L'Alabama licencie ses fonctionnaires
Samedi 19 Septembre 2009 à 13:01 | Lu 9800 fois I 31 commentaire(s)
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Aux Etats-Unis, le comté de Jefferson, étouffé par la crise budgétaire, est contraint de licencier les deux tiers de ses fonctionnaires. Le New York Times a enquêté sur les dessous d'une affaire emblématique de l'Amérique profonde.
(wikimedia commons - alabama)
Il n’est pas rare de nos jours de renoncer à effectuer des travaux de peinture ou à tondre la pelouse dans un bâtiment de l’administration pour réduire les coûts. Mais la semaine dernière, le directeur de la maison de retraite du comté de Jefferson a été informé que le comté ne pouvait plus payer l’enterrement des personnes les plus démunies.
Dans le centre de détention des mineurs de la ville, l’employé de service se demande comment il nourrira les 28 enfants lorsque la totalité du personnel de cantine sera parti. Le receveur des impôts a averti les écoles locales qu’elles doivent s’attendre à un retard de 6 mois pour percevoir leur part de la recette des taxes foncières. Au tribunal des affaires familiales, les administrateurs prévoient de retarder le traitement des cas d’abus sur enfant, des cas de détention et des aides, laissant ainsi certains enfants indéfiniment dans les mains de l’état.
Dans tout le comté de Jefferson, qui est le plus peuplé et est le principal moteur économique de l’Alabama, les responsables des administrations se démènent pour être prêts samedi, quand les 2/3 des employés du comté promis aux licenciements, au nombre de 1400, seront sacrifiés pour tenter de prévenir la ruine du budget. « Mis à part la ville de Detroit, indique Robert A. Kurtter, un directeur de Moody’s Investor Service, il faut dire que nous n’avons pas vu d’endroit en Amérique ayant des problèmes aussi graves que ceux rencontrés dans le comté de Jefferson. » Moody’s attribue au crédit du comté de Jefferson une note inférieure à toute autre municipalité dans le pays.
Dans le centre de détention des mineurs de la ville, l’employé de service se demande comment il nourrira les 28 enfants lorsque la totalité du personnel de cantine sera parti. Le receveur des impôts a averti les écoles locales qu’elles doivent s’attendre à un retard de 6 mois pour percevoir leur part de la recette des taxes foncières. Au tribunal des affaires familiales, les administrateurs prévoient de retarder le traitement des cas d’abus sur enfant, des cas de détention et des aides, laissant ainsi certains enfants indéfiniment dans les mains de l’état.
Dans tout le comté de Jefferson, qui est le plus peuplé et est le principal moteur économique de l’Alabama, les responsables des administrations se démènent pour être prêts samedi, quand les 2/3 des employés du comté promis aux licenciements, au nombre de 1400, seront sacrifiés pour tenter de prévenir la ruine du budget. « Mis à part la ville de Detroit, indique Robert A. Kurtter, un directeur de Moody’s Investor Service, il faut dire que nous n’avons pas vu d’endroit en Amérique ayant des problèmes aussi graves que ceux rencontrés dans le comté de Jefferson. » Moody’s attribue au crédit du comté de Jefferson une note inférieure à toute autre municipalité dans le pays.
En juillet, le comté a demandé au gouverneur Bob Riley, Républicain, de déclarer l’état d’urgence. Mr Riley a refusé, expliquant avec délicatesse que ses attributions s’étendent jusqu’aux tornades mais pas aux tsunamis d’encre rouge [2]
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