Huchon se couche sur le Grand Paris, les écolos voient rouge
Mercredi 2 Février 2011 à 18:01 | Lu 9211 fois I 58 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, j'écris sur le numérique ainsi que sur les questions de police/justice... En savoir plus sur cet auteur
Les élus écolos franciliens, Cécile Duflot à leur tête, protestent contre l’accord Etat-Région sur le Grand Paris. Selon Huchon a renié ses engagements face au gouvernement.
C’est une sorte d’ouverture à l’envers : Jean-Paul Huchon, le président PS de la Région Ile-de-France, a conclu un « accord historique » avec Maurice Leroy, ministre de la Ville, et Nathalie Kosciusko-Morizet, ministre de l’Ecologie, sur le sujet. Un accord qui prévoit notamment 32,4 milliards d’euros pour développer les transports publics dans la région. Le projet phare est la réalisation d’un métro automatique à travers la banlieue d’ici 2025, il fera 150 kilomètres et traversera 50 gares.
Un accord qui a causé une belle polémique politique. En effet, les élus écolos s’opposent à ce texte se plaignant d'avoir été mis de coté par Huchon. Cécile Duflot, présidente du groupe, a dénoncé « un projet qui n'est pas financé, et qui repose sur du sable ». Le lendemain de la signature, elle a même claqué la porte de la Commission permanente du Conseil. L’assemblée régionale doit encore valider le projet final.
Un accord qui a causé une belle polémique politique. En effet, les élus écolos s’opposent à ce texte se plaignant d'avoir été mis de coté par Huchon. Cécile Duflot, présidente du groupe, a dénoncé « un projet qui n'est pas financé, et qui repose sur du sable ». Le lendemain de la signature, elle a même claqué la porte de la Commission permanente du Conseil. L’assemblée régionale doit encore valider le projet final.
Huchon cherche du soutien
Les écolos protestent notamment sur deux points précis. D’une part, selon eux, l’accord prévoit le passage du métro par le futur technopôle de Saclay. Les écolos auraient préféré un bus pouvant évoluer vers un tramway. C’était la position défendue par… Jean-Paul Huchon lui-même, une semaine avant la signature de l’accord dans une lettre envoyée à Maurice Leroy. Mais l'entourage du Président signale à Marianne2 que les écolos ont « mal lu » l'accord qui ne fixe pas encore ce point de passage du métro. La Datar (délégation interministérielle à l’aménagement du territoire et à l’attractivité régionale) doit boucler le tracé d’ici fin mars. Second point de désaccord : les écolos trouvent insuffisant le nombre de gares desservies. Huchon leur a rétorqué qu’il a obtenu sept gares de plus que prévu.
Reste à savoir, pourquoi Jean-Paul Huchon a laché du lest. Politiquement, il a, certes, perdu le soutien des écolos, mais obtenu celui de la droite sur le Grand Paris. A la gauche de la gauche, la position est plus bancale. Gabriel Massou, président du groupe Front de gauche-PCF, a jugé que « l'accord, tel qu'il est, peut devenir historique ». Mais d’autres élus derrière Pascale Le Néouannic, Front de gauche et alternatifs, s’opposent au texte actuel.
Et du soutien politique, Jean-Paul Huchon en a besoin. Son élection à la tête de la Région en mars 2010 a été contestée devant le Conseil d’Etat par Paul Midy, membre de la direction des Jeunes UMP. Ce militant argue qu’une campagne de communication sur les transports publics a été mise en oeuvre six mois avant le scrutin, chose interdite par une loi de 1990 modifiée en 1996. L’affaire a été renvoyée devant le Conseil Constitutionnel, Huchon ayant déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité contre la loi en jeu dans cette affaire. Réponse dans les trois mois.
Reste à savoir, pourquoi Jean-Paul Huchon a laché du lest. Politiquement, il a, certes, perdu le soutien des écolos, mais obtenu celui de la droite sur le Grand Paris. A la gauche de la gauche, la position est plus bancale. Gabriel Massou, président du groupe Front de gauche-PCF, a jugé que « l'accord, tel qu'il est, peut devenir historique ». Mais d’autres élus derrière Pascale Le Néouannic, Front de gauche et alternatifs, s’opposent au texte actuel.
Et du soutien politique, Jean-Paul Huchon en a besoin. Son élection à la tête de la Région en mars 2010 a été contestée devant le Conseil d’Etat par Paul Midy, membre de la direction des Jeunes UMP. Ce militant argue qu’une campagne de communication sur les transports publics a été mise en oeuvre six mois avant le scrutin, chose interdite par une loi de 1990 modifiée en 1996. L’affaire a été renvoyée devant le Conseil Constitutionnel, Huchon ayant déposé une Question Prioritaire de Constitutionnalité contre la loi en jeu dans cette affaire. Réponse dans les trois mois.
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