts. Par contre, ce que l’on appelle le capital à risque a montré qu’il était à risque ».
Et la suite des événements ? Georges Ugeux estime que l’attention a été braquée essentiellement sur le problème des banques mais « ce qui vient de se passer est un phénomène différent, progressivement d’autres secteurs de l’économie perdent plus que les banques, particulièrement l’énergie et les matières premières. C’est le premier signal qu’il y a une récession qui s’annonce. Il va falloir regarder désormais dans quelle mesure la machine consommatrice américaine va être affectée. Le principal indicateur sera la grande distribution. Je suis inquiet, dans la mesure où 2009 sera une année difficile, mais pas paniqué ».



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