Kouchner : un être sans défense… sérieuse!
Les Mariannautes ont suivi de très près «l’affaire Kouchner». Et le moins que l’on puisse dire, c’est que la défense du french doctor ne trouve vraiment pas grâce à leurs yeux.
Cette semaine, les Mariannautes n’ont pas retenu leurs coups envers Bernard Kouchner. À l’image de Boomerang (« Kouchner n'est pas un saint-bernard mais un chien ordinaire qui va chercher des os à ronger chez les chefs d’Etats les plus sanguinaires de la planète. »), de Lebonjourdalfred (« Kouchner ? Le Madoff de l'humanitaire ! »), de Mimi (« Après les sacs de riz, les sacs de blé. ») ou bien encore de Nanni (« Un médecin qui pratique les dépassements d'honoraires, quoi de plus normal… »).
Mais plus que l’homme, c’est sa stratégie de défense qui n’est pas passée auprès des Mariannautes. Une stratégie qui interroge d’ailleurs grandement L'éveilleur : « Si Kouchner est si blanc qu'il le dit, pourquoi est-il si angoissé ? Si ta vie est claire comme la lumière, tu peux éteindre la lampe de chevet et dormir tranquillement. Sinon les cauchemars s'inviteront dans ton sommeil et ta nuit sera agitée. »
Eugène Varlin se fout bien de savoir si les nuits du ministre des Affaires étrangères sont douces. Il regrette simplement le fait que Bernard Kouchner ait mis en avant son engagement humanitaire pour répondre aux accusations soulevées dans le livre de Pierre Péan : « Quarante ans d'humanitaire ne peuvent excuser son rôle de valet de chambre auprès du Petit depuis mai 2007. » Jean Maiboroda entonne le même refrain. Pour lui, invoquer sa moralité passée est même un facteur aggravant : « Kouchner n’est pas vertueux. Son cas est d'ailleurs aggravé par le fait qu'il s'est constamment appliqué à donner de lui l’image d'un interventionniste humanitaire pur, désintéressé, épris d'éthique et intransigeant. » Et de morale, il en est aussi question dans le post d’Yves : « Kouchner invoque le droit pour se défendre, lui qui s'est constamment placé sur le terrain de la morale durant sa carrière ? Juridiquement, il est peut-être inattaquable (et encore...) mais il a contrevenu de manière flagrante à ses propres règles éthiques. »
« C’est pas moi qui ai commencé ! »
Pourtant, pour NRV, « en cette période de crise économique et financière, le citoyen a besoin plus que jamais de moralité au sein de la classe politique. » Et pour lui d’ajouter : « Je constate que Kouchner a balancé ses collègues, en faisant état sur France 2 que sa pratique était monnaie courante. » Une façon de se dédouaner qui n’a pas non plus échappé à Granny : « Ce que j'ai "savouré" hier lors de l’interview, c'est la réponse faite à Monsieur Pujadas qui s'étonnait du risque collusion avec des chefs d'Etat lorsque l'on entretenait de tels rapports commerciaux. "Mais tous les ministres font cela…" Quel panache que de dénoncer ses petits copains ! Bien comme système de défense ! C'est dommage que le journaliste n'est pas rebondi pour demander les noms, il les aurait nommés sans difficulté. Allez Kouchner, un petit effort : vous en avez trop dit ou pas assez, on attend ! »
Ce qui a encore plus déplu aux Mariannautes, c’est l'argumentaire de Bernard Kouchner qui a consisté, dans un premier temps, à laisser penser que Le monde selon K. avait des relents antisémites : « Kouchner se fourvoie terriblement en voulant détourner les soupçons pesant sur lui sur un prétendu antisémitisme de Péan, explique Rowali, Où allons nous s'il devient impossible de critiquer quiconque dès lors qu'il aurait une goutte de sang "juif" dans les veines sous peine d'être taxé d'antisémitisme primaire… » Un propos que ne renierait pas Kiki : « Kouchner sort la ficelle préférée et utilisée à outrance pour faire fermer les gueules : l'antisémitisme. Il n'a pas expliqué à l’Assemblée pour quelle raison il a placé deux de ses proches, ni pour quelle raison il n'a pas démissionné quand sa femme Ockrent a été promue à France 24. »
Au-delà du système de défense de l’ancien ministre de Jospin, c’est l’identité de ceux qui sont venus à sa rescousse qui a intrigué les Mariannautes. Il y a bien sûr Martine Aubry. Mais c’est surtout Bernard-Henri Lévy qui a retenu leur attention : « Manquait plus que lui : BHL ! se moque Bendidonk, Tu parles d'un soutien ! Du coup, Koukouch ne paraît plus suspect mais bien coupable ! On a les avocats que l'on mérite... » Mais Pitch, lui, y voit finalement un intérêt que le philosophe à la sempiternelle chemise blanche immaculée vole au secours du french doctor : « C'est très pratique en fait : lorsque BHL prend parti clairement pour une cause ou une personne, on sait naturellement qu'il faut prendre la direction opposée! »
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