Chine : un homme s'immole devant le portrait de Mao !
Jeudi 17 Novembre 2011 à 15:01 | Lu 4116 fois I 9 commentaire(s)
Journaliste à Marianne, plus particulièrement chargé des questions internationales En savoir plus sur cet auteur
Le journal britannique Daily Telegraph a révélé hier qu'un homme s'était immolé par le feu à la fin du mois d'octobre dernier place Tian an Men, à quelques mètres du portrait de Mao. Photographié et raconté par des touristes, l'incident n'a pas filtré sur les réseaux sociaux alors que de nombreux chinois auraient filmé la scène. Ce qui accrédite la thèse d'une censure sévère des réseaux sociaux.
La photo prise par un touriste britannique le 21 octobre
C’est à une dizaine de mètres du portrait du président Mao, Place Tian an Men à Pékin, qu’un homme s’est immolé par le feu le 21 octobre dernier. L’information a été révélée hier par le Daily Telegraph et confirmée par les autorités chinoises.
Un touriste britannique a décrit l'événement pour The Telegraph et a fourni une photographie de ce qu'il disait être le corps carbonisé de l'homme, identifié seulement par son nom de famille, Wang : « L’homme était juste en face de moi. Il a enjambé la balustrade qui passe devant la photo du président Ma. Il était à deux ou trois mètres de moi, m’a regardé fixement, m’a regardé fixement, a dit quelque chose et a mis le feu à ses vêtements » raconte le touriste anglais.
Les policiers ont rapidement éteint le feu et envoyé l’homme dans un hôpital. Il serait sorti d’affaires.
L’information n’a pas circulé sur les réseaux sociaux alors que les touristes présents affirment que de nombreux chinois ont filmé la scène. Seul un document sonore a été posté sur youtube. De quoi accréditer de plus en plus les soupçons de surveillance très serrée des réseaux sociaux par les autorités.
Rien n’a filtré non plus du côté des médias chinois avant les révélations du journal britannique. L’incident a été confirmé mercredi par le Bureau de la Sécurité Publique de Pékin qui attribue le geste à un «mécontentement quant à l'issue d'un procès civil devant un tribunal local ». Rien que de très classique en Chine que de limiter les motivations de mécontentement au seul niveau local. Les autorités ont affirmé que l’homme était originaire de la ville de Huanggang dans la province centrale du Hubei. Une immolation à quelques mètres du portrait du président Mao n'en reste pas moins un geste très symbolique.
C’est la première immolation de ce genre à Pékin depuis une dizaine d’années quand des adeptes de la secte Falun Gong, alors sévèrement réprimés, s’immolaient en public. Une vague d’immolations a également été enregistrée au Tibet au cours de l’année 2011.
Alan Brown, le touriste anglais qui a assisté à la scène, décrit également sa surprise de voir la vitesse à laquelle toutes traces de l’incident ont été effacées. Sitôt le blessé embarqué, « des équipes de nettoyages sont intervenues. Cinq minutes après, pour les gens qui passaient, il n’y avait plus aucun signe de l’incident ». Une immolation –presque- ni vue ni connue.
Un touriste britannique a décrit l'événement pour The Telegraph et a fourni une photographie de ce qu'il disait être le corps carbonisé de l'homme, identifié seulement par son nom de famille, Wang : « L’homme était juste en face de moi. Il a enjambé la balustrade qui passe devant la photo du président Ma. Il était à deux ou trois mètres de moi, m’a regardé fixement, m’a regardé fixement, a dit quelque chose et a mis le feu à ses vêtements » raconte le touriste anglais.
Les policiers ont rapidement éteint le feu et envoyé l’homme dans un hôpital. Il serait sorti d’affaires.
L’information n’a pas circulé sur les réseaux sociaux alors que les touristes présents affirment que de nombreux chinois ont filmé la scène. Seul un document sonore a été posté sur youtube. De quoi accréditer de plus en plus les soupçons de surveillance très serrée des réseaux sociaux par les autorités.
Rien n’a filtré non plus du côté des médias chinois avant les révélations du journal britannique. L’incident a été confirmé mercredi par le Bureau de la Sécurité Publique de Pékin qui attribue le geste à un «mécontentement quant à l'issue d'un procès civil devant un tribunal local ». Rien que de très classique en Chine que de limiter les motivations de mécontentement au seul niveau local. Les autorités ont affirmé que l’homme était originaire de la ville de Huanggang dans la province centrale du Hubei. Une immolation à quelques mètres du portrait du président Mao n'en reste pas moins un geste très symbolique.
C’est la première immolation de ce genre à Pékin depuis une dizaine d’années quand des adeptes de la secte Falun Gong, alors sévèrement réprimés, s’immolaient en public. Une vague d’immolations a également été enregistrée au Tibet au cours de l’année 2011.
Alan Brown, le touriste anglais qui a assisté à la scène, décrit également sa surprise de voir la vitesse à laquelle toutes traces de l’incident ont été effacées. Sitôt le blessé embarqué, « des équipes de nettoyages sont intervenues. Cinq minutes après, pour les gens qui passaient, il n’y avait plus aucun signe de l’incident ». Une immolation –presque- ni vue ni connue.
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