Epad: Jean Sarkozy retourne à ses chères études
Jeudi 22 Octobre 2009 à 20:55 | Lu 20703 fois I 165 commentaire(s)
Bénédicte Charles - Marianne
Jean Sarkozy vient de l'annoncer sur France 2 : il renonce à briguer la présidence de l'Epad.
Finalement, non. L'élection, le 23 octobre, de Jean Sarkozy au conseil d'administration de l'Epad devait être un prélude à sa désignation le 4 décembre prochain à la tête de l'établissement . Il n'en sera rien : il a annoncé au 20h de France 2, ce 22 octobre, qu'il renonçait à la présidence de l'Etablissement public d'aménagement de la Défense. Il a dénoncé une «campagne de manipulation et de désinformation». Et affirmé qu'il ne voulait pas «d'une victoire qui porte un tel soupçon de favoritisme».
Bien évidemment, les vraies raisons sont à chercher ailleurs. Sans doute du côté des sondages qui, comme celui du CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, montraient que 64% des Français étaient critiques vis-à-vis de la candidature de Monsieur fils. Et, plus grave, 51% des sympathisants de droite!
Bien que Jean Sarkozy affirme qu'il a pris sa décision seul, il apparaît évident que l'Elysée est derrière ce coup de théâtre. «Est-ce que j'en ai parlé au Président? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père? Oui», a d'ailleurs déclaré Jean Sarkozy. Entre son fils et son fonds électoral, Nicolas Sarkozy n'a donc pas hésité longtemps. Il faut reconnaître que ça urgeait: même les lecteurs du Figaro — la pravda élyséenne — ne supportaient pas que Sarkozy cherche à imposer son fils de 23 ans à la tête d'un établissement public chargé de l'aménagement du premier quartier d'affaires européen. L'éditorial d'Etienne Mougeotte le 16 octobre dernier, intitulé «Fin de la récré» avait déclenché des torrents de protestations, chez les lecteurs comme en interne.
Il fallait donc exfiltrer dare-dare le prince Jean. C'est chose faite.
Bien évidemment, les vraies raisons sont à chercher ailleurs. Sans doute du côté des sondages qui, comme celui du CSA paru dans Le Parisien/Aujourd'hui en France vendredi dernier, montraient que 64% des Français étaient critiques vis-à-vis de la candidature de Monsieur fils. Et, plus grave, 51% des sympathisants de droite!
Bien que Jean Sarkozy affirme qu'il a pris sa décision seul, il apparaît évident que l'Elysée est derrière ce coup de théâtre. «Est-ce que j'en ai parlé au Président? Non. Est-ce que j'en ai parlé à mon père? Oui», a d'ailleurs déclaré Jean Sarkozy. Entre son fils et son fonds électoral, Nicolas Sarkozy n'a donc pas hésité longtemps. Il faut reconnaître que ça urgeait: même les lecteurs du Figaro — la pravda élyséenne — ne supportaient pas que Sarkozy cherche à imposer son fils de 23 ans à la tête d'un établissement public chargé de l'aménagement du premier quartier d'affaires européen. L'éditorial d'Etienne Mougeotte le 16 octobre dernier, intitulé «Fin de la récré» avait déclenché des torrents de protestations, chez les lecteurs comme en interne.
Il fallait donc exfiltrer dare-dare le prince Jean. C'est chose faite.
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