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Je vous parle d'un temps que les Quick halal ne peuvent pas connaîtreJérôme Leroy - Causeur.fr | Samedi 27 Février 2010 à 05:01 | Lu 17892 fois
Jérôme Leroy, de Causeur.fr, a eu la chance de connaître le Quick de Roubaix à l'époque où il servait encore du bacon à des lycéens plus préoccupés par leur avenir que par leur passé. Comme quoi les madeleines peuvent ressembler à des cheeseburgers.
(Bermarte-flickr-cc)
«J’avais une ferme en Afrique», comme le dit magnifiquement Meryl Streep incarnant Karen Blixen dans l’inoubliable Out of Africa.
De manière beaucoup moins glamour, j’en conviens, moi, j’avais un Quick à Roubaix. Il se trouve que cet établissement de restauration rapide qui est surtout par les temps qui courent entrain de restaurer rapidement le communautarisme, je l’ai très bien connu. Le collège où j’enseignais était à deux encablures et je n’ai jamais supporté les cantines des établissements scolaires. Ce n’est pas souvent bon, on a l’air, même dans le Nord, d’un criminel de guerre si on veut accompagner sa saucisse lentilles avec une bière et surtout, surtout, il faut déjeuner avec des profs. Faire cours à des élèves, même difficiles, je voulais bien, j’y trouvais même un certain bonheur mais devoir partager une crème caramel avec les mutants vingtenaires sortis des IUFM, il y a des limites à ce qu’un homme peut endurer. J’allais donc au Quick, à ce Quick-là , précisément, disons une ou deux fois par mois quand les collègues avec qui je m’entendais bien (il y en avait tout de même quelques-uns qui appartenaient encore à une génération non-implantée) n’avaient pas cours et n’étaient pas disponibles pour un sandwich-rillettes et une Chimay rouge dans un des bistrots de la Grand’ Place. Lire la suite sur Causeur.fr.
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