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Cohn-Bendit: les leçons de retraite de papy Dany

Lundi 25 Octobre 2010 à 11:43 | Lu 17546 fois I 68 commentaire(s)

Pauline Baron - Marianne

Autrefois si virulent pour défendre ses revendications, Daniel Cohn-Bendit semble s’être ramolli avec les années. S’il a prescrit son propre remède pour réformer le système des retraites ce matin sur Europe1, l’ex-leader de Mai 68 a plaidé avant tout pour une reprise des débats.


On est loin d'un Mai 68 version 2010, mais cela n’empêche pas le mouvement contre la réforme des retraites de recevoir le soutien de Dany le Rouge. « J’ai de la sympathie pour ce mouvement », a expliqué Daniel Cohn-Bendit au micro de Marc-Olivier Fogiel ce lundi 25 octobre. Pas question pour autant d’adhérer corps et âme, aux exigences des syndicats : « je ne suis pas d’accord avec toutes les revendications des manifestants, mais je comprends ce sentiment de ras-le-bol par rapport  au gouvernement de Sarkozy », a tempéré le président du groupe des Verts au Parlement européen.

Retranché en Allemagne loin de l’agitation française, l’élu d’outre-Rhin s’est donc permis d’adresser quelques conseils à l’attention du gouvernement pour sortir d’une situation enlisée. Et dans ce registre, Dany le Vert n’avait qu’un mot à la bouche ce matin sur Europe 1, « débat ». « Il faut reprendre le débat sur cette réforme d’une manière totalement différente. Moins de dogmatisme et plus de flexibilité », a-t-il exhorté. « Je crois que le gouvernement est tout aussi dogmatique que les autres (…). En étant incapable de mettre en place une discussion sur la pénibilité du travail, ce gouvernement montre qu’il ne veut pas comprendre les problèmes de la société », a-t-il poursuivi.

Mais Nicolas Sarkozy et sa cour de ministres n’ont pas été les seuls à se voir dispenser les conseils de Daniel Cohn-Bendit. S’il a estimé que ce n’était pas à lui de sonner la fin de ce mouvement social, il a tout de même sanctionné à demi-mot le manque d’imagination des syndicats sur les suites à apporter à cette mobilisation. « Il faut donner une perspective à tous ceux qui se sont mobilisés pendant des semaines et des semaines. Maintenant, la meilleure chose à faire est que les syndicats appellent les partis politiques d’opposition pour organiser une table ronde et formuler une loi » à mettre en œuvre en 2012 si la gauche revient au pouvoir, a-t-il défendu.

Rappelons cependant que, si le parti socialiste défend l'idée d'un retour à la retraite à 60 ans, le président du groupe des Verts au Parlement européen, lui, considère cette ligne de conduite comme totalement « irresponsable ». « Je suis pour la retraite entre 55 et 65 ans. Je trouve aberrant qu’on fixe une année de retraite pour tout le monde », a-t-il expliqué.
Une «table ronde», la «flexibilité», le «débat»… Daniel Cohn-Bendit, où es-tu?








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