Connectez-vous S'inscrire
Marianne2

Gérard Collomb est Frêche, so Frêche

Régis Soubrouillard - Marianne | Mardi 23 Février 2010 à 11:08 | Lu 7802 fois

Invité ce matin de Jean-Michel Aphatie, Gérard Collomb, le sénateur maire de Lyon, a exprimé son soutien à Georges Frêche, fustigeant les arrières-pensées purement politiciennes de la direction du Parti. Le PS n'en a pas fini avec la bataille des courants.



Gérard Collomb est Frêche, so Frêche
« La direction dépasse les bornes ». Vent debout, Gérard Collomb, le maire de Lyon a mis les pieds dans le plat Frêche en pointant l’attitude de la direction du PS.  Dans cette affaire, « je ne serais pas réintervenu, je pensais qu'il fallait calmer les choses mais lorsque j'ai entendu qu'on allait exclure quarante amis du parti socialiste, qui depuis 20 ans se battent sur le terrain, je me suis dis: « là, il faut intervenir, parce qu'on dépasse les bornes » a tempêté le sénateur ce matin sur RTL. 

La première secrétaire qui pensait en avoir fini avec les batailles de courants a pris la décision de trop : le Bureau national du parti doit entériner ce soir l'exclusion des 59 socialistes candidats sur la liste Frêche, parmi lesquels les cinq patrons de fédération et le président du conseil général du Gard. Tous coupables de «s'être mis en dehors du parti» en se présentant face à la candidate officielle du PS, la maire de Montpellier Hélène Mandroux.

Une décision motivée par de pures visées politiciennes selon Gérard Collomb, qui voit dans les saillies de Frêche une simple question de style et le ressac des éternelles chicaillades Paris-Province  : «On peut dire beaucoup de choses de lui, que c'est une grande gueule, qu'il n'a pas toujours le style. Mais Georges Frêche antisémite, ça je peux témoigner du contraire. Martine Aubry veut faire coup double: se débarrasser des fédérations PS du Languedoc-Roussillon », plutôt favorables à « Dominique Strauss-Kahn » ou François Hollande, tout en s'élevant « au nom de la vertu », a-t-il analysé.

Bref autant de « petites manœuvres pour se débarrasser de Georges Frêche, je crois que cela ne grandit pas le PS » a expliqué le maire de Lyon qui se rendra aujourd’hui à Montpellier pour afficher son soutien à Georges Frêche. 

Pas franchement renommé pour ses prises de position révolutionnaires, Gérard Collomb, le social-démocrate, tendance libérale, ne s’est jamais montré aussi ouvert d’esprit. Interrogé également par Jean-Michel Aphatie sur la décision de Georges Frêche, prise en conseil d’agglomération, de mettre une statue de Mao et de Lénine place du XXème siècle, Collomb a botté en touche : « vous savez Georges Frêche est un amateur d’art contemporain et l’art contemporain c’est la provocation. Je vais lui en parler, je lui dirai qu’il ne prenne pas, peut-être, Mao. Pour Lénine, certains au PS ne sont pas aussi catégoriques que je le serais ». Sûr qu’avec un peu moins de Mao ici et un peu de Lénine là, nos deux alliés trouveront un compromis qui satisfera tout le monde, car « là où il y a une volonté, il y a un chemin ». Tiens, on dirait du Mao…



Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Partager Partager


Dans la même rubrique :
< >

Jeudi 9 Septembre 2010 - 05:01 Belgique: Kramer contre Kramer, c'est pas pour demain

Jeudi 9 Septembre 2010 - 05:01 Retraites: les syndicats piétinent le scénario de l'Elysée



  • Publiez vos commentaires
  • Mettez en favori vos articles préférés
  • Suivez l'activité des membres


La newsletter Marianne Le groupe Facebook Marianne Marianne sur Twitter Marianne sur votre Mobile






© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72