Et pourquoi pas un débat sur le projet national?
Vendredi 11 Décembre 2009 à 14:01 | Lu 3448 fois I 17 commentaire(s)
Hypos - Blogueuse associé
Et si au lieu de se demander ce que l'on est, on se demandait ce que l'on veut faire ensemble. A vrai dire, c'est comme ça que ça a toujours fonctionné avant qu'on oublie quel était l'objectif. Hypos se propose pour initier le débat.
Chic ! un débat . Merci M’sieur Besson .
J’ai parcouru les réponses sur ce site ( et sur d’autres ) , un peu rapidement je l’avoue. Quelques unes (merci ) sont en lisière de ce sur quoi , pour construire le futur encore mieux, il conviendrait de s’interroger. (A mon sens, pas forcément très partagé, mais qui sait ... ).
En premier lieu, il conviendrait de s’interroger sur le terme « identité », avant de lui accoler le qualificatif «nationale ». Quel individu parmi les surfeurs ici présents est capable de dire qui il est ? Pour moi c’est difficile, même après 63 ans de tâtonnements (rire) . Alors pour un collectif de plusieurs millions d’individus, il sera bien difficile de définir un ego commun ... oups ... lapsus ... une identité commune.
Qui parlera ? au nom de qui ? De qui retiendra-ton les pensées maîtresses ? [Ces questions là sont comme par hasard parmi celles qui bloquent le processus démocratique ( autre débat )]
Seconde question : Qu’est ce qu’une nation , et si elle a une identité , est-elle constituée de l’agrégat des identités d’individus vivants, ou bien est elle trangénérationnelle ? La nation est-elle un être à part entière, pensant, émotionnel, apte à la rationalité ? Et pourquoi un officiant de la République n’emploie-t- il pas l’adjectif républicaine plutôt que nationale ? ( ??? )
Certains ont fait allusion à la devise républicaine. Liberté Egalité Fraternité . ( Qui n’est plus aussi visible qu’autrefois sur les mairies nouvellement construites, soit dit en passant ). Cette approche me convient assez (il faut bien que je me dévoile un peu, plutôt que de ne poser que questions sans réponses comme plus haut). Mais je regrette qu’on affirme que cette devise fait partie de nos fondements, car elle en est loin; la fraternité, entre autres, peine à être mise en œuvre. C’est un peu comme si la France était fière d’un fantasme (positif) qu’elle ne sait assumer. Elle tente de s’en rapprocher asymptotiquement mais trop souvent diverge. Après tout, peut-être la caractéristique essentielle de l’identité nationale est-elle la schizophrénie, ou la non-cohérence de l’idéal et de la construction.
Donc, peut-être vaudrait-il mieux débattre sur le projet national : définir ce que nous voulons être, ce que nous voulons qu’après nous la nation soit, puis y travailler. Nul doute que ce travail serait ( sera ? ) mené en direction d’un idéal de perfection noble. Qui ne pourrait qu’être suivi s’il est exemplaire, par tous, en tous lieux, de toutes origines. Cela me semble plus constructif que la coercition ou le rejet, non ?
« La solidarité me semble devoir être le cœur du débat si l’on veut qu’il soit sain. »
Ana ( Haute Savoie )
A lire aussi sur Courrier International, la dernière tribune de Sarkozy dans le Monde, vue de Belgique (avec en prime un entrefilet sur « Sarkozy, sauveur de la Suisse »)
Retrouvez les articles de Hypos sur son blog
J’ai parcouru les réponses sur ce site ( et sur d’autres ) , un peu rapidement je l’avoue. Quelques unes (merci ) sont en lisière de ce sur quoi , pour construire le futur encore mieux, il conviendrait de s’interroger. (A mon sens, pas forcément très partagé, mais qui sait ... ).
En premier lieu, il conviendrait de s’interroger sur le terme « identité », avant de lui accoler le qualificatif «nationale ». Quel individu parmi les surfeurs ici présents est capable de dire qui il est ? Pour moi c’est difficile, même après 63 ans de tâtonnements (rire) . Alors pour un collectif de plusieurs millions d’individus, il sera bien difficile de définir un ego commun ... oups ... lapsus ... une identité commune.
Qui parlera ? au nom de qui ? De qui retiendra-ton les pensées maîtresses ? [Ces questions là sont comme par hasard parmi celles qui bloquent le processus démocratique ( autre débat )]
Seconde question : Qu’est ce qu’une nation , et si elle a une identité , est-elle constituée de l’agrégat des identités d’individus vivants, ou bien est elle trangénérationnelle ? La nation est-elle un être à part entière, pensant, émotionnel, apte à la rationalité ? Et pourquoi un officiant de la République n’emploie-t- il pas l’adjectif républicaine plutôt que nationale ? ( ??? )
Certains ont fait allusion à la devise républicaine. Liberté Egalité Fraternité . ( Qui n’est plus aussi visible qu’autrefois sur les mairies nouvellement construites, soit dit en passant ). Cette approche me convient assez (il faut bien que je me dévoile un peu, plutôt que de ne poser que questions sans réponses comme plus haut). Mais je regrette qu’on affirme que cette devise fait partie de nos fondements, car elle en est loin; la fraternité, entre autres, peine à être mise en œuvre. C’est un peu comme si la France était fière d’un fantasme (positif) qu’elle ne sait assumer. Elle tente de s’en rapprocher asymptotiquement mais trop souvent diverge. Après tout, peut-être la caractéristique essentielle de l’identité nationale est-elle la schizophrénie, ou la non-cohérence de l’idéal et de la construction.
Donc, peut-être vaudrait-il mieux débattre sur le projet national : définir ce que nous voulons être, ce que nous voulons qu’après nous la nation soit, puis y travailler. Nul doute que ce travail serait ( sera ? ) mené en direction d’un idéal de perfection noble. Qui ne pourrait qu’être suivi s’il est exemplaire, par tous, en tous lieux, de toutes origines. Cela me semble plus constructif que la coercition ou le rejet, non ?
« La solidarité me semble devoir être le cœur du débat si l’on veut qu’il soit sain. »
Ana ( Haute Savoie )
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