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Candidates aux élections: l'exception culturelle française, elle est là!

Mercredi 24 Février 2010 à 17:02 | Lu 8784 fois I 26 commentaire(s)

Antidote - Blogueur associé

Sarkozy emboîte le pas de Berlusconi en mettant au devant de la scène des candidates au charisme médiatique certain... Mais le Président français se voit freiné par la culture hexagonale du diplôme alors que le Cavaliere n'a pas à s'embarrasser de la qualité du CV de ses protégées.


On raconte souvent que Silvio Berlusconi avait un jour confié à Nicolas Sarkozy comment il recrutait ses ministres. Il examinait comment ces derniers se comportaient à la télé. Le charisme audiovisuel semblait, pour le Cavaliere, le meilleur critère dans un monde moderne où l’image est reine.

Nicolas Sarkozy semble avoir retenu la leçon. Ce critère est d’autant plus devenu important en France que le rôle premier d’un ministre semble bien aujourd’hui de défendre dans les médias -et, donc, surtout à la télé- des décisions qu’ils ne prennent pas puisque la quasi-totalité d’entre elles le sont à l’Elysée.

Mais le Papounet le plus célèbre du pourtour méditerranéen a toujours un temps d’avance. Ainsi, alors qu’on fait aussi campagne pour les élections régionales de l’autre côté des Alpes, présente t-il aux suffrages des Italiens une flopée de femmes dont les atouts sont davantage à rechercher dans la plastique et le regard de braise que dans l’expérience politique et le cursus universitaire. Grâce à Massimo Tartaglia, qui lui avait lancé une statuette au visage, il a pu notamment faire la connaissance de Nicole Minetti, assistante dentaire, qui lui aurait, selon lui, rendu le sourire. Madame Minetti, qu’on peut admirer dans une brève du Figaro.fr figure en huitième position sur la liste du parti de Berlusconi en Lombardie. Graziana Capone, alias « Angelina Jolie de Bari » figure, quant à elle, en bonne place sur la liste présentée dans les Pouilles.

En Ile de France, Nicolas Sarkozy a décidé de mettre sur le devant de la scène quatre femmes qui ne sont pas non plus désagréables à regarder : Valérie Pécresse, Chantal Jouanno, Nathalie Kosciusko-Morizet et Rama Yade. Si nous pensons légitimement que cette mise en avant procède du même calcul, nous devons à la vérité que ces dames sont énarques pour les trois premières et administratrice du Sénat pour la quatrième et qu’elles sont déjà toutes ministres.

Preuve que dans ce domaine comme dans d’autres, Nicolas Sarkozy aura toujours un temps de retard sur Il Cavaliere, freiné par les vestiges de notre identité nationale, parmi lesquelles figure encore en bonne place la culture du diplôme.









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