Energie: Google n'accepte qu'un fournisseur, Google
Lundi 11 Janvier 2010 à 17:21 | Lu 11862 fois I 89 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Gros consommateur d'énergie avec ses millions de serveurs, Google a décidé de se diversifier et va devenir marchand d'électricité. Avec ses milliers de panneaux solaires, la firme se dit motivée par le souci de l'environnement. En fait, c'est surtout sa facture et son autonomie énergétique qui la motivent.
Le siègle de Google surmonté de ses panneaux solaires
Si l’on en croît Les Echos, c’est uniquement pour s'inscrire dans une stratégie de développement durable que Google vient de déposer auprès de l’agence fédérale américaine de l’énergie une demande officielle afin devenir « marchand d’électricité ». Google en fournisseur d’énergie verte du monde en réseau, la belle affaire !
Google, c’est deux millions d’ordinateurs qui tournent 24h/24, une consommation énergétique équivalente à celle d’un réacteur nucléaire et une facture énergétique de plusieurs centaines de millions d’euros par an, qui constitue l’un des postes de dépenses les plus importants de la société.
Google affirme vouloir faire baisser sa facture énergétique, et s’était également engagé non seulement à réduire ses émissions de CO2, mais aussi à devenir « neutre » en émission de gaz à effet de serre. Bref, Google estmotivé par le souci inaltérable de l’environnement au point de ne reculer devant aucune diversification de ses activités. De là à voir déjà en Google Energy, un futur géant de l’électricité…
Le marché étant complètement dérégulé, il n'est pas rare, aux Etats-Unis pour une compagnie qui consomme de grandes quantités d'électricité de devenir elle-même un opérateur en énergie. On recense environ 1500 entreprises qui possèdent des filiales certifiées pour de telles opérations, comme par exemple WalMart, le géant de la distribution. Des stratégies énergétiques justifiées essentiellement par le souci de l’autonomie et la réduction des coûts…
Google, c’est deux millions d’ordinateurs qui tournent 24h/24, une consommation énergétique équivalente à celle d’un réacteur nucléaire et une facture énergétique de plusieurs centaines de millions d’euros par an, qui constitue l’un des postes de dépenses les plus importants de la société.
Google affirme vouloir faire baisser sa facture énergétique, et s’était également engagé non seulement à réduire ses émissions de CO2, mais aussi à devenir « neutre » en émission de gaz à effet de serre. Bref, Google estmotivé par le souci inaltérable de l’environnement au point de ne reculer devant aucune diversification de ses activités. De là à voir déjà en Google Energy, un futur géant de l’électricité…
Le marché étant complètement dérégulé, il n'est pas rare, aux Etats-Unis pour une compagnie qui consomme de grandes quantités d'électricité de devenir elle-même un opérateur en énergie. On recense environ 1500 entreprises qui possèdent des filiales certifiées pour de telles opérations, comme par exemple WalMart, le géant de la distribution. Des stratégies énergétiques justifiées essentiellement par le souci de l’autonomie et la réduction des coûts…
Google fournisseur d'électricité de...Google
Autant de basses considérations qui ne trouvent pas d'écho chez le vertueux Google? Pas sûr. Journaliste pour le site lesnumériques.com, Franck Mée se montre, en effet, beaucoup plus dubitatif sur les motivations altruistes du géant californien : « selon toute probabilité, Google Energy n'aura qu'un client : Google » explique-t-il. « En se lançant sur le marché de l'énergie, Google n'a en fait qu'un objectif : assurer son autonomie énergétique».
S’émancipant de la relation client-fournisseur pour entrer dans une logique de partenariat avec des géants du secteur de l’électricité, Google « pourra profiter de tarifs plus intéressants, d'une part ; d'autre part et surtout, pouvoir investir massivement dans la production électrique en sachant que toute sur-production pourra être revendue ».
Grâce aux panneaux solaires de son siège californien, Google produit déjà 1,6 Mégawatts d’électricité et ses fondateurs ont créé une filiale, google.org, destinée au financement de technologies vertes. Trois pistes selon Les Echos : « le solaire thermique, la géothermie améliorée et l’éolien à haute altitude ». On évoque la construction de sites Google à proximité de barrages hydro-électriques.
Une démarche d’autonomie énergétique qui se justifie d’autant plus pour Google que le groupe prévoit d'élargir largement l'infrastructure de ses centres de données, en portant son réseau de 1 million de serveurs à 10 millions, ce qui engloberait 10 trillions de répertoires et un quintillion d'octets de stockage. L'ensemble de cette architecture représenterait en nombre entre « 100 et 1000 sites » à travers le monde.
Un développement qui devrait augmenter d’autant les besoins en énergie de Google. Confirmation que l’énergie produite par Google servira d’abord et avant tout Google, qui avant d'éclairer les foyers américains restera, au moins à court terme, le plus puissant moteur de recherche du monde.
S’émancipant de la relation client-fournisseur pour entrer dans une logique de partenariat avec des géants du secteur de l’électricité, Google « pourra profiter de tarifs plus intéressants, d'une part ; d'autre part et surtout, pouvoir investir massivement dans la production électrique en sachant que toute sur-production pourra être revendue ».
Grâce aux panneaux solaires de son siège californien, Google produit déjà 1,6 Mégawatts d’électricité et ses fondateurs ont créé une filiale, google.org, destinée au financement de technologies vertes. Trois pistes selon Les Echos : « le solaire thermique, la géothermie améliorée et l’éolien à haute altitude ». On évoque la construction de sites Google à proximité de barrages hydro-électriques.
Une démarche d’autonomie énergétique qui se justifie d’autant plus pour Google que le groupe prévoit d'élargir largement l'infrastructure de ses centres de données, en portant son réseau de 1 million de serveurs à 10 millions, ce qui engloberait 10 trillions de répertoires et un quintillion d'octets de stockage. L'ensemble de cette architecture représenterait en nombre entre « 100 et 1000 sites » à travers le monde.
Un développement qui devrait augmenter d’autant les besoins en énergie de Google. Confirmation que l’énergie produite par Google servira d’abord et avant tout Google, qui avant d'éclairer les foyers américains restera, au moins à court terme, le plus puissant moteur de recherche du monde.
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