Marianne2 2012

Klaus, la tempête qui révèle

Mercredi 11 Février 2009 à 13:06 | Lu 4579 fois I 2 commentaire(s)

Agnès Maillard

Suite et fin (provisoire ?) des aventures d'une victimes de la tempête Klaus. Par Agnès Maillard, blogueuse de Monolecte.


(photo : emmanuelfroissant - Flickr - cc)
(photo : emmanuelfroissant - Flickr - cc)
Finalement, je n'aurais joué à la réfugiée climatique qu'une paire de jours, le temps, étonnamment court, que l'eau et l'électricité reviennent rendre un vernis de civilisation à ma petite maison dans la cambrousse. Pourtant, alors que la nuit tombante accompagne mon retour triomphal au bled, force m'est de constater que c'est à un vrai miracle que je dois de ne pas avoir prolongé mon exil énergétique plus longtemps. Quatre jours après la tempête, la moitié du bled est toujours plongée dans le noir, de même que tous les patelins aux alentours. Et c'est là, au milieu de toute cette obscurité poisseuse, que brillent ma maison et celle du voisin. Le jus n'est pas franchement revenu dans mon secteur, c'est juste que, l'encombrement des lignes aidant, nos deux maisons avait été raccordées à l'arrache à un autre secteur, alimenté par des lignes en plein champ, à l'abri des chutes d'arbres. En fait, la situation évolue lentement au bled. Le gros des secours s'est concentré sur les Landes, secteur effectivement ravagé et notre bassin de 5000 péquins ne représente pas grands chose aux yeux des décideurs des métropoles.

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