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Diam's, l'islam, la gauche et les MariannautesPhilippe Cohen - Marianne | Dimanche 8 Novembre 2009 Ã 07:01 | Lu 27840 fois
Cette semaine, notre journal des Mariannautes revient sur l'abondant débat provoqué par l'interview de Djemila Benhabib sur le site.
Une fois n’est pas coutume, nous avons deux raisons de nous réjouir des commentaires de Mariannautes cette semaine. Premièrement, la très grande majorité des lecteurs de l’interview de Djemila Benhabib, l’auteur du livre « Ma vie à contre Coran », par Bénédicte, se sont réjouis de lire ce témoignage, preuve qu’il existe sans doute dans la société française une aspiration à débattre sans langue de bois de l’islam et des craintes qu’il véhicule. Deuxième motif de satisfaction, si les commentaires de cette interview ont été particulièrement abondants (plus de 1100 en une semaine), les dérapages ont été peu nombreux, alors que, sur un tel sujet, nous craignions le pire.
Djemila Benhabib a eu droit, donc, à moult éloges : « Merci Djemila et bravo de dire tout haut ce que nous avons le regret de constater, c'est-à -dire la montée de l'intégrisme et l'inertie, la complaisance des politiques. Pour nous et nos mères, qui nous sommes battues pour nous libérer du joug tout puissant des religions, cette emprise nous glace et nous rappelle de biens terribles évènements.» ( Geneviève) Agathe : «Ma vie à contre-coran" est un essai parfaitement réussi de D. Benhabib et je trouve que marianne2 a raison de donner la parole à cette femme qui sait parfaitement de quoi elle parle.» Azur, déplore l'isolement des Musulmans laïcs, hommes ou femmes, qui résistent à la montée de l'intégrisme : « Que ce soit les politiques ou les journalistes, les enquêtes de terrain ils ne connaissent plus et c'est bien dommage car ce n'est pas tout le monde qui va ouvrir un livre de sociologie pendant son we pour se renseigner. Encore merci Djemila pour votre livre et merci à Marianne d'en parler. » Jaoued est l'un des rares Mariannautes à tenter une défense de l'islam radical : « Dans l’Islam, les femmes n’ont pas l’autorité parentale, la polygamie est permise, la répudiation et les violences conjugales aussi, l’homosexualité est interdite… C sot toujours les personnes qui connaissent mal leur sujet qui se permette d'en faire un livre !!!! Pas d'autorité parentale ??? Polygamie permise, oui, mais pas sans l'accord de sa femme !!!! » Laurent Weppe est aux antipodes : Le Post de Laurent Wepp
« Les islamistes usent de la religion comme d'un outil de conquête, puis de préservation, du pouvoir. De ce point de vue l'islamisme est comparable au comportement d'un Charles Maurras: il ne croyait pas en Dieu, mais, comme tout bon adepte de la dictature qui se respecte, trouvait l'idée d'une société soumise à une élite cléricale si plaisante qu'il se fit le défenseur d'une religion d'état qui soumettrait la société à ses dirigeants; de la même manière, les islamistes ne croient ni en Allah ni en Mahomet, mais, rêvant d'une société soumise à leurs caprices, habillent leurs pulsions dominatrices d'un simulacre de religiosité.
Par conséquent, traiter d'islamophobe tout individu qui dénoncerait de bonne foi la malhonnêteté et le danger que font courir les islamistes à la société est éminemment condamnable. L'ennui, c'est que les authentiques islamophobes, ceux qui habillent une hostilité de type ethnique (faites donc boire un islamophobe: au bout de quelques verres, il devient intarissable au sujet des tares génétiques qui définiraient selon lui la "race arabe") d'un simulacre de laïcité afin de masquer leur perversité raciste existent réellement: il ne s'agit pas là d'un fantasme de bien pensants ou d'une figure de style abstraite mais d'une réalité tangible qui fait peser sur la République, toute chose étant égale par ailleurs, une menace égale à celle de l'islamisme. Ces deux groupes se soutiennent et s'alimentent mutuellement, l'existence de l'un servant de justificatif à l'autre, et vice versa. Et, prise entre ces deux hypocrisie, la majorité républicaine ne sait plus comment réagir, craignant d'être associé à l'une ou à l'autre de ces deux tartufferies. Il est pourtant nécessaire de dénoncer ces deux tartufferies, et de le faire de concert: Djemila Benhabib dénonce l'islamisme comme étant un instrument de conquête de pouvoir par nature anti-démocratique, et affirme qu'on peut être accusé d'islamophobie à tort et à travers, ce qui est exact dans les deux cas. Mais elle fait l'impasse sur l'existence d'authentiques islamophobes (qui sont aux musulmans ce que les antisémites sont aux juifs: des ennemis qui attendent la première occasion pour commencer le massacre) qui est une composante essentielle de la dynamique islamiste (de la même manière que l'existence des islamistes est une composante essentielle de la dynamique islamophobe): L'intégrisme musulman ne prendrait pas si facilement s'il n'y avait pas en face un discours authentiquement raciste à l'égard des musulmans, identifiable (notamment par sa manière de présenter l'ensemble des musulmans comme un bloc monolithique ou peu s'en faut, et par le fait qu'il a développé son propre jargon: si un individu présente l'Islam non comme une religion mais comme une "idéologie fasciste" et qu'il traite de "collabos" ceux qui n'embrassent pas son discours, il est excessivement probable que l'individu en question soit un militant d'extrême droite qui essaye de coller ses propres vices à l'objet de sa haine), menaçant et dangereux; et par conséquent aisément instrumentalisable par des islamistes qui ont là leur meilleur outil de propagande. » La gauche de la gauche complice ?Oui mais que faire ? Barbie hijabiste dénonce quant à elle la présence de citoyens priant en pleine rue à la Courneuve, preuve de ce que les autorités ont abandonné certains quartiers à l'islam radical. De son côté, Patrick dénonce la complicité de fait de la gauche dans l'abandon des valeurs laïques : « Face à la montée d' une extrême droite musulmane bien décrite par l' auteur on assiste en France à un aveuglement complice d' une partie de ceux qui se déclarent "de gauche". On les trouve principalement au NPA, chez les verts, dans un courant du PCF, chez quelques socialistes et dans le show-business.» Revenant sur le cas Diam's, bubu se demande ce qui a pu lui passer par la tête : « Imaginez, vous êtes une femme du genre féminin, bien sous tous rapports et brutalement, "quelqu'un" vient vous tenir un discours tellement convaincant qu'ensuite, vous ne pouvez plus sortir sans votre fichu. Imaginez. » Réponse lacunaire de Barbie hijabiste : « La femme qui décide de se voiler, chez nous, n'est PAS une malade mentale. On peut imaginer qu'à un certain moment de sa vie, elle a fait un "choix" surprenant, tout au plus. Si elle veut se libérer de ses chaînes, elle le peut à tout moment, dans notre République : il y a des associations pour les aider. Le divorce est permis, les violences punies. Toutes les filles ont accès à l'école républicaine. Elles savent que c'est par une activité professionnelle qu'elles seront indépendantes. A 18 ans, elle sont majeures : vive la liberté !» Pisse Dru n'est pas d'accord : « Non, la femme voilée ne décide pas de se voiler de propos délibéré et en pleine possession de ses facultés et de son autonomie. Sa "décision" est l'aboutissement d'un conditionnement culturel et religieux. Il n'est pas nécessaire que soit expressément formalisée l'obligation de porter voile ou burqa, ou tout autre cache-sexe qui ne veut pas dire son nom. Généralement, l'aliénation de la femme, le renoncement inconscient à son propre jugement et à son libre-arbitre, son conditionnement en un mot, y pourvoient amplement : pour la femme musulmane, cela consiste confusément dans la peur de passer aux yeux de la société pour une immonde catin si elle ne fait pas ce qu'il faut pour en démontrer publiquement le contraire. » Mais le constat ne donne pas pour autant les réponses de la république à ce phénomène. Et PiccoloJr apostrophe Bénédicte Charles : « Bien qu'il soit nécessaire de pouvoir débattre librement de l'Islam, et de pouvoir donner la parole à des gens qui critiquent radicalement cette religion, je pense qu'il n'est pas intelligent d'utiliser des termes tels que "fascisme vert". D'abord par rigueur scientifique : le fascisme n'est pas un concept métaphysique qui peut s'appliquer à n'importe qui n'importe où (contrairement à ce qu'ont voulu faire croire les communistes puis les gauchistes puis les "antiracistes") mais un phénomène apparu dans un lieu donné (Italie) à une époque donnée (l'entre-deux guerres) ayant ses caractéristiques précises.L'islamisme, on peut le critiquer, tout ce qu'on veut, mais c'est autre chose. » Cet autre chose fait peur à marco : « Assimiler l'islamophobie à du racisme est une gigantesque malhonnêteté intellectuelle. L'Islam n'est pas une race et ne concerne guère une race précise. Phobie veut dire peur, tout simplement. Moi je suis islamophobe car l'islam me fait peur! En Europe nous avons mis plusieurs siècles à nous libérer des obscurantismes religieux chrétiens. Nous avons mis nos religions là où doivent être leurs places c'est à dire dans la sphère privée. Nous avons librement décidé que notre république serait laïque. Or voilà une religion, l'Islam, qui devient l'une des plus importante dans notre pays et qui veut imposer ses obscurantismes et ses idées moyennageuses en refusant avec obstination d'évoluer pour s'adapter à nos sociétés. J'ai des amis musulmans qui affirment sans sourciller que l'Islam sera la religion dominante en Europe dans une ou deux générations. J'ai effectivement vu des femmes voilées en Norvège, en Finlande...Moi ça me fait peur car je ne veux pas de cette domination, trois siècles après le siècle des Lumières. Oui l'Islam me fait peur ! » A Nadia le dernier mot : « Plein de Musulmans dans le monde respectent profondément leurs épouses et les femmes , mais on préfère parler des mauvais, c'est bien plus rentable politiquement et financièrement. Militante je puis vous assurer que la misère humaine est le fond de commerce de tous . Le sujet est bien trop vaste pour l'entamer. De nombreuses femmes meurent de coups et blessures dans notre Pays (la France) et je serais très curieuse de savoir si ce sont des musulmans qui tuent leurs femmes??? Mr Canta qui a tué Marie Trintignant a fait trés peu de prison pour le meutre de sa compagne.Toujours le deux poids de mesures quand il sagit de " Musulmans".Ceux qui tuent et violent des enfants c'est très rarement des musulmans, dommage que l'on ne le dit pas assez !!!!!
Croyez- moi la violence sociale et institutionnelle faisaient bien plus de dégats chez les femmes , que de porter le voile. En tant que femme, je puis vous dire qu'il est trés violent pour moi de voir constament le corps de la femme dénudé pour vendre je ne sais quel produit !!! » A suivre....
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