Connectez-vous S'inscrire
Marianne2

Exclusif: Chatel veut supprimer l'histoire-géo en terminale S

Jacques Sapir - Professeur à l’EHESS | Lundi 23 Novembre 2009 à 16:38 | Lu 28999 fois

Obsession de longue date de l'UMP, la disparition des humanités dans les classes est à l'ordre du jour. Le ministre de l'éducation nationale devrait annoncer dans les jours qui viennent la suppression de l'histoire et de la géographie comme matières obligatoires dans les classes scientifiques.



On vient d’apprendre que le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Il se propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel. Ce nouvel épisode de la réformite aiguë de tout Ministre de l’Éducation Nationale laisse anéanti et scandalisé. Ceci d’autant plus que ce n’est pas trahir un secret que de révéler que le Ministère avait commencé par reculer et par admettre que sa réforme n’était pas fondée, en rétablissant l’Histoire et la Géographie dans le cursus des disciplines obligatoires en Terminale Scientifique.



On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens qui veulent à tout prix conserver à cette terminale son caractère de « pureté » ont dû être très fortes ces derniers jours. Cela aboutit à une décision qui privera plus de la moitié des lycéens de Terminale d’un enseignement tout à fait nécessaire.

Cette question ne concerne pas que les historiens et géographes, même si l’on ne doit pas s’étonner que ces derniers protestent très vigoureusement. Ancien élève de ce que l’on appelle une Terminale Scientifique (une Terminale C en l’occurrence), économiste et spécialiste en recherches stratégiques, je me suis senti personnellement interpellé par cette mesure.




Tout le monde peut comprendre, au vu de ce qu’est un lycéen aujourd’hui, et plus particulièrement dans une section scientifique avec une spécialisation renforcée par la réforme, qu’une telle décision va aboutir à la suppression totale de cet enseignement. Très peu nombreux seront les élèves qui prendront une telle option. Nous ne devons donc nourrir aucune illusion. Le caractère démagogique de la mesure est évident dans la mesure où il fait reposer sur les élèves la décision de prendre ou de ne pas prendre les cours d’Histoire et Géographie à un moment où la spécialisation de la filière vient d’être réaffirmée.




Alors que, aujourd’hui, plus de 50% des élèves ont choisi la Terminale Scientifique, ceci revient à enlever l’enseignement d’Histoire et Géographie à cette même proportion. Quand bien même on arriverait dans le cours de la réforme à faire baisser ce nombre vers le 35%, ceci resterait absolument inacceptable.

Seul le rétablissement de l’Histoire et de la Géographie dans le cadre de cours obligatoires peut garantir qu’elles seront suivies par les élèves des Terminales Scientifiques.




Il faut alors souligner l’incohérence profonde de cette décision. Elle survient au moment même où, de la commémoration de l’anniversaire de la mort de Guy Môquet au grand débat sur « l’identité nationale », en passant par le projet d’un musée de l’Histoire de France, la question de l’Histoire, mais aussi de la Géographie (car la conscience nationale s’enracine dans des pays et des paysages) occupe une place centrale dans notre pays. Contrairement à d’autres, je ne pense pas que le débat sur l’identité nationale puisse être évité, mais je pense qu’il doit être soigneusement défini pour éviter les dérapages.




On se souvient du livre de Fernand Braudel L’Identité de la France, et de la place qu’il donnait à la fois aux paysages, à leur construction sociale, et à l’Histoire dans la production d’un sentiment national. La définition de ce dernier ne saurait renier ce qu’il doit à ces deux disciplines. Dans l’identité nationale, il y a aussi l’histoire des luttes sociales qui permet de comprendre la spécificité de chaque culture politique. Ce n’est pourtant pas à un homme de Gauche que nous devons de nous rappeler de ce que l’histoire du progrès de la civilisation est aussi celle de la lutte des classes. C’est à François Guizot que revient l’honneur de la formule, et Marx lui en avait donné crédit. Que penser d’une histoire qui serait réduite à sa plus simple instantanéité ?

Ou alors, mais on n’ose croire que tel soit le projet du gouvernement, cela reviendrait implicitement à faire reposer ce sentiment national, cette « identité française » sur une couleur de peau ou une religion. Ceci impliquerait pour le coup une rupture absolument radicale avec ce qui fait l’essence même du sentiment national en France.


On peut alors s’interroger sur la logique d’une telle politique qui prétend faire de la conscience nationale une priorité, qui va même jusqu’à créer à cette fin un Ministère de l’Intégration, et qui projette de la retirer en réalité à la moitié des élèves de Terminale. Ce n’est plus de l’incohérence, c’est de la schizophrénie pure et simple.


Quels citoyens voulons-nous pour demain ?

Au-delà, les raisons sont nombreuses qui militent pour le maintien d’un enseignement d’Histoire et de Géographie pour les Terminales Scientifiques.

Dans la formation du citoyen, ces disciplines ont un rôle absolument fondamental. La compréhension du monde contemporain, de ses crises économiques ou géostratégiques, des rapports de force qui se nouent et se dénouent en permanence entre les nations, implique la maîtrise de l’Histoire et de la Géographie. Est-ce à dire que, pour le Ministère de l’Éducation Nationale, les élèves des Terminales Scientifiques sont appelés à être des citoyens de seconde zone ? Est-ce à dire que l’on n’attend plus d’un mathématicien ou d’un physicien qu’il soit aussi un citoyen ?


Ou bien, voudrait-on ici organiser à terme une France à deux vitesses où d’un côté on aurait de grands décideurs dont la science serait au prix de leur conscience, et de l’autre le simple citoyen auquel on pourrait laisser ce savoir si nécessaire car devenu sans objet dans la mesure où ce dit citoyen ne pourrait plus peser sur les décisions politiques ?

Il est vrai que l’on peut s’interroger aujourd’hui devant la réduction, sans cesse croissante, de la démocratie à ses simples formes, qui ont elles-mêmes été bafouées comme on l’a vu pour le vote du référendum de 2005.


Par ailleurs, cette décision est en réalité autodestructrice pour notre économie dont on prétend cependant que l’on veut en pousser l’externalisation. Aujourd’hui, dans les formations de pointe, qu’il s’agisse de Polytechnique (Chaire de management interculturel), des autres Grandes Écoles (École des Mines, École des Ponts et Chaussées) ou des Écoles de commerce et de gestion (HEC, ESSEC, SupdeCo, etc…), qui toutes impliquent de la part de l’étudiant une Terminale Scientifique, l’accent est mis sur la compréhension du monde contemporain. Ceci nécessite une formation de base en Géographie (humaine, économique et géopolitique) mais aussi une formation en Histoire afin de fournir les bases de compréhension des évolutions du monde contemporain. 



Ceci correspond à une demande spécifique des entreprises françaises qui sont de plus en plus engagées dans un processus d’internationalisation de leurs activités. Qu’il s’agisse de la question des contrats, ou encore du développement d’activités à l’expatriation, la connaissance des fondements historiques, géographiques et culturels de ces sociétés, qui pour certaines sont très différentes de la nôtre, est absolument indispensable. L’absence de ces disciplines, ou la réduction de leurs horaires à la portion congrue, défavoriseraient considérablement ceux des élèves de Terminale Scientifique qui ne veulent pas s’orienter vers des activités strictement en liaison avec les sciences de la nature.



L'économie a besoin de profondeur

Moi-même, en tant qu’économiste, je ne cesse de mesurer ce que ma discipline doit à l’Histoire (pour l’histoire des crises économiques mais aussi des grandes institutions sociales et politiques dans lesquelles l’activité économique est insérée) mais aussi à la Géographie avec son étude des milieux naturels et humains, des phénomènes de densité tant démographique que sociale. Comment peut-on penser la crise actuelle sans la mémoire des crises précédentes ? Comment peut-on penser le développement de l’économie russe hors de tout contexte, comme si ce pays n’avait pas sa spécificité de par son histoire mais aussi de par son territoire ? Nous savons bien que les processus économiques ne sont pas les mêmes dans les capitales, à Moscou et à Saint-Pétersbourg, et dans les régions.




Pourtant, j’ai fait ma scolarité dans ce que l’on appelait à l’époque une Terminale C, et je ne regrette pas les mathématiques et la physique, qui m’ont été nécessaires justement pour faire de l’économie, pour me frotter à la modélisation, et en mesurer la force mais aussi les limites. Pour dire les choses simplement, si l’on trouve bien en économie des régularités, qui permettent le calcul, ces dernières ne sont que temporaires et en réalité elles n’ont de pertinence que dans un cadre institutionnel précis. Que ce cadre change, et ces régularités changeront aussi.


L’économie ne sera jamais une science construite sur le modèle des sciences de la nature, comme les mathématiques ou la physique ou encore la mécanique. La raison fondamentale est que l’économie, activité humaine, dépend par trop de la subjectivité des acteurs et que cette subjectivité change suivant les contextes mais aussi suivant les changements dans la structure de la « dotation en facteur » que l’on reconnaît à chaque agent.



Michal Kalecki, un grand économiste polonais, disait qu’il y avait deux erreurs qu’un économiste pouvait un jour commettre. La première était de ne pas calculer, et la seconde était de croire en ce qu’il avait calculé ! Ceci me semble bien résumer la double nature de la science économique. Les calculs que l’on peut faire n’ont de pertinence que temporaire et limité, pour tout dire contextuelle. Mais cela ne veut pas dire que dans un contexte donné ils n’aient pas de pertinence.



On voit donc bien que si l’Économie n’est pas bien sûr le simple prolongement de l’Histoire et de la Géographie, elle perd toute pertinence à ne pas se nourrir à ces deux disciplines, et ceci de plus sans que cela soit exclusif d’autres (comme l’Anthropologie ou la Sociologie). L’économie est donc fondamentalement une science sociale, mais une science sociale impliquant le recours étendu à des calculs comme instruments et cela sans que jamais on puisse cependant y voir une « nature » propre de l’économie. À ce titre, ceux qui prétendent vouloir trouver dans les mathématiques la clé de la scientificité de la science économique errent gravement, à la fois en tant qu’économistes et en tant qu’épistémologues.


Il faut donc arrêter cette mesure avant qu’il ne soit trop tard, et pour cela susciter le mouvement de protestation le plus important et le plus large possible. Le Ministère doit impérativement réintégrer l’Histoire et la Géographie parmi les matières obligatoires en Terminale Scientifique !




Accueil Accueil    Envoyer Envoyer    Imprimer Imprimer    Partager Partager

Du plus récent au plus ancien | Du plus ancien au plus récent

237.Posté par M'sieur Piero le 01/12/2009 17:37

"La responsabilité sociale des chercheurs exige qu'ils respectent des normes très rigoureuses de qualité et d'intégrité scientifique, diffusent leurs connaissances, participent au débat public et forment les jeunes générations. Il conviendrait que les pouvoirs publics respectent leur action en ce sens. Les programmes d'enseignement des sciences devraient inclure l'éthique scientifique, ainsi qu'une formation concernant l'histoire, la philosoph...

236.Posté par Ronan le 29/11/2009 14:55

Et comment je fais, moi si je veux embaucher des ingénieurs en système d'informations géographiques (SIG) ? J'attends qu'ils sortent de leurs écoles d'ingé pour leur apprendre la géo ? Depuis quand est-ce que la géo n'est plus (aussi) une matière scientifique ??

Quel gouvernement de merde... C'est sûr, des dirigeants aussi stupides, faut vraiment les avoir mérité pour se les taper...

235.Posté par phildur68 le 29/11/2009 14:25

Durant toute ma scolarité, j'étais particulièrement nul en hist-géo. Mais je suis fréquemment surpris de mes connaissances accumulées au fond de mon cerveau et qui ressortent de temps en temps à l'occasion d'une discussion ou d'une lecture. Je n'ose pas imaginer les effets sur nos générations futures si l'ouverture à l'histoire et la géographie se limitent aux programmes TV du groupe Bouygue.
Brrrr....

234.Posté par Varilite le 29/11/2009 09:06

Je ne suis pas surpris de cette annonce; elle ne vaut rien comme tout ce que font les gouvernements successifs en matière d'éducation mais ça permet de parler de réforme et d'action pour mieux dissimuler le fait qu'on ne y fait pas grand chose. DE toute façon, les terminales scientifiques, à en croire les professeurs de classes préparatoires que je connais, ne valent déjà plus ripette par rapport au niveau d'accès aux grandes écoles ... Avoir vo...

233.Posté par veroniq le 29/11/2009 06:48

qu'est-ce qu'il attend Chatel pour effacer les grottes de Lascaux ?

232.Posté par olimans le 28/11/2009 14:48

@207.Posté par Lycéenne

Merci pour ce commentaire documenté et objectif. En effet, on ne peut pas se plaindre de tout et de son contraire.
En quoi le fait de ne pas faire d'histoire-géo en terminale empêcherait-il de s'informer et d'avoir un avis sur la société qui nous entoure? L'enseignement n'a pas vocation à fournir un savoir encyclopédique mais à amener chaque citoyen élève à s'informer et à réfléchir par lui-même.
Il est aussi vrai que b...

231.Posté par Gwenaëlle le 28/11/2009 13:49

"A l'intention de notre ministre de l'Education Nationale,

Je vous rappelle, Monsieur, que l'Histoire et la Géographie sont des matières scientifiques.
On parle de sciences historiques, de sciences géographiques. Monsieur Chatel, je vous conseille vivement de reprendre votre place sur les bancs d'école pour apprendre ce que sont les sciences.
Si vous le désirez, de nombreux scientifiques (professeurs d'histoire-géo, professeurs d'historiograph...

230.Posté par GUGUS le 27/11/2009 20:35

Avec la chute du mur, pas celui entre les USA et le Mexique, on nous a dit que la main invisible du marché constituait la fin de l'histoire. ( Fukuyama ).
Chatel ne fait que mettre en application cette théorie chère à Bush, Tchatcher, Blair, Strauss Khan, Cambadelis, Moscovici, Valls, Sarkozy, et tous les autres du même genre.
Pourquoi apprendre l'histoire, seule la loi du fric fait la loi....et il va s'en trouver en 2012 pour ne pas s'en rend...

229.Posté par astruc le 27/11/2009 16:04

Ce qui m'étonne dans cette discussion c'est que personne ou presque ne parait penser
au fait que la langue est d'abord le moyen de se faire comprendre ! Une nouvelle édition complète du Littré , outil de travail préféré des Grands écrivains , a été publiée il y a deux ou trois ans . J'ai failli l'acheter malgré son prix quand je me suis aperçu que les racines grecques n'y figuraient pas . J'ai téléphoné à l'éditeur qui m'a dit que ça n'avait p...

228.Posté par bibi le 27/11/2009 15:43

"Connaitre l'histoire c'est connaitre l'avenir".
C'est marrant, je croyais que la filière S faisait partie du Bac GENERAL?
Bah non plus maintenant la culture GENERAL est évincée au profit de la spécialisation.
L'homme moderne idéal pour la société mondialo-capitaliste sera un homme métis (très en vogue en ce moment) sans culture sans histoire, donc sans avenir.
Un vrai con-sommateur employé modèle.
Cela correspond bien au débat sur l'identité ...

227.Posté par Caton le 27/11/2009 15:11

L'attachement à l'histoire, est autant de droite que de gauche : grosso modo, depuis deux siècles, on peut les distinguer par le fait que le mythe de la droite est plutôt celle del'âge d'or et que le mythe de la gauche est plutôt celui du progrès : les uns s'appuient sur le passé, les autres imaginent l'avenir. Cela veut dire que droite et gauche ont besoin de l'histoire. La diminution de la place de l'histoire ou sa suppression n'est donc ni ...

226.Posté par ARAMIS le 26/11/2009 10:01

Astruc : Et ces "valeurs nationales" là vont malheureusement et uniformément dans la seule logique du CAC 40, bien entendu, puisque les seules valeurs reconnues par ce système excluant reniant celles émanant du passé, ne se basent plus que sur la logique mercantile... ARAMIS

225.Posté par astruc le 25/11/2009 22:46

77 ans : ancien Lauréat du Concours Général de littérature Française , préfet honoraire , ancien chef d'entreprise , je n'ai jamais été gêné dans l'exercice de mes nombreuses activités
par mon ignorance en mathématiques . J'ai eu par contre de plus en plus de mal à comprendre
mes jeunes subordonnés qui ne connaissaient pas leur langue maternelle .
J'étais obligé de commencer par leur apprendre le français avant de commencer à leur apprendre le...

224.Posté par Evidences le 25/11/2009 22:40

Fabien Métro est mort d'avoir trop réfléchi.

223.Posté par libert le 25/11/2009 17:40

Ben quoi franchement ça serre à quoi l'histoire...

Qui peut bien s'intéresser au siècle des lumières, à la révolution, à la monté des nationalismes, à Vichy, aux camps de concentrations, à la guerre d'Algérie etc.. Que de temps perdu et surtout qu'on en finisse aussi avec ces formalités, style 11 novembre, 14 juillet et j'allais oublier le 1er mai (bien que cela ne soit pas exhaustif) .
Et vive halloween...

En ces temps où tout est consacré au...

222.Posté par Voltaire le 25/11/2009 16:44

c'est vrai que l'histoire Géo remache les expérience du perpétuel recommencement de nos anciens... il vaut mieux un peuple ignare c'est plus facile pour les fascistes UMPISTES à... Diriger à la bagette et à la langue de bois chère à Coppé //////

221.Posté par Matheux le 25/11/2009 16:23

On attend toujours les références de Jacques Sapir concernant les soit disant pressions des associations de profs de sciences ....
..mais.... Diffamez diffamez il en restera toujours quelque chose .....

220.Posté par Bea, physicienne le 25/11/2009 15:18

"On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens"

n'importe quoi!

A l'image de Jacques Sapir, bcp de profs d'histoire geo et de lettre meprisent les sciences, tandis que les scientifiques en général s'interessent à tout. Non Mr nous ne souhaitons pas la suppression de vos matières! Au contraire! Pourquoi un tel mépris envers les scientifiques? Jalousie quand tu nous tiens....

219.Posté par Bea, physicienne le 25/11/2009 15:13

"On peut supposer que les pressions des associations de mathématiciens et de physiciens"

n'importe quoi: de toute evidence, le journaliste qui ecrit cela est un debile mental!

vous devriez le virer, marienne!

218.Posté par POUDOU le 25/11/2009 12:15

Quand on a un inculte crasse a l' élysée , un beauf qui hait la culture, un compléxé par son manque d'éducation ( en + de sa toute petite taille) ..........................

QUAND J ENTENDS LE MOT CULTURE ...... JE SORS MON REVOLVER

a facho , facho et demi

1 2 3 4 5 » ... 12

Dans la même rubrique :
< >

Lundi 6 Septembre 2010 - 05:01 Retraites : ce que les syndicats doivent faire

Lundi 6 Septembre 2010 - 05:01 Jack Lang: courtisan à Paris, socialiste dans le Nord



  • Publiez vos commentaires
  • Mettez en favori vos articles préférés
  • Suivez l'activité des membres


La newsletter Marianne Le groupe Facebook Marianne Marianne sur Twitter Marianne sur votre Mobile






© Marianne2, droits de reproduction réservés - Marianne - 32, rue René Boulanger - 75484 Paris cedex 10 - Tel : +33 (0)1 53 72 29 00 - Fax : +33 (0)1 53 72 29 72