A partir de 5,99 € abonnez-vous à Marianne Numérique
Dernier regard sur 2009, avec LouisonLouison - Marianne | Dimanche 3 Janvier 2010 Ã 13:01 | Lu 4900 fois
Demain c'est une nouvelle année politique qui commence. Avant de l'affronter, notre dessinatrice Louison vous propose un dernier regard aussi cinglant que synthétique, sur l'année écoulée. Nous achenvons ici sa série Vous voulez un dessin ? avec les six derniers mois, soit 18 dessins, qui couvrent le deuxième semestre.Août démarre en douceur pour Nicolas Sarkozy. L'hyper-Président est mis au repos, après un petit malaise plus vague que vagal. Avec en bonus une hospitalisation médiatisée (pourquoi faire une exception?) et un roman photo de son séjour varois tout en bermuda fleuri et teint halé. Pour la moitié des Français qui n'a pas pu prendre de vacances, les clichés font un peu grincer des dents...
Les agriculteurs, eux, manquent de s'étouffer quand on leur amène la "petite" facture de 500 millions d'euros qu'ils doivent payer. Un erreur de calcul, un petit oubli, et au final une colossale ardoise qui laisse pantois.
En Afghanistan, des élections ont lieu. Dans un pays ravagé par des décennies de conflits en tout genre, on craint beaucoup de ce scrutin. D'abord des Talibans qui menacent de représailles tous les citoyens qui prendraient part au vote. Les diplomaties internationales craignent aussi, et à juste titre, une élection truffée de fraude. La farce du deuxième tour à candidat unique leur donnera raison.
En Septembre au P.S on ne craint pas la Grippe A. On frémit par contre face à la sortie en librairie du livre choc, "Hold-uPS, arnaques et trahisons". Deux journalistes y racontent les magouilles en tout genre au moment de l'élection de la Première Secrétaire quelques mois auparavant. Martine Aubry et ses troupes attendent que ça passe, Ségolène, elle, se concentre sur la nouvelle version de son site "Désirs d'Avenir". Elle a beau en être très fière, elle devient en quelques heures la risée du Net... La Fraternité ne marche pas à tous les coups.
Chez France Télécom ce ne sont malheureusement pas les points, mais les corps que l'on compte. L'entreprise fait face à un fort taux de suicide parmi ses employés, et par la même occasion, à une mauvaise publicité dont elle se passerait bien. Le numéro 2 saute, le malaise reste, et les suicides persistent.
Enfin le mois se termine par le sommet du G20 à Pittsburgh. Censé remettre un peu d'ordre dans une économie sans queue ni tête, le sommet déçoit. Pas encore nobelisé, mais toujours très courtisé par un trop familier Sarkozy, Obama a la tête ailleurs. Tournée vers une délicate réforme de la santé pour être précis...
Le froid revient en Octobre, et avec lui ses microbes en tout genre. Les campagnes de vaccination commencent, Roselyne Bachelot parcourt toute la France pour s'assurer que masques en papier et solutions hydro-alcoolique ne manquent pas, et pourtant, y'a comme un hic... Les français n'ont pas peur de la grippe A. Pire, ils n'ont pas l'air de s'y intéresser... Pas faute d'avoir essayé.
De l'autre côté des Alpes, le cinéaste Roman Polanski venu recevoir un prix en Suisse, se retrouve derrière les barreaux pour une affaire de moeurs vieilles de quelques décades. Le milieu artistique crie au scandale. En France, le ministre de la Culture lui apporte tout son soutien. Quelques jours plus tard et par le biais de Marine Le Pen, son livre "la mauvaise vie" refera surface. Frédéric Mitterrand s'en mord encore les doigts... Cette affaire Mitterrand à peine retombée, c'est au tour de Nicolas Sarkozy de créer le scandale. En Sarkozie, les privilèges ne sont pas abolis et Jean, fils de son père, et sans diplômes, peut prétendre accéder à la tête de l'E.P.A.D à seulement 23 ans... Après dix jours plus que mouvementés, Sarkozy Junior décide de retirer sa candidature. "Too little, Too late" diraient les Anglo-saxons... Novembre débute sur fond de célébration. Du mur de Berlin, en veux-tu, en voilà . Tous les médias se mettent à l'heure berlinoise. Même Nicolas Sarkozy sur sa page Facebook réinvente l'histoire à coup de piolet. Oui oui il y était le soir même. Non non, dira l'Histoire. Après plus de dix semaines de cavales automnales, Jean-Pierre Treiber se fait arrêter au mois de Novembre dans un petit appartement délabré de Melun. On l'imaginait vivant dans les bois, à mi-chemin entre Robinson Crusoé et "le Fugitif", on est un peu déçu... À la fin du mois, le président et son ministre Eric Besson, lancent le grand chantier du débat sur l'Identité Nationale. Dans un premier temps, on s'y intéresse peu. Puis rapidement, le vote contre les minarets en Suisse va changer la donne et transformer le débat en un exercice plus douteux... Une sorte de remake 2009 de la créature du Docteur Frankenstein... Enfin en Décembre, c'est la Suisse qui est au centre du monde. Ou presque. La votation majoritairement contre la construction de nouveaux minarets provoque une onde de choc. Daniel Cohen-Bendit va même jusqu'à estimer que le scrutin devrait être annulé, et la motion revotée. Le débat sur l'Identité Nationale en ressort boosté, et l'on va même jusqu'à comparer les clochers d'Églises aux appels des muezzins... Au milieu du mois, Berlusconi fait les gros titres en recevant en pleine poire une miniature de la cathédrale de Milan. L'objet est depuis devenu culte. L'agression en elle même fait couler beaucoup d'encre. Les images vidéos sont décryptées seconde par seconde, et la thèse du complot jaillit rapidement. Quoi qu'il en soit, quelques semaines après le "No Berlusconi Day", la côte de popularité du Cavaliere remonte enfin... Pour finir, le sommet de Copenhague s'ouvre. Il devait être l'un des événements les plus importants de l'année 2009. Il n'en restera que son -très juste- surnom: "Flopenhague"...
Voir les 6 commentaires
Dans la même rubrique :
|
|
||

Imprimer
Augmenter la taille du texte
Diminuer la taille du texte















Accueil
Envoyer
Partager

