Krach boursier pour le logement social!
Mercredi 6 Janvier 2010 à 17:01 | Lu 9369 fois I 18 commentaire(s)
lesmotsontunsens - Blogueur
Le blog lesmotsontunsens revient sur le scandale de l'Icade. La société immobilière a revendu 24 000 logements financés par des fonds sociaux... aux organismes de logements sociaux.
La plus grosse opération immobilière locative jamais réalisée en France fait perdre plus de 2 milliards d’euros au secteur du logement social. Les spéculateurs sabrent le champagne... dans l’indifférence générale. Une comédie dramatique en trois actes.
Acte I : Pendant une cinquantaine d’années, la SCIC (Société Centrale Immobilière de la Caisse des dépôts et consignations) a constitué le plus gros bailleur social du pays, contrôlé par l’Etat via la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Sous sa houlette, plus de 40 000 logements à loyers modérés ont été financés notamment grâce aux fonds sociaux : livret A, prêts du Crédit foncier, « 1% logement » et contributions des collectivités locales (terrains offerts, aménagements payés...). Aujourd’hui, tous ces programmes sont largement amortis.
HLM, version CAC 40
Acte II : Introduite en bourse en 2006, Icade (nouveau nom de la SCIC) change de cap. Elle se déleste désormais de ses logements sociaux pour se concentrer sur l’immobilier commercial et les cliniques privées, secteur bien plus sexy, spéculativement parlant. Dans son bilan de l’année 2006, Icade évaluait son patrimoine locatif de 42.000 logements à 1,4 milliard d’euros. Fin 2008, comme par miracle, son parc de 32.000 logements (10.000 ont été vendus entre-temps) était estimé à... 2,9 milliards d’euros. +120% en trois ans pour des logements vétustes et mal entretenus, un placement en or !
Secret dépense
Acte III : En novembre 2009, dans la plus grande opacité, sans appel d’offres ni publicité (même les membres du Conseil d’administration de la pépite immobilière étaient tenus dans l’ignorance), un protocole d’accord est signé entre Icade et la Société nationale immobilière (SNI), autre filiale de la Caisse des dépôts contrainte de s’endetter jusqu’au cou pour l’occasion....
Acte I : Pendant une cinquantaine d’années, la SCIC (Société Centrale Immobilière de la Caisse des dépôts et consignations) a constitué le plus gros bailleur social du pays, contrôlé par l’Etat via la Caisse des dépôts et consignations (CDC). Sous sa houlette, plus de 40 000 logements à loyers modérés ont été financés notamment grâce aux fonds sociaux : livret A, prêts du Crédit foncier, « 1% logement » et contributions des collectivités locales (terrains offerts, aménagements payés...). Aujourd’hui, tous ces programmes sont largement amortis.
HLM, version CAC 40
Acte II : Introduite en bourse en 2006, Icade (nouveau nom de la SCIC) change de cap. Elle se déleste désormais de ses logements sociaux pour se concentrer sur l’immobilier commercial et les cliniques privées, secteur bien plus sexy, spéculativement parlant. Dans son bilan de l’année 2006, Icade évaluait son patrimoine locatif de 42.000 logements à 1,4 milliard d’euros. Fin 2008, comme par miracle, son parc de 32.000 logements (10.000 ont été vendus entre-temps) était estimé à... 2,9 milliards d’euros. +120% en trois ans pour des logements vétustes et mal entretenus, un placement en or !
Secret dépense
Acte III : En novembre 2009, dans la plus grande opacité, sans appel d’offres ni publicité (même les membres du Conseil d’administration de la pépite immobilière étaient tenus dans l’ignorance), un protocole d’accord est signé entre Icade et la Société nationale immobilière (SNI), autre filiale de la Caisse des dépôts contrainte de s’endetter jusqu’au cou pour l’occasion....
Voir les 18 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter