Chèques en bois aux agriculteurs, Barnier n'a qu'une parole
Vendredi 7 Août 2009 à 14:59 | Lu 4835 fois I 9 commentaire(s)
jessica thomas - Marianne
Il y a un an, Michel Barnier, alors ministre de l'agriculture, accordait des aides aux pêcheurs. Et jurait ses grands dieux que ces aides étaient réelles, béton, solides. Témoin: cette vidéo. Mais aujourd'hui, Bruxelles demande aux pêcheurs de rembourser...
Pas de chèques en bois ! Barnier aurait vraiment dû tourner sept fois sa langue dans sa bouche avant de dire ça. Ou briefer un peu son successeur, Bruno Le Maire. « Si tu réclames les aides qu'on a refourguées sans l'accord de Bruxelles, évite tout de même de les réclamer aux pêcheurs... Tu comprends, je leur ai promis... » Voilà ce qu'il aurait dû lui dire. Maintenant, il passe pour un menteur, et en plus, les pêcheurs doivent banquer.
D'habitude, on sait tenir ses promesses quand on est un homme politique... Barnier devrait prendre exemple sur Sarkozy l'enchanteur, le faiseur de miracle, l'Homme qui murmurait à l'oreille des ouvriers : « Gandrange ne fermera pas », et qui... Pardon ? Gandrange a fermé ? Ah, mille excuses alors. Tenir ses engagements et parler à bon escient, ça ne doit pas être le truc des hommes politiques. Pour Michel Barnier, il reste une seule solution afin de sortir de cette affaire la tête (presque) haute : faire porter le chapeau à Bruxelles. Il semble qu'il s'y emploie.
Les articles de Marianne sur l'« affaire » :
Fruits et légumes : l'européanisme a bon dos
Subventions agricoles : après les maraîchers, la banane
Subventions agricoles, l'erreur fatale de Bruno Le Maire
D'habitude, on sait tenir ses promesses quand on est un homme politique... Barnier devrait prendre exemple sur Sarkozy l'enchanteur, le faiseur de miracle, l'Homme qui murmurait à l'oreille des ouvriers : « Gandrange ne fermera pas », et qui... Pardon ? Gandrange a fermé ? Ah, mille excuses alors. Tenir ses engagements et parler à bon escient, ça ne doit pas être le truc des hommes politiques. Pour Michel Barnier, il reste une seule solution afin de sortir de cette affaire la tête (presque) haute : faire porter le chapeau à Bruxelles. Il semble qu'il s'y emploie.
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