Identité Nationale: Besson dérape, Fillon s'enlise
Lundi 7 Décembre 2009 à 11:18 | Lu 11821 fois I 50 commentaire(s)
Juan - Blogueur associé
François Fillon et Eric Besson ont pour charge de dépêtrer le gouvernement de l'encombrant débat sur l'identité nationale. Mais ils ne jouent pas à armes égales. Besson, en digne héritier de Sarkozy, n'a pas peur du ridicule. Fillon essaye de garder un peu de hauteur républicaine, mais c'est fichu d'avance. Juan nous raconte.
Vendredi, les débats organisés par l’institut Montaigne sur le thème « Qu’est-ce qu’être Français?», organisés avant qu’Eric Besson n’organise le même débat éponyme, ont été l’occasion pour François Fillon et Eric Besson de calmer les critiques et recadrer le débat. Si le premier y est presque parvenu, le second a dérapé. Comme souvent.
Vendredi, le quotidien Libération publiait un appel d’une vingtaine de chercheurs en sciences humaines demandant la suppression du ministère de l’Identité Nationale: « Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité… » Et le débat lancé par Eric Besson est sans doute un point d’orgue.
Le ministre a préféré ne pas réagir. Il participait à une fichue réunion. Il y a eu quelques fulgurances, souvent douteuses. Dans une table ronde tenue avant l’intervention du premier ministre, le ministre a trouvé le débat « sublime ». Rien que ça.
« Il m’a suffit de pousser un petit peu la boule pour qu’elle roule »
« Parfois elle m’échappe en bien et je trouve sublime ce qui remonte. Et puis parfois elle m’échappe par des dérapages que je déplore. Mais tout ça fait partie du débat politique et c’est pour ça que c’est excitant »
La perle est venue plus tard, ailleurs, mais du même ministre, à propos du dérapage médiatisé d’un maire UMP lundi dernier:
« Il a tort ! Je me réjouis qu’il y ait des réflexions de comptoir, ça fait partie de l’identité nationale »
Soufflez sur la braise, Monsieur le ministre. Elle est encore chaude.
Vendredi dernier, François Fillon a eu également quelques difficultés à recadrer le débat. Les minarets suisse ont perturbé le « chef » du gouvernement. Il s’est réfugié dans l’urbanisme pour justifier sa prudence: « Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures. Quant aux minarets, qui sont d’ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu’ils doivent s’inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social. Et la meilleure façon qu’ils le soient c’est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes ».
Retrouvez les articles de Juan sur son blog
Vendredi, le quotidien Libération publiait un appel d’une vingtaine de chercheurs en sciences humaines demandant la suppression du ministère de l’Identité Nationale: « Qu’a fait naître ce ministère? De nouveaux objectifs d’expulsion d’étrangers (27 000 par an), des rafles de sans-papiers, l’enfermement d’enfants dans des centres de rétention, le délit de solidarité, l’expulsion des exilés vers certains pays en guerre au mépris du droit d’asile, la multiplication des contrôles d’identité au faciès, enfin la naturalisation à la carte, préfecture par préfecture, qui rompt avec le principe d’égalité… » Et le débat lancé par Eric Besson est sans doute un point d’orgue.
Le ministre a préféré ne pas réagir. Il participait à une fichue réunion. Il y a eu quelques fulgurances, souvent douteuses. Dans une table ronde tenue avant l’intervention du premier ministre, le ministre a trouvé le débat « sublime ». Rien que ça.
« Il m’a suffit de pousser un petit peu la boule pour qu’elle roule »
« Parfois elle m’échappe en bien et je trouve sublime ce qui remonte. Et puis parfois elle m’échappe par des dérapages que je déplore. Mais tout ça fait partie du débat politique et c’est pour ça que c’est excitant »
La perle est venue plus tard, ailleurs, mais du même ministre, à propos du dérapage médiatisé d’un maire UMP lundi dernier:
« Il a tort ! Je me réjouis qu’il y ait des réflexions de comptoir, ça fait partie de l’identité nationale »
Soufflez sur la braise, Monsieur le ministre. Elle est encore chaude.
Vendredi dernier, François Fillon a eu également quelques difficultés à recadrer le débat. Les minarets suisse ont perturbé le « chef » du gouvernement. Il s’est réfugié dans l’urbanisme pour justifier sa prudence: « Il est normal et légitime que les pratiquants puissent exercer leur foi dans des conditions dignes. Je préfère des mosquées ouvertes à des caves obscures. Quant aux minarets, qui sont d’ailleurs assez peu nombreux en France, je dis simplement qu’ils doivent s’inscrire de façon raisonnable et harmonieuse dans notre environnement urbain et social. Et la meilleure façon qu’ils le soient c’est de faire confiance pour cela aux maires de nos villes ».
Retrouvez les articles de Juan sur son blog
Voir les 50 commentaires
La Une du moment
LES PLUS de Marianne
- Revue Web personnalisée
- Les Unes de Marianne2
- Le MAG en PDF 24h avant !
ou Se connecter
Abonnez-vous à la Newsletter de Marianne
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Recevez tous les jours les meilleurs articles de Marianne2.fr
Dans cette rubriqueSur Marianne vous aimez
Dans la même rubrique
|
“Le goût de la vérité n’empêche pas de prendre parti” A.Camus
|
|
© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72

Imprimer
Augmenter le texte
Diminuer le texte
Accueil
Envoyer
Partager

Facebook
Twitter
RSS
Newsletter