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Grand Emprunt : êtes-vous Fillon ou Guaino ? Le Figaro a choisi...

Philippe Cohen - Marianne | Mardi 10 Novembre 2009 à 14:01 | Lu 4199 fois

Depuis l'appel des 63 élus de l'UMP en faveur d'un Grand Emprunt, Henri Guaino est la cible favorite des inspecteurs des finances, mais aussi des éditorialistes du Figaro. Comme Monsieur Yves de Kerdrel ce matin. Mais sans liberté de blâmer Guaino, il n'est point d'éloge flatteur pour Fillon....



C'était ce matin dans le Figaro (Non pas de lien, il ne le mérite pas apparemment) L'éditorialiste Yves de Kerdrel a pris sa plus belle plume pour décrypter ce qui se passe dans la machine élyséenne.
Un esprit clair ce Kerdrel. Dans une autre vie, il aurait pu être surveillant général de lycée ou chef de chambrée d'armée dans les années 1950. Bon, je vous la fais courte, on ne va pas y passer la journée.
Soit un pays endetté, trèèèèès endetté, la France.
Soit un conseiller qui adore dépenser l'argent qu'il n'a pas. Au nom du social. Parce que c'est plus confortable d'être généreux. Voilà Henri Guaino. Un « Père Joseph ». « Une plume du président qui utilise davantage les micros que le stylo », son métier de base (dont on devine que Kerdrel, lui adorerait l'excercer... mais chut).

Soit un type qui travaille dans l'ombre. Pour le bien de la France. A Matignon. Lui, il tombe pas dans la com, il déteste dépenser l'argent du pays, il dit la vérité aux Français : « Lorsqu'il a déclaré, voici deux ans déjà que la France était en état de faillite, il disait la vérité toute crue, toute nue » (Ah, elle est pas belle ma vérité sous les traits d'une femme nue, crue ?)
Bon, zavez deviné, il s'agit du brave Fillon, lui aussi de l'écurie Séguin, mais lui, il n'a pas mal tourné comme Guaino; c'est pas un bourrin de l'écurie Séguin, comme l'autre.... Et l'incroyable somme des réformes du Président - une chaque lundi, c'est d'ailleurs bien ce qui commence à agacer sérieusement les Français - c'est lui Fillon.
Alors, bon. Ce n'est pas qu'on tient absolument à défendre Henri Guaino, non, qui devrait se demander plus souvent à quoi il sert dans les équipes Sarkozy. Mais ici, on a furieusement envie d'attaquer ceux qui l'attaquent...

La haine du fils structure la famille Dassault


En passant, si Kerdrel ne fait pas dans la dentelle, c'est peut-être (à moins que ça soit involontaire) que son article cible, derrière Guaino, les 63 élus de l'UMP qui soutiennent la démarche - irresponsable selon de Kerdrel - du Grand Emprunt. Or, tenez-vous  bien, il y a, parmi les signataires, un député nommé Dassault. Pas l'ex-maire de Corbeil-Essonne, son fils, Olivier. Il est vrai que ledit Olivier est aussi cordialement détesté par son père que Serge Dassault fut haï par son propre père. Dans cette famille, la détestation des fils fait partie de la structure parentale comme aurait dit Lévi-Strauss, ou, encore mieux, Lacan. Fermons la parenthèse. 

Fillon, c'est
« l'anti-Guaino », écrit de Kerdrel, qui poursuit son éloge, aussi léger qu'une attaque de B52, jusqu'à la fin de son interminable papier : « Ni un Pinay avec sa bonhomie rassurante. Ni un Raymond Barre avec ses traités d'économie. {Merci pour eux, Dieu ait leur âme!} François Fillon a le mérite d'avoir à la fois les pieds dans la glaise de la Sarthe et la tête dans l'Europe de l'après-crise. C'est ce qui en fait l'homme irremplaçable de la seconde moitié du quinquennat. »
Ah bon, Fillon le père courage serait menacé  d'être envoyé à sa Sarthe de glaise et de rillettes ? Mince alors, il y a le feu au lac, alors! Et si je puis me permettre, il y en a une autre qui doit se faire du souci, c'est Myriam Lévy, ex-Figaro, qui travaille déjà à Matignon. Avec de Kerdrel, elle dispose d'un sérieux concurrent!



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