Hulot et EELV : les irréconciliables?
Mercredi 14 Septembre 2011 à 05:01 | Lu 9050 fois I 0 commentaire(s)
Chloé Demoulin - Marianne
Dans une lettre à ses soutiens - qui n’était pas destinée à être rendue publique - l'ancien candidat à la primaire écologiste apparaît toujours meurtri par son expérience à EELV et dresse un portrait peu flatteur du mouvement. Même si ses proches voudraient le voir revenir auprès d’Eva Joly pour 2012, cela semble mission impossible…
Hulot humilié. Hulot oublié ? Depuis qu’Eva Joly a été désignée pour représenter EELV à la présidentielle de 2012, Nicolas Hulot fait plus ou moins profil bas. Le cœur gros, il a déjà dit tout le mal qu’il pensait du mouvement qui l’a convaincu d’entrer dans la course et lui a finalement fait un croche-pied avant la ligne d’arrivée. Depuis les spéculations allaient bon train sur son avenir auprès des écolos ou sous d’autres cieux. Il y a quelques jours encore, certains lui prêtaient même un rôle à jouer auprès du gouvernement Sarkozy. Ce qu’il a tout de suite démenti. Et pour cause : Nicolas Hulot n’est visiblement pas prêt à remonter en selle.
Dans une lettre envoyée le weekend dernier à ses soutiens, il annule purement et simplement la réunion qui devait avoir lieu avec eux pour décider de la suite à donner à son engagement et acte son incompatibilité d’esprit avec EELV. Fataliste, il estime que « l’issue de la primaire était écrite. Un ou deux mois supplémentaires n’y auraient rien changé » et que « non seulement la greffe n’a pas pris mais il y a eu rejet». Livrant ses convictions, il dresse un portrait en creux - peu flatteur - d’EELV. « S’ouvrir n’est pas se renier (…) Doit-on désormais vivre et discuter en vase clos ? » interroge-t-il renvoyant le mouvement à son manque d’ouverture. Surtout il regrette de s’être «renié» lorsqu’il a «été conspué par l’équipe d’Eva » pour avoir évoqué « l’éventualité d’une association avec Borloo». Mais pour la suite, il n’a « pas de réponse à ce jour ». A part qu’il pense «ne pas être une valeur ajoutée pour EELV».
Pour autant, du côté des hulotistes, on ne désarme pas. Pour eux, Nicolas Hulot a vocation à s’engager dans cette campagne «auprès d’Eva Joly, Cecile Duflot et José Bové». « Il se trompe sur son constat, s’il avait eu trois mois de plus, il aurait gagné. Je ne pense pas qu’il y ait eu rejet », veut croire Christophe Rossignol plus optimiste que l’ancien présentateur de TF1. « C’est à lui de voir où il sera le plus utile et à nous de le convaincre», affirme-t-il admettant que les soutiens de Nicolas Hulot se réuniront quand même.
Du côté des équipes d’Eva Joly - lancées sur orbite – on semble bien plus occupé par l’explosion qui vient d’avoir lieu à Marcoule que par les états d’âme - « adolescents » peut-on lire sur Twitter - de Nicolas Hulot. «Plus on a de soutien mieux on se porte», avoue toutefois Jean-Vincent Placé.«Il s'était lui-même engagé à soutenir le candidat EELV quelque soit le gagnant de la primaire», rappelle le N°2 des Verts qui «attend de lui qu'il soit à la hauteur des convictions qu'il a». La porte reste ouverte et les hulotistes veillent. Reste à savoir si Hulot supportera de jouer les seconds rôles...
Dans une lettre envoyée le weekend dernier à ses soutiens, il annule purement et simplement la réunion qui devait avoir lieu avec eux pour décider de la suite à donner à son engagement et acte son incompatibilité d’esprit avec EELV. Fataliste, il estime que « l’issue de la primaire était écrite. Un ou deux mois supplémentaires n’y auraient rien changé » et que « non seulement la greffe n’a pas pris mais il y a eu rejet». Livrant ses convictions, il dresse un portrait en creux - peu flatteur - d’EELV. « S’ouvrir n’est pas se renier (…) Doit-on désormais vivre et discuter en vase clos ? » interroge-t-il renvoyant le mouvement à son manque d’ouverture. Surtout il regrette de s’être «renié» lorsqu’il a «été conspué par l’équipe d’Eva » pour avoir évoqué « l’éventualité d’une association avec Borloo». Mais pour la suite, il n’a « pas de réponse à ce jour ». A part qu’il pense «ne pas être une valeur ajoutée pour EELV».
Pour autant, du côté des hulotistes, on ne désarme pas. Pour eux, Nicolas Hulot a vocation à s’engager dans cette campagne «auprès d’Eva Joly, Cecile Duflot et José Bové». « Il se trompe sur son constat, s’il avait eu trois mois de plus, il aurait gagné. Je ne pense pas qu’il y ait eu rejet », veut croire Christophe Rossignol plus optimiste que l’ancien présentateur de TF1. « C’est à lui de voir où il sera le plus utile et à nous de le convaincre», affirme-t-il admettant que les soutiens de Nicolas Hulot se réuniront quand même.
Du côté des équipes d’Eva Joly - lancées sur orbite – on semble bien plus occupé par l’explosion qui vient d’avoir lieu à Marcoule que par les états d’âme - « adolescents » peut-on lire sur Twitter - de Nicolas Hulot. «Plus on a de soutien mieux on se porte», avoue toutefois Jean-Vincent Placé.«Il s'était lui-même engagé à soutenir le candidat EELV quelque soit le gagnant de la primaire», rappelle le N°2 des Verts qui «attend de lui qu'il soit à la hauteur des convictions qu'il a». La porte reste ouverte et les hulotistes veillent. Reste à savoir si Hulot supportera de jouer les seconds rôles...
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