Hollande et Borloo en zakuskis de la politique
Lundi 11 Avril 2011 à 05:01 | Lu 7347 fois I 71 commentaire(s)
SuperNo - Blogueur associé
L'actualité politique de la semaine s'est portée sur François Hollande et Jean-Louis Borloo. SuperNo retrace leur parcours à sa façon.
Hollande et Borloo, vous vous rendez compte ?
Hollande ? Le gars qui posait dans Paris-Match en 2004 avec Sarkozy pour imposer le « OUI » au référendum, signifiant clairement aux Français qu'il n'y avait plus d'alternative® ? Le gars qui par la suite, quand Sarkozy s'est assis sur les résultats de ce référendum pour le faire passer en force, à la Nord-Coréenne, loin de s'y opposer, de s'en scandaliser, a au contraire accompagné ce processus scélérat ?
Être d'accord avec Sarkozy sur l'Europe, c'est en réalité être d'accord sur presque tout. C'est ce que Fakir appelle la « gauche de droite ». Cette « gauche » qui n'était pas au second tour en 2002. Cette gauche soumise aux marchés, aux diktats des agences de notation. Cette soupe libérale qui sert de trame à la plupart des gouvernements occidentaux, de droite comme de « gauche ». On discute sur telle ou telle taxe, sur telle ou telle « baisse de charge », mais dans les faits, on est d'accord pour faire du monde un terrain de jeu où les travailleurs de tous les pays entrent en compétition pour le profit de gras actionnaires de multinationales ou des financiers qui pompent sans vergogne la richesse issue de la sueur des travailleurs. Un monde qui court après une chimérique « croissance infinie », sans écouter les lanceurs d'alertes qui hurlent dans le vide et les supplient d'arrêter immédiatement sous peine d'envoyer l'attelage dans le mur…
Hollande, souvenez-vous, ne trouvait pas grand chose à redire à la « réforme » sarkozyste des retraites. C'est quand même un signe, non ?
Hollande a changé, paraît-il. Il sort avec une belle journaliste de Paris-Match, il était grassouillet, il est devenu svelte. J'aurais préféré qu'il reste gros, et qu'il devienne de Gauche, mais c'était sûrement plus compliqué…
Borloo ? L'avocat d'affaires de Tapie ? Le charognard désosseur de petites boîtes ? Le fossoyeur de l'écologie, qui a confisqué tout débat au profit de son « Grenelle », dont, comme disait Nicolino l'autre jour chez Mermet, on serait bien en peine de trouver ce qu'il en reste ? Le type qui, il y a un an à peine, a signé les autorisations d'exploitation du gaz de schiste et fait mine de le regretter aujourd'hui ? Sa chevelure et sa grande gueule et son ambition démesurée sont ses seuls programmes.
Et quels sont ses soutiens ? Morin ? Bockel ? Sans rire ? Ces traîtraillons de seconde zone, ces politicards sans envergure, avaient déjà trahi leur camp en 2007 pour aller à la soupe sarkozyste. Ils trahissent aujourd'hui le même Sarkozy en subodorant que la distribution de potage bien fumant pourrait finalement se faire ailleurs… Des opportunistes, sans la moindre conviction, ce qui facilite évidemment leurs incessantes girations…
Et ce n'est pas fini ! L'odeur de la soupe a attiré Rama Yade, qu'il serait pourtant assez présomptueux d'élever au rang de sommité de la politique française. Et… Raffarin ! Là, il y a de quoi se la mordre ! Il suffit de revenir 7 ans en arrière pour se rappeler que ce gredin avait mis, avec l'aide de Fillon d'ailleurs, la France dans la rue à force de casse sociale…
Avez-vous vous le film de Pierre Carles « Attention danger travail » ? On y voit notamment une scène hallucinante où Raffarin fait un discours lamentable à l'université d'été du MEDEF (ses prescripteurs, donc), jouant avec ses lunettes, les enlevant, les remettant… Un grand moment que l'on devrait rediffuser au JT de 20 heures, histoire de rappeler à tout un chacun qui est Raffarin, celui qui faisant mine de s'apitoyer sur le sort de la « France d'en bas » alors que toute sa politique était axée sur les intérêts de celle « d'en haut »…
Borloo veut aussi travailler avec les « écologistes raisonnables ». C'est quoi, un « écologiste raisonnable » ? Un type qui veut remplacer 30 millions de voitures à pétrole par 40 millions (ben oui, c'est ça, la croissance) de voitures électriques ?
A l'automne dernier, tout le monde voyait Borloo premier ministre. Si Sarkozy avait fait ce choix, Borloo aurait aujourd'hui été le premier de ses courtisans, défendant l'indéfendable et fustigeant ceux qui a droite tenteraient de se démarquer… Au lieu de cela, il va devoir critiquer un gouvernement auquel il participe depuis le début… Pitre pitoyable.
Sarkozy ne voyait pas « Gainsbourg premier ministre ». Qui verrait aujourd'hui « Gainsbourg président » ?
Hollande, Borloo. Ces deux mecs sont des bouffons, des guignols dont le seul rôle est de faire vendre du papier en période creuse, d'occuper la scène, de faire le lever de rideau, la première partie, pendant les quelques mois qui précèdent l'entrée en scène des vedettes derrière lesquelles ils s'effaceront aussitôt contre la promesse d'un bon maroquin… Après, Sarkozy et DSK se battront pour savoir qui affrontera Marine le Pen au second tour…
Être d'accord avec Sarkozy sur l'Europe, c'est en réalité être d'accord sur presque tout. C'est ce que Fakir appelle la « gauche de droite ». Cette « gauche » qui n'était pas au second tour en 2002. Cette gauche soumise aux marchés, aux diktats des agences de notation. Cette soupe libérale qui sert de trame à la plupart des gouvernements occidentaux, de droite comme de « gauche ». On discute sur telle ou telle taxe, sur telle ou telle « baisse de charge », mais dans les faits, on est d'accord pour faire du monde un terrain de jeu où les travailleurs de tous les pays entrent en compétition pour le profit de gras actionnaires de multinationales ou des financiers qui pompent sans vergogne la richesse issue de la sueur des travailleurs. Un monde qui court après une chimérique « croissance infinie », sans écouter les lanceurs d'alertes qui hurlent dans le vide et les supplient d'arrêter immédiatement sous peine d'envoyer l'attelage dans le mur…
Hollande, souvenez-vous, ne trouvait pas grand chose à redire à la « réforme » sarkozyste des retraites. C'est quand même un signe, non ?
Hollande a changé, paraît-il. Il sort avec une belle journaliste de Paris-Match, il était grassouillet, il est devenu svelte. J'aurais préféré qu'il reste gros, et qu'il devienne de Gauche, mais c'était sûrement plus compliqué…
Borloo ? L'avocat d'affaires de Tapie ? Le charognard désosseur de petites boîtes ? Le fossoyeur de l'écologie, qui a confisqué tout débat au profit de son « Grenelle », dont, comme disait Nicolino l'autre jour chez Mermet, on serait bien en peine de trouver ce qu'il en reste ? Le type qui, il y a un an à peine, a signé les autorisations d'exploitation du gaz de schiste et fait mine de le regretter aujourd'hui ? Sa chevelure et sa grande gueule et son ambition démesurée sont ses seuls programmes.
Et quels sont ses soutiens ? Morin ? Bockel ? Sans rire ? Ces traîtraillons de seconde zone, ces politicards sans envergure, avaient déjà trahi leur camp en 2007 pour aller à la soupe sarkozyste. Ils trahissent aujourd'hui le même Sarkozy en subodorant que la distribution de potage bien fumant pourrait finalement se faire ailleurs… Des opportunistes, sans la moindre conviction, ce qui facilite évidemment leurs incessantes girations…
Et ce n'est pas fini ! L'odeur de la soupe a attiré Rama Yade, qu'il serait pourtant assez présomptueux d'élever au rang de sommité de la politique française. Et… Raffarin ! Là, il y a de quoi se la mordre ! Il suffit de revenir 7 ans en arrière pour se rappeler que ce gredin avait mis, avec l'aide de Fillon d'ailleurs, la France dans la rue à force de casse sociale…
Avez-vous vous le film de Pierre Carles « Attention danger travail » ? On y voit notamment une scène hallucinante où Raffarin fait un discours lamentable à l'université d'été du MEDEF (ses prescripteurs, donc), jouant avec ses lunettes, les enlevant, les remettant… Un grand moment que l'on devrait rediffuser au JT de 20 heures, histoire de rappeler à tout un chacun qui est Raffarin, celui qui faisant mine de s'apitoyer sur le sort de la « France d'en bas » alors que toute sa politique était axée sur les intérêts de celle « d'en haut »…
Borloo veut aussi travailler avec les « écologistes raisonnables ». C'est quoi, un « écologiste raisonnable » ? Un type qui veut remplacer 30 millions de voitures à pétrole par 40 millions (ben oui, c'est ça, la croissance) de voitures électriques ?
A l'automne dernier, tout le monde voyait Borloo premier ministre. Si Sarkozy avait fait ce choix, Borloo aurait aujourd'hui été le premier de ses courtisans, défendant l'indéfendable et fustigeant ceux qui a droite tenteraient de se démarquer… Au lieu de cela, il va devoir critiquer un gouvernement auquel il participe depuis le début… Pitre pitoyable.
Sarkozy ne voyait pas « Gainsbourg premier ministre ». Qui verrait aujourd'hui « Gainsbourg président » ?
Hollande, Borloo. Ces deux mecs sont des bouffons, des guignols dont le seul rôle est de faire vendre du papier en période creuse, d'occuper la scène, de faire le lever de rideau, la première partie, pendant les quelques mois qui précèdent l'entrée en scène des vedettes derrière lesquelles ils s'effaceront aussitôt contre la promesse d'un bon maroquin… Après, Sarkozy et DSK se battront pour savoir qui affrontera Marine le Pen au second tour…
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