Globalisation : l'innovation seule ne suffira pas aux pays développés
Dimanche 1 Mai 2011 à 16:01 | Lu 5356 fois I 0 commentaire(s)
Julien Landfried - Slate.fr
En situation de libre-échange, l'innovation et la spécialisation permettent-elles aux pays développés de soutenir la concurrence face aux pays émergents ? Selon Julien Landfried*, cette idée reçue inspirée de la théorie des avantages comparatifs de Ricardo ne tient pas face au développement technologique exponentiel de ces pays émergents.
Dans un univers libre-échangiste, où les pays émergents cumulent armée industrielle de réserve de travailleurs à bas coûts et progression exponentielle de leurs capacités technologiques, les ex-économies industrialisées n’ont plus les moyens de riposter.
Pour de nombreux économistes, journalistes économiques mais aussi responsables politiques, une antienne voudrait qu’une innovation plus soutenue permette à l’économie française de faire face à la concurrence des pays émergents. Ce raisonnement, pourtant, ne résiste pas à l’analyse.
Pour de nombreux économistes, journalistes économiques mais aussi responsables politiques, une antienne voudrait qu’une innovation plus soutenue permette à l’économie française de faire face à la concurrence des pays émergents. Ce raisonnement, pourtant, ne résiste pas à l’analyse.
Les partisans du libre-échange tel qu’il est pensent en effet qu’un effort supplémentaire d’innovation par la recherche et développement serait de nature non seulement à nous protéger de la concurrence étrangère mais aussi à redévelopper l’emploi industriel dans les prochaines années. On reconnaît là un argument issu de la théorie des avantages comparatifs de Ricardo: pour bénéficier du libre-échange, il est nécessaire de se spécialiser, et de préférence sur les secteurs à plus forte valeur ajoutée.
A ce stade du raisonnement, il faut d’abord signaler que les partisans du libre-échange font de la sorte aveu de leur excessif optimisme passé (...)
Retrouvez la suite de cette tribune de Julien Landfried sur Slate.fr.
A ce stade du raisonnement, il faut d’abord signaler que les partisans du libre-échange font de la sorte aveu de leur excessif optimisme passé (...)
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