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Jean-Luc Mélenchon : web, démission et parano

Sylvain Lapoix | Mardi 11 Novembre 2008 à 10:35 | Lu 23988 fois

Déposé une semaine avant le vote des militants PS, le site CaSuffitCommeCa.fr devait à l'origine porter une campagne sur la crise financière de Jean-Luc Mélenchon. Un éclaircissement pénible pour le sénateur démissionnaire qui nous a accusé de verser dans une hypothèse du «complot» alimentée «par la rue de Solférino.»



Jean-Luc Mélenchon. FlickR CC / idf-fotos
Jean-Luc Mélenchon. FlickR CC / idf-fotos
Quatre jours après avoir claqué la porte du Parti socialiste, Jean-Luc Mélenchon se croit déjà victime d'une campagne diffamatoire orchestrée par les éminences grises de la rue de Solférino ! D'une simple vérification, une poignée de blogueurs avait remarqué que le nom de domaine du site CaSuffitCommeCa.fr, lancé par le sénateur de l'Essonne au lendemain du vote de motion, avait été déposé non pas le 7 novembre (jour de sa démission) mais le 30 octobre . Pourquoi cette semaine d'avance ?

« Ca suffit comme ça était le nom d'une campagne de Pour la République sociale [PRS, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon ] au sujet des décisions prises suite à la crise : retraites à 70 ans, travail le dimanche, etc. nous a expliqué le sénateur de l'Essonne. Après les résultats du vote de motion, nous avons décidé d'utiliser ce site pour communiquer sur la situation au PS. » Réservé avant le vote de motion pour cette campagne, l'après-midi du 29 novembre de la Maison de la Chimie sera également réaffecté à la création de ce nouveau mouvement. Voilà pour les faits.

« Vous avez votre carte dans quelle section ? »
Il n'empêche: c'est dans une colère stalinienne que nous a répondu le sénateur démissionnaire, excédé de ce quatrième journaliste qui venait lui « faire perdre [son] temps. » Il nous a accusé de chercher à formaliser « un complot ourdi de longue date » par lui, ne faisant que répondre à la propagande le visant..

« Vous avez votre carte dans quelle section? UMP, c'est ça? » a-t-il asséné, malgré notre démenti. « Je crois pas aux trucs spontanés ! » a-t-il continué avant d'évoquer « les gars de la rue de Solférino » : « comme je m'en vais pour des raisons politiques, il faut qu'ils expliquent que c'était un coup monté d'avance ! » « Excédé », selon ses propres mots, Jean-Luc Mélenchon a avoué en avoir « plein les bottes après cinq jours d'être appelé par des journalistes pour des histoires de site Internet ».


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