Chaque jour, 1 000 chômeurs de plus en France
Mercredi 28 Décembre 2011 à 05:01 | Lu 13282 fois I 23 commentaire(s)
Laurence Dequay - Marianne
Tel est le malheureux record atteint en novembre par la France : 2,8 millions de demandeurs d’emploi, le plus haut taux de chômage depuis douze ans. Sans compter les autres composantes du chômage (temps partiel, préretraites, etc) qui chiffrent le chômage réel à 35 millions de personnes, soit 4,5% de hausse en un an.
Mille chômeurs de plus, chaque jour en France, depuis le début de l’automne 2011. Les offres de jobs collectées par Pôle Emploi, qu'elles soient en baisse (-1,3% en octobre) ou en hausse (+6,3% en novembre), n’endiguent plus l’inexorable crue du chômage tricolore à un niveau inégalé depuis 1999.
Voilà un bilan calamiteux qui n’augure rien de bon pour le pays en 2012, « bien parti » pour renouer avec un taux de chômage supérieur à 10% quand Nicolas Sarkozy espérait le ramener à moins de 5% à la fin de son quinquennat. Et encore, ne comptabilise-t-on ici que les chômeurs officiels, ceux inscrits en catégorie A. Si l'on inclut les autres composantes du chômage, les personnes à temps partiel contraint qui cherchent cependant un emploi, celles dispensées de recherche, comme les salariés en préretraite, ou enfin les chômeurs qui poursuivent un stage, ce sont 4,835 millions de personnes qui sont maintenues en dehors de l'emploi, en hausse de 4,5% sur un an.
Voilà un bilan calamiteux qui n’augure rien de bon pour le pays en 2012, « bien parti » pour renouer avec un taux de chômage supérieur à 10% quand Nicolas Sarkozy espérait le ramener à moins de 5% à la fin de son quinquennat. Et encore, ne comptabilise-t-on ici que les chômeurs officiels, ceux inscrits en catégorie A. Si l'on inclut les autres composantes du chômage, les personnes à temps partiel contraint qui cherchent cependant un emploi, celles dispensées de recherche, comme les salariés en préretraite, ou enfin les chômeurs qui poursuivent un stage, ce sont 4,835 millions de personnes qui sont maintenues en dehors de l'emploi, en hausse de 4,5% sur un an.
Le gouvernement a beau tenter d’accréditer l’idée d’un cap économique difficile à passer, aucun phare n’éclaire l’horizon de l’emploi dans l’hexagone. Pour le ministre de l’emploi Xavier Bertrand, il conviendrait de partager, non plus le travail comme le faisaient les socialistes, mais le chômage via un recours accru à… « l’activité partielle ». Une pirouette sémantique qui ne trompe guère sur celui qui, au final, paye l’addition : le salarié via ses cotisations et ses impôts !
Déjà les constructeurs automobiles et les banques ont annoncé le gel de leurs embauches et la mise à pied de leurs intérimaires sur le premier semestre 2012. Arcelor Mittal, qui a arrêté ses hauts fourneaux à Florange en Moselle, n’a fixé aucune date pour leur redémarrage. Pire, de la Champagne-Ardenne au Languedoc-Roussillon, le tissu économique glisse dans une dangereuse torpeur.
Ici et là, des salariés d’entreprises pillées par des fonds d’investissements, comme Venilia à Vénissieux, ou sacrifiées par des multinationales (Fralib Gémenos près de Marseille, délocalisée par Unilever), livrent des batailles homériques pour sauver leurs usines. Sans que les pouvoirs publics n’aient d’alternative miracle à leur proposer. Et pour cause !
Déjà les constructeurs automobiles et les banques ont annoncé le gel de leurs embauches et la mise à pied de leurs intérimaires sur le premier semestre 2012. Arcelor Mittal, qui a arrêté ses hauts fourneaux à Florange en Moselle, n’a fixé aucune date pour leur redémarrage. Pire, de la Champagne-Ardenne au Languedoc-Roussillon, le tissu économique glisse dans une dangereuse torpeur.
Ici et là, des salariés d’entreprises pillées par des fonds d’investissements, comme Venilia à Vénissieux, ou sacrifiées par des multinationales (Fralib Gémenos près de Marseille, délocalisée par Unilever), livrent des batailles homériques pour sauver leurs usines. Sans que les pouvoirs publics n’aient d’alternative miracle à leur proposer. Et pour cause !
Nationalement, l’ancienneté moyenne des demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A, B et C auprès de Pôle Emploi se monte à 457 jours. Signe indéniable que retrouvrer un travail stable est devenu un vrai parcours du combattant. Notamment pour les séniors de plus de 50 ans qui patientent en moyenne 393 jours avant d’être le plus souvent rayés des listes de chômeurs. En novembre dernier, si les offres d’emplois collectées par ce service public ont augmenté de 6,3%, c’est principalement parce que les stations de ski recrutaient leurs saisonniers et que... Mac Donald’s recherchait 8 000 nouvelles têtes pour animer ses restaurants et ses cafés. Pas vraiment de quoi respirer ! Même si Airbus et la SNCF, l’exception doit être soulignée, ont également annoncé d’importants plans d'embauches.
De fait, dès le premier semestre 2012, récession et rigueur budgétaire vont conjuguer leurs effets délétères.
Ainsi après l’industrie, la finance, c’est l’important secteur sanitaire, social et associatif qui risque d’être rattrapé par les plans d’économie décidés en cascades. Décidés tant par le gouvernement que par les différentes collectivités locales, à commencer par les départements.
De fait, dès le premier semestre 2012, récession et rigueur budgétaire vont conjuguer leurs effets délétères.
Ainsi après l’industrie, la finance, c’est l’important secteur sanitaire, social et associatif qui risque d’être rattrapé par les plans d’économie décidés en cascades. Décidés tant par le gouvernement que par les différentes collectivités locales, à commencer par les départements.
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