Diam's: difficile de cacher ce voile…
Samedi 10 Octobre 2009 à 07:00 | Lu 528355 fois I 758 commentaire(s)
Bénédicte Charles - Marianne
La rappeuse rebelle de la «génération nan nan» a dit «oui oui» à l'Islam et au voile.
Photo : Paris Match du 8/10
Elle a 29 ans et porte le voile. Elle ne fait plus la bise aux garçons et ne sort jamais sans avoir couvert ses cheveux. Chaque semaine elle se rend à la mosquée de Gennevilliers, vêtue d’un long voile. Elle y prie et s’y recueille de longues heures, puis rentre chez elle accompagnée de son mari Aziz, qu’elle a épousé il y a un mois.
Banal, n’est-ce pas ? Cela ressemble à la vie de tant de jeunes femmes musulmanes… Sauf qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle jeune femme, mais de Diam’s, la rappeuse rebelle de la « génération nan nan ». Diam’s, qui s’était fait le porte-parole de la cause des filles de banlieue. On pouvait la voir, la chanteuse qui demandait qu’on la laisse « kiffer la vibe avec son mec », cette semaine en photo dans Paris Match, vêtue d’une abaya et d’un voile.
Rentrée dans le rang ? Même pas. Car Diam’s, contrairement à beaucoup d’autres jeunes femmes, n’a pas cédé à quelque pression familiale que ce soit pour la simple raison que ses parents ne sont pas musulmans. Pas même d’origine maghrébine : son père est chypriote.
Diam’s s’est tout simplement convertie à un Islam auquel rien, ni sa culture, ni son « identité » comme on dit aujourd’hui, ne la reliait. « Mélanie (c’est son prénom) a très mal vécu cet immense succès et tout ce qui va avec : un train de vie délirant, de l’argent en excès. Elle a tout envoyé valser », nous explique Paris-Match. « La religion l’a très probablement aidée à surmonter ses craintes et ses doutes ». Cependant rien ne dit que se convertir à l’Islam induise forcément de porter le voile et de refuser de faire la bise aux garçons. D'où un malaise qui explique sans doute que le reportage photo publié par Paris-Match ait été refusé par la plupart de titres de la presse people auxquels il avait été proposé.
Car enfin, si même le porte-étendard des filles de banlieue s’y met, ce n’est plus que la situation est grave: c’est qu’elle est désespérée.
Banal, n’est-ce pas ? Cela ressemble à la vie de tant de jeunes femmes musulmanes… Sauf qu’il ne s’agit pas de n’importe quelle jeune femme, mais de Diam’s, la rappeuse rebelle de la « génération nan nan ». Diam’s, qui s’était fait le porte-parole de la cause des filles de banlieue. On pouvait la voir, la chanteuse qui demandait qu’on la laisse « kiffer la vibe avec son mec », cette semaine en photo dans Paris Match, vêtue d’une abaya et d’un voile.
Rentrée dans le rang ? Même pas. Car Diam’s, contrairement à beaucoup d’autres jeunes femmes, n’a pas cédé à quelque pression familiale que ce soit pour la simple raison que ses parents ne sont pas musulmans. Pas même d’origine maghrébine : son père est chypriote.
Diam’s s’est tout simplement convertie à un Islam auquel rien, ni sa culture, ni son « identité » comme on dit aujourd’hui, ne la reliait. « Mélanie (c’est son prénom) a très mal vécu cet immense succès et tout ce qui va avec : un train de vie délirant, de l’argent en excès. Elle a tout envoyé valser », nous explique Paris-Match. « La religion l’a très probablement aidée à surmonter ses craintes et ses doutes ». Cependant rien ne dit que se convertir à l’Islam induise forcément de porter le voile et de refuser de faire la bise aux garçons. D'où un malaise qui explique sans doute que le reportage photo publié par Paris-Match ait été refusé par la plupart de titres de la presse people auxquels il avait été proposé.
Car enfin, si même le porte-étendard des filles de banlieue s’y met, ce n’est plus que la situation est grave: c’est qu’elle est désespérée.
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